éblouir
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français [modifier]
Étymologie
Verbe
éblouir /e.blu.iʁ/ transitif 2e groupe (conjugaison)
- Frapper la vue par un éclat très vif que les yeux ne peuvent soutenir.
- …à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j'étais ébloui par de nombreuses lumières et j'évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Absolument) — L’éclat des diamants éblouit. - La neige, la blancheur de la neige éblouit.
- (Figuré) Toucher la vue par quelque chose de remarquable.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
- (Figuré) Surprendre par quelque chose de vif, de brillant, de spécieux.
- On se laisse souvent éblouir par l’éclat des paroles.
- Son éloquence éblouit plus qu’elle n’éclaire.
- Ne pas se laisser éblouir par les apparences.
- (Par extension) Fasciner, séduire.
- Je ne me laisse pas éblouir par les bobards : je suis pour les actes, moi, mon cher monsieur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
- Les grandeurs l’ont ébloui.
- Être ébloui de l’éclat des richesses, par les richesses.
- Les promesses qu’on lui a faites l’ont ébloui.
- Il est tout ébloui de sa fortune.
Dérivés
Traductions
Prononciation
- France : écouter « éblouir [e.blu.iʁ] »
Références
- [1] Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle esbloer 1881, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg
- [2] TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé (1971-1994) (éblouir)
- Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (éblouir), mais l’article a pu être modifié depuis.