Discussion utilisateur:ArséniureDeGallium/Conjugaisons/breton
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[modifier] Conjuguaison en breton
Bon vu que le discussion du bistrot ne semble ne concerne que nous deux, autant discuter ici.
D’abord, je te propose de simplement oublier ober qui est un très mauvais exemple. C’est à la fois verbe classique et un auxiliaire particulier pour les tout les autres verbes comme indiqué p. 37 du Gonidec que tu as mis en lien (sauf que l’orthographe a bien évolué depuis). J’y consacrais une sous-page d’explication je pense (mais plus tard parce que je sais même pas trop comment l’appeler en français en français c’est stumm war ober, littéralement « forme avec ober »).
Partons donc plutôt sur Annexe:Conjugaison en breton/skrivañ.
Pour les terminaisons régulières, je viens de les indiquer sur Annexe:Conjugaison en breton.
Pour les radicaux, en général il ne bouge pas : il s’agit simplement de l’infinitif dont l’on retire la terminaisons (si il y en a une, ce n’est pas le cas pour un vingtaine de verbes comme lenn, kemmer) mais il faut que je vérifie j’ai quelques verbes en tête (sevel dont le radical est sav-) où il est modifié.
Pour les temps composés (et surcomposés), je ne sais pas si cela vaut la peine de les inclure dans les tableaux. En effet, ils sont particulièrement réguliers : participe passé + auxiliaire au temps voulu.
| avec kaout | avec bezañ (exemple pas très pertinent) |
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Sinon, pour le présent indicatif, on trouve aussi la conjugaison suivante :
- me a skriv
- te a skriv
- eñ a skriv
- hi a skriv
- ni a skriv
- c’hwi a skriv
- int a skriv
- ? a skriv (il faut vraiment que je creuse la question de cette personne indéterminée/indéfinie dont je ne sais même pas le nom…).
La encore, je pense qu’il n’est pas utile de l’indiquer (surtout que c’est une forme peu courante qui met fortement l’emphase sur le sujet, équivalent au français : « moi, j’écris » ; de plus elle existe même avec les temps composés donc en gros on double la taille de la page de façon pas très pertinente).
Je vais emprunter quelques livres sur la grammaire du breton et je reviens te voir (pas avant lundi a priori). N’hésite pas à me poser toutes les questions que tu veux entre-temps.
Cdlt, VIGNERON * discut. 31 mars 2011 à 19:08 (UTC)
[modifier] Conjugaison en breton
Premièrement, ne me surestime pas : je me dépatouille assez bien avec les modèles, mais je ne parle absolument breton (donc j'ai besoin qu'on me tienne la main quand je fais les modèles).
Deuxièmement, au vu de ton explication (que j'apprécie), il semblerait être rentable de créer {{br-conj-rég}}. Je parle bien de rentabilité : un modèle est utile quand il permet de ne pas recommencer le même boulot une fois de plus ; mais si faire le modèle prend plus de temps que créer chaque page…
Tu ne m'as toujours pas répondu sur les temps composés.
--GaAs 31 mars 2011 à 19:21 (UTC)
- Pour les temps composés, je ne sais pas si cela vaut la peine de les inclure dans les tableaux.
- C'est le cas aussi en français, mais on les met qd même. Mais est-ce que je peux me limiter à un choix kaout ou bezañ, comme en français ? --GaAs 1 avril 2011 à 15:42 (UTC)
- Euh, là on atteint mes limites en breton mais il me semble que les trois auxiliaires peuvent être utiliser pour tout les verbes. Je suis sur qu’ober peut toujours être utilisé (et il est l’est même de façon habituelle et régulière) ; pour bezañ/kaout, ce n’est pas très clair pour moi.
- Je viens d’emprunter une grammaire bretonne (La grammaire bretonne pour tous, par Eugène Chalm, ISBN 978-2-916835-07-5) qui indique notamment :
- « Les verbes transitifs prennent le verbe kaout, avoir, comme auxiliaire pour les temps composés. » p. 50.
- « Les verbes intransitifs prennent le verbe bezañ, être, comme auxiliaire pour les temps composés. […] Toutefois, beaucoup de verbes intransitifs marquant un déplacement, un mouvement, prennent le verbe kaout, avoir, comme auxiliaire. » p. 51.
- « Les verbes demandant l’auxiliaire bezañ peuvent parfois utiliser également l’auxiliaire kaout dans le cas d’un changement d’état apporté par le verbe par rapport à une situation antérieure, selon que l’on mette en avant le résultat (être) ou la manière (avoir). » p. 51.
- « Certains verbes peuvent être transitifs ou intransitifs selon leur sens. » p. 51.
- « Aux temps composés on utilise l’auxiliaire bezañ, être. Mais on peut également utiliser l’auxiliaire kaout, avoir. Ne oa ket en em soñjet a-walc’h, N’em doa ket en em soñjet a-walc’h, Il n’avait pas assez réfléchi. » p.52
- un tableau p. 53, le seul qui indique les temps composés, en donne 4 ! (deux avec bezañ et deux avec kaout). Tout les autres tableaux présent font l’impasse sur les temps composés (et il me semble que c’est le cas de la plupart des livres).
- J’espère que cela t’aidera…
- Ceci dit, contrairement au français, les temps composés ne présentent quasi-aucune variation (on accorde jamais le participe passé par exemple ; avec le sujet devant le verbe, bezañ reste zo à toutes les personnes, avec le participe passé devant bezañ est juste la conjugaison habituelle). Je reste donc assez peu convaincu de l’utilité de la présence des temps composés.
- Sur la question du radical, ce livre confirme mon impression que la base ne bouge quasiment pas. Il en existe juste une forme adaptée pour certains personnes et certains temps (toujours les mêmes) pour les quelques verbes suivants :
- pour les verbes dont la terminaison de l’infinitif commence par un i (sauf les deux exceptions ci dessous) comme sturiañ, la base habituelle est sturi- et la base adaptée est stur- (on retire ledit i).
- pour les verbes dont la terminaison de l’infinitif est -liañ, la base habituelle finit en -li et celle adaptée en -ilh.
- pour les verbes en -niañ, la base habituelle finit en -ni et celle adpatée en -gn.
- On a donc effectivement tout intérêt à crée un modèle générique.
- Cdlt, VIGNERON * discut. 4 avril 2011 à 18:26 (UTC)
- Je n'ai pas encore lu tes explications ci-dessus, mais je sens que je dois d'ores et déjà te dire merci.
--GaAs 4 avril 2011 à 18:31 (UTC)
- À ce que je comprends, ober joue un rôle d'auxiliaire secondaire comme en français les verbes aller (« je vais manger ») ou venir (« je viens de manger »). Nous avons décidé de ne pas inclure ces formes dans les tableaux de conjugaisons en français ((ou pour être plus factuel, je les ai virées, et personne n'a émit de protestation virulente)).
- Je vais suivre ton sentiment, ne pas mettre les temps composés (on pourra toujours les ajouter plus tard, dans 1 an ou dans 50 ans, nous sommes sur un wiki), et je vais donc réorganiser {{br-conj}} pour afficher les temps simples sur deux colonnes.
- Pour {{br-conj-rég}}, attends un peu que le reste soit en place, mais seul toi pourra le faire.
- --GaAs 4 avril 2011 à 18:49 (UTC)
-
- oui plus ou moins, comme je l’ai indiqué sur Annexe:Conjugaison en breton, ober est un auxiliaire sémantiquement vide, factice, ou de support. Je suis le premier à dire qu’il n’est pas utile de l’inclure (sinon il y a en plus un futur proche et un passé proche en breton formés respectivement sur aller et cesser)
- parfait merci ! Il faudra tester sur quelques verbes (dont des irréguliers comme sturiañ).
- ok, il me faudra un peu d’explications et de temps mais je suis partant.
- A galon, VIGNERON * discut. 4 avril 2011 à 20:56 (UTC)
- J'ai mis kaout comme auxiliaire (utilisé uniquement dans les temps impersonnels), mais c'est provisoire, j'ajouterai un paramètre aux-bezañ=.
- Je vais initialiser {{br-conj-rég}}, mais il faudra remplir toutes les "cases". Le procédé est similaire à ce qui est fait sur {{fr-conj-2}} (celui-là est raisonnablement pas trop compliqué) : les parties spécifiques au verbe (radical, prononciation du radical, etc.) sont passées en paramètres, le reste est mis en dur dans le modèle. Exemple extrait de fr-conj-2 (simplifié en rendant la prononciation obligatoire) :
- ind.p.1s={{{1}}}is | ind.p.1s.pron={{{pron}}}.{{{pc}}}i |
- Utilisé pour finir, 1=fin (radical), pron=fi (prononciation radical hors dernière consonne), pc=n (prononciation consonne), cela devient :
- ind.p.1s=finis | ind.p.1s.pron=fi.ni |
- Les noms des paramètres de br-conj sont de la forme mode.temps.personne[.pron], il y a aussi inf[.pron] pour l'infinitif, ppa[.pron] pour le participe passé, ppr[.pron] pour le participe présent.
- --GaAs 5 avril 2011 à 14:50 (UTC)
-
- Je n'ai pas encore lu tes explications ci-dessus, mais je sens que je dois d'ores et déjà te dire merci.
- Merci beaucoup pour ces explications.
- Alors, je viens de trouver ce que l’on cherchait (Méthode Oulpan, Nicolaz Davalan) :
- « Selon un point de vue normatif seul l’auxiliaire "bezañ" (être) est correct:…
L’usage courant lui préfère de plus en plus l’auxiliaire "kaout" (avoir). Cet usage est rejeté par certains, il est pourtant difficile de l’ignorer.…
Un autre usage consiste à utiliser les deux auxiliaires "bezañ" (être) et "kaout" (avoir) en introduisant des nuances de sens.
En em vanket on. (Je suis dans l’erreur)
En em vanket em eus. (J’ai commis un erreur) » - Du coup, mettre uniquement kaout c’est choisir la deuxième solution. Le mieux serait probablement de mettre les deux…
- Cdlt, VIGNERON * discut. 5 avril 2011 à 16:02 (UTC)
- PS: je viens de faire un essai avec Annexe:Conjugaison en breton/kaout, comme tu peux le voir, il me manque quelques cases (je te rassure kaout est le verbe le plus irrégulier − et le seul à distinguer la 3e personne masculin et celle du féminin et un troisième conditionnel) mais globalement cela marche et je t’en suis reconnaissant.
- Donc je mets bezañ par défaut, pas de pb.
- Ça y est, j'ai créé {{br-conj-rég}}, mais j'ai un gros doute : tous les verbes "réguliers" peuvent-ils vraiment être gérés par un seul modèle ? Nous verrons à l'usage, mais il ne faut pas hésiter à en faire plusieurs, c'est une question d’équilibre raisonnable entre le nombre de modèles différents et le nombre de paramètres de chaque chaque modèle (et accessoirement de la maintenabilité des modèles).
- J'ai signalé la création de {{br-conj}} sur Wiktionnaire:Journal des contributeurs, donc maintenant c'est officiel.
--GaAs 5 avril 2011 à 18:27 (UTC)
- Merci, je teste ça dès demain.
- À part parfois la présence d’une base verbale adaptée, je ne connais pas d’autres irrégularités. Autant les quelques verbes irréguliers sont bien irréguliers, autant les réguliers sont bien réguliers. Ceci dit, il suffit de tester pour voir. Cdlt, VIGNERON * discut. 5 avril 2011 à 19:47 (UTC)
[modifier] Annexe:Conjugaison en breton/skrivañ
Je suis là si tu as besoin d'un coup de main. --GaAs 25 avril 2011 à 16:10 (UTC)
- Il faut donner du temps au temps. --GaAs 25 avril 2011 à 16:30 (UTC)
- J'ai fait de mon mieux. Les erreurs sont sur Modèle:br-conj-rég. --GaAs 25 avril 2011 à 17:50 (UTC)
- Ah, je vois que j'ai peut-être été enfin finalement assez pédagogue. Ou pas ? --GaAs 25 avril 2011 à 18:02 (UTC) (Je suis pas doué pour t'expliquer, mais tu sembles assez doué pour comprendre, désolé.)
- À force de regarder le modèle francophone, j’ai plus ou moins compris le truc (mais il me faut encore 3 modif pour faire ce que je veux…).
- J’ai repéré quelques erreurs (que je corrige de ce pas) mais le modèle fonctionne déjà globalement très bien.
- Il y a juste une erreur énorme : les verbes réguliers n’ont pas tous un infinitif en -añ (tout le reste reste identique sauf l’infinitif). Du coup, pour Annexe:Conjugaison en breton/labourat tout est bon (aux erreurs près que je mentionne ci-dessus) sauf l’infinitif (labourañ au lieu de labourat). Il n’existerait pas un mot magique (genre PAGENAME) qui récupérerait l’infinitif dans le titre de la page ?
- Cdlt, VIGNERON * discut. 25 avril 2011 à 18:13 (UTC)
PS: un truc que je n’arrive pas à corriger (cela doit venir d’ailleurs) : à la 3e personne singulier (encore elle) du futur, il y a deux fois la même flexion.J’ai compris finalement.
- Ah, je vois que j'ai peut-être été enfin finalement assez pédagogue. Ou pas ? --GaAs 25 avril 2011 à 18:02 (UTC) (Je suis pas doué pour t'expliquer, mais tu sembles assez doué pour comprendre, désolé.)
- J'ai fait de mon mieux. Les erreurs sont sur Modèle:br-conj-rég. --GaAs 25 avril 2011 à 17:50 (UTC)
On reparle de tout ça un autre jour, car même si je pense qu'on a bien progressé tous les deux
, je ne suis pas motivé pour ne faire que ça. --GaAs 25 avril 2011 à 19:11 (UTC)
[modifier] Conjugaison bretonne
Salut,
Après un temps de pause (et de flemme je l’avoue), je reviens vers toi.
J’ai voulu tester le modèle {{br-conj-rég}} mais apparemment je m’y suis mal pris : Annexe:Conjugaison en breton/skrivañ est vide. Je ne vois qu’un paramètre (ce qui me semble anormal mais je comprends mal ces modèles de conjuguaison).
Sinon, pour le verbe kaout (et uniquement celui-ci…), j’aurais besoin de distinguer au singulier la 3e personne féminin et la 3e personne masculin (cf. Annexe:Conjugaison en breton/kaout).
Cdlt, VIGNERON * discut. 25 avril 2011 à 16:11 (UTC)
- Je viens de regarder {{fr-conj-1}}, cela confirme mon impression qu’il faut plus d’un paramètre. A vue de nez, je dirais que l’on n’a besoin que de 4 paramètres : le radical, la terminaison verbale et leurs prononciations. Pour skrivañ, cela donnerais {{br-conj-rég|skriv|añ|ˈskʁi.v|ɑ̃}}.
- Pour remplir le modèle, la plupart des informations sont sur Annexe:Conjugaison en breton, est-ce suffisant ?
- Cdlt, VIGNERON * discut. 25 avril 2011 à 16:27 (UTC)
[modifier] Différents infinitifs
Bonjour,
Je reviens de faire un tour sur les quelques tableaux de conjuguaison déjà fait. Cela fonctionne apparemment bien. Une seul remarque, le modèle {{br-conj-rég}} ne fonctionne que pour les infinitifs en -añ. Or ce n’est pas le cas, de nombreux verbes réguliers ont des infinitifs différents, cf. Annexe:Conjugaison en breton/labourat (et Annexe:Conjugaison_en_breton#Terminaisons_infinitifs pour la liste des terminaisons). Sauf qu’il n’y a *que* la marque de l’infinitif qui varie, tout le reste est identique. Dans ce cas, cela vaut-il mieux créer plusieurs modèles ou un seul ? (sachant que le contenu sera identique à part pour l’infinitif).
Cdlt, VIGNERON * discut. 15 mai 2011 à 10:55 (UTC)
- Je vais faire. --GaAs 15 mai 2011 à 17:46 (UTC)
[modifier] Quelques remarques
Bonjour. Bravo pour cette initiative. J'espère que l'on pourra ensuite importer ces conjugaisons sur le wiktionnaire en breton. Voici quelques remarques à la lecture de la page Annexe:Conjugaison en breton/skrivañ
- o skrivañ n'est pas le gérondif (qui est en ur skrivañ « (tout) en écrivant ») mais la forme progressive : o skrivañ emaon = I am writing = « je suis en train d'écrire » (voir les grammaires modernes : Trépos, Desbordes).
- *kaout skrivañ n'est pas correct, on dit bezañ skrivet, goude bezañ skrivet = « après avoir écrit ».
- La ligne suivante (peut-être pas très utile) devrait être bezañ bet o skrivañ = « avoir été en train d'écrire ».
- La présence des pronoms personnels, même entre parenthèses, devant les formes conjuguées peut amener de la confusion. En effet, lorsqu'ils précèdent le verbe c'est la conjugaison impersonnelle qui est utilisée : indicatif présent me a skriv, te a skriv, ... ; indicatif futur me a skrivo, te a skrivo, ..., conditionnel présent me skrivfe, te skrivfe, ... etc. Je propose de créer une colonne à gauche du tableau contenant "S1", "S2", "S3", "P1", "P2", "P3" et "Imp." par exemple, et de retirer les pronoms personnels.
- Conditionnel : tout à fait d'accord avec la terminologie utilisée : "potentiel" et "irréel". Par exemple Me 'garfe mont da Venezia « J'aimerai aller à Venise » (c'est possible) Me 'garje bezañ yaouank « J'aimerai être jeune » (impossible hélas). Les termes "présent" et "passé" viennent du fait qu'on ne peut pas refaire le passé et que c'est l'irréel qui est utilisé dans ce cas.
- La prononciation pose plusieurs problèmes, j'en parlerai plus tard.
--Ben Herzog 20 juillet 2011 à 11:30 (UTC)
- Merci pour ces remarques. Globalement, je suis assez d’accord mais j’aimerais tout de même apporter mon éclairage. Avant tout, je précise que je ne suis pas spécialiste, ni du breton, ni de la grammaire (Ben Herzog, n’hésite pas à me corriger). J’apporte tout de même mon point de vue (et si j’ai le temps, je donnerais quelques sources).
- En fait, je pense que le problème principal est d’essayer de coller à la logique francophone. Forcément à certains moments, ça ne correspond pas bien.
- La forme (on dirait mieux l’aspect ?) en en ur correspond plus au gérondif que la forme en o (qui serait plutôt un participe présent ? si je ne me trompe pas il existe d’autres progressif qu’en o comme « mont war goshaat »). Mais il me semble que c’est plus un équivalent du gérondif qu’un véritable gérondif. Je note que la plupart des ouvrages dans leurs tableaux de conjugaison ne donnent ni l’un ni l’autre (eg. les méthodes Oulpan), et que certains ne donnent que la forme en o (eg. le Dictionnaire An Here/Al Liamm, Hemon & Huon, 2002, 2-86843-237-9). Il serait intéressant de donner les deux formes (mais reste à trouver le nom correct). Certains ouvrages font erreur et confondent les deux (on retrouve l’erreur déjà chez Gregoire de Rostrenen dès 1834) mais il ne faut surtout pas la reproduire.
- Là on est clairement dans le problème de la mauvaise copie du français (où le gérondif s’exprime via le participe présent ; d’ailleurs l’acception 2 de l’entrée « gérondif » devrait préciser que cela concerne le français).
- Comme je le dit ci-dessus : « pour bezañ/kaout, ce n’est pas très clair pour moi. » À l’époque, j’avais surtout regardé dans le Chalm, je ne me souviens plus de ce que dit le Desbordes.
- Tout à fait, je trouve cela très ambigu aussi. Je viens de faire la modification qui correspond à ce que l’on retrouve partout (on trouve soit S1, S2, etc. soit rien du tout ; je n’ai trouvé aucun exemple avec les pronoms écrits en toutes lettres). Par contre, j’ai utilisé ∅ plutôt que Imp. (trop long et pas forcément plus compréhensible).
- Tout à fait aussi.
- La prononciation posera forcément problème. Je me demande si le mieux ne serait pas tout simplement de la retirer.
- La forme (on dirait mieux l’aspect ?) en en ur correspond plus au gérondif que la forme en o (qui serait plutôt un participe présent ? si je ne me trompe pas il existe d’autres progressif qu’en o comme « mont war goshaat »). Mais il me semble que c’est plus un équivalent du gérondif qu’un véritable gérondif. Je note que la plupart des ouvrages dans leurs tableaux de conjugaison ne donnent ni l’un ni l’autre (eg. les méthodes Oulpan), et que certains ne donnent que la forme en o (eg. le Dictionnaire An Here/Al Liamm, Hemon & Huon, 2002, 2-86843-237-9). Il serait intéressant de donner les deux formes (mais reste à trouver le nom correct). Certains ouvrages font erreur et confondent les deux (on retrouve l’erreur déjà chez Gregoire de Rostrenen dès 1834) mais il ne faut surtout pas la reproduire.
- Cdlt, VIGNERON * discut. 21 juillet 2011 à 19:25 (UTC)
- Bouh, j'avais pas mis cette page dans ma lds, désolé. --GaAs 21 juillet 2011 à 19:28 (UTC)
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- Forme progressive/gérondif On peut effectivement discuter de la pertinence d'utiliser le terme « gérondif ». Pour info Favereau désigne en ur comme étant la particule du gérondif, le gérondif étant, selon lui, la forme mutée de l'infinitif qui suit cette particule (Grammaire du breton contemporain, Skol Vreizh, 1997, p. 278), et le terme « forme progressive » est utilisé par Trépos (Grammaire bretonne, 1980, p.199) et Desbordes (Petite grammaire du breton moderne, 1983, p. 69) pour emaon o skrivañ « je suis en train d'écrire ». Les tournures du type « mont war goshaat » sont utilisées pour un changement d'état, jamais pour une action.
- kaout/bezañ C'est très simple : à l'infinitif on utilise toujours bezañ, jamais kaout (il faudra corriger le modèle) :
- deuet on = « je suis venu » et bezañ deuet = « être venu » ;
- skrivet em eus = « j'ai écrit » et bezañ skrivet = « avoir écrit ».
- A propos de l'infinitif, Kervella (Yezhadur Bras ar Brezhoneg, 1976, §. 175) donne :
- kanañ (« chanter ») ;
- bezañ o kanañ stumm-ober bremañ (« forme progressive au présent ») ;
- bezañ kanet amzer dremenet (« passé ») ;
- bezañ bet o kanañ stumm-ober tremenet (« forme progressive au passé ») ;
- bezañ da ganañ amzer da zont (« futur ») ;
- bezañ bet da ganañ amzer da zont en tremenet (« futur au passé »).
- --Ben Herzog 22 juillet 2011 à 14:20 (UTC)
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- Du coup, on fait comment ? Je propose déjà de mettre les deux formes en o et en en ur mais sous quel nom ? Respectivement : progressif et gérondif ?
- Effectivement, c’est simple (même si je me demande si ce n’est pas plutôt une simplification), j’ai corrigé le modèle.
- Euh…
- Pour la prononciation (cf. la section en dessous), merci de tes explications qui clarifient la situation (et m’apprenne aussi, je ne connaissais pas le Sandhi /ʒ/ → /ʃ/). Ceci dit, je ne pense pas que cela soit facilement modélisable (difficilement par moi en tout cas ; Arséniure : pourrait-on s’en sortir en découpant la prononciation en plusieurs syllabes, ie. une syllabe par paramètre ?)
- A galon, VIGNERON * discut. 23 juillet 2011 à 11:32 (UTC)
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- Oui, d'accord. Donc dans l'ordre : infinitif ; progressif ; gérondif ; participe passé. Et pour les formes composées : infinitif ; progressif. D'autre part, il faudra prendre en compte la première lettre (au sens large) du radical pour les points suivants :
- si cette première lettre est une voyelle, alors la particule verbale « o » prend la forme « oc'h » (oc'h ober, oc'h aberzhañ, oc'h alc'hwezañ,...) ;
- la particule verbale « o » entraîne une mutation consonnantique mixte ;
- la particule verbale « en ur » entraîne une mutation consonnantique adoucissante.
- (Voir les mutations à la page Wiktionnaire:Liste de tous les modèles/Breton)
- En fait la conjugaison du verbe « kaout » est réalisée à partir des formes « beus », « boa », « bo », « bez », etc, de « bezañ », et des pronoms personnels antéposés : 'm, 'z, e(n), he, hor, ho, o. De plus les participes passés de « bezañ » et « kaout » sont identiques : bet. Ce qui fait dire à certains qu'il n'y a pas de verbe « avoir » en breton. Il n'est donc pas étonnant que ce soit toujours bezañ + participe passé que l'on utilise.
- Ah, ah !
- Le sandhi /ʒ/ → /ʃ/ est le même en français : j' t'aime /ʃtɛm/ ; j'sais pas /ʃsepa/ ou /ʃːepa/ ; j'suis pas là /ʃsɥipala/ ou /ʃɥipala/ :-)
- Oui, d'accord. Donc dans l'ordre : infinitif ; progressif ; gérondif ; participe passé. Et pour les formes composées : infinitif ; progressif. D'autre part, il faudra prendre en compte la première lettre (au sens large) du radical pour les points suivants :
- A galon ivez. --Ben Herzog 23 juillet 2011 à 14:56 (UTC)
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[modifier] Prononciation
Il est à mon avis possible de donner les prononciations mais il y a du boulot. Trois paramètres sont variables : la place de l'accent tonique, la longueur des syllabes et le degré d'ouverture des voyelles. Ensuite l'ajout d'une désinence peut provoquer un sandhi interne. Et enfin il reste le problème des variations dialectales.
[modifier] Accent tonique
[modifier] Sa place
La place de l'accent tonique doit être sur l'avant-dernière syllabe lorsqu'il y en a plusieurs. Pas de problème avec les verbes dont le radical est monosyllabique comme skriv- mais cela devient plus délicat lorsque le radical possède plus d'une syllabe. L'accent tonique devra se déplacer de façon à être sur l'avant-dernière syllabe. Par exemple, avec le verbe labourat :
- labour à la troisième personne du présent de l'indicatif : accent sur la ;
- labouran à la première personne du présent de l'indicatif : accent sur bou.
[modifier] La longueur de la voyelle accentuée
Une voyelle peut être longue lorsqu'elle est accentuée. Les voyelles non accentuées étant toujours brèves. Avec les exemples précédents :
- labour : a long et ou bref ;
- labouran : a bref et ou long.
Mais :
- labourfen (première personne du potentiel au conditionnel) : a bref et ou bref car ce ou est suivi de deux consonnes.
[modifier] Le degré d'ouverture de la voyelle accentuée
En général le a accentué long est ouvert /ɑː/ et le a bref est fermé /a/.
Ce qui donne finalement trois prononciations différentes du radical du verbe labourat /la.ˈbuː.rat/ « travailler » :
- labourin /la.ˈbuː.rĩn/ « je travaillerai » (première personne du singulier du futur de l'indicatif)
- labour /ˈlɑː.bur/ « travaille » (troisième personne du singulier du présent de l'indicatif, ou deuxième personne du singulier de l'impératif, ou conjugaison impersonnelle du présent de l'indicatif)
- labourfen /la.ˈbur.fen/ « je travaillerais » (première personne du singulier du potentiel)
[modifier] Sandhi interne
Si la consonne finale du radical est suivie d'une consonne sourde (le seul cas possible est le f du potentiel), alors cette consonne peut s'assourdir. Il existe sept sandhis internes possibles se produisant avec la désinence du potentiel :
| Sandhi | infinitif | 3ème personne du singulier du potentiel | |||||
| /b/ → /p/ : | c'hwibañ | /ˈxwiː.bã/ | (« escroquer ») | → | c'hwibfe | /ˈxwip.fe/ | (« escroquerait ») |
| /v/ → /f/ : | skrivañ | /ˈskriːvã/ | (« écrire ») | → | skrivfe | /ˈskrifː.e/ | (« écrirait ») |
| /d/ → /t/ : | padout | /ˈpɑː.dut/ | (« durer ») | → | padfe | /ˈpat.fe/ | (« durerait ») |
| /z/ → /s/ : | boazañ | /ˈbwɑː.zã/ | (« s'habituer ») | → | boazfe | /ˈbwas.fe/ | (« s'habituerait ») |
| /ʒ/ → /ʃ/ : | distrujañ | /di.ˈstryː.ʒã/ | (« détruire ») | → | distrujfe | /di.ˈstryʃ.fe/ | (« détruirait ») |
| /ɡ/ → /k/ : | pegañ | /ˈpeː.ɡã/ | (« coller ») | → | pegfe | /ˈpek.fe/ | (« collerait ») |
| /ɣ/ → /x/ : | sec'hañ | /ˈseː.ɣã/ | (« sécher ») | → | sec'hfe | /ˈsex.fe/ | (« sècherait ») |
De même, si le radical se termine par une consonne sourde, le j suivant (passé défini ou irréel) sera prononcé /ʃ/.
| Sandhi | infinitif | 3ème personne du singulier de l'irréel | |||||
| /ʒ/ → /ʃ/ : | pakañ | /ˈpa.kã/ | (« attraper ») | → | pakje | /ˈpak.ʃe/ | (« attraperait ») |
[modifier] Variations dialectales
Tous les auteurs ont tendance à mettre la prononciation de leur terroir en avant. D'une part, si on indique une prononciation elle sera forcement différente de celle d'autres locuteurs, et d'autre part on ne peut pas mettre toutes les prononciations dans le tableau (ce sera plus facile dans les pages des formes conjuguées. Il faut donc faire un choix, sachant que c'est la transcription phonologique et non phonétique qui sera indiquée.
Par exemple, certains roulent les "r" et d'autres non, ce n'est pas un trait pertinent. Le plus simple est alors d'écrire /r/ que l'on peut prononcer [r] ou [ʁ], suivant ainsi le choix fait par le Geriadur Brezhoneg An Here (2001).
Puisqu'il faut faire un choix, voici ce que je propose, en prenant parmi les prononciations correctes, celle qui est la plus proche de la forme écrite :
- participe passé : -/et/
| indicatif | contitionnel | impératif | |||||||
| présent | imparfait | passé défini | futur | potentiel | irréel | ||||
| S1 | -/ãn/ | -/en/ | -/is/ ou -/ʒɔ̃n/ | -/ĩn/ | -/fen/ | -/ʒen/ | - | ||
| S2 | -/es/ | -/ɛs/ | -/ʒut/ | -/i/ | -/fes/ | -/ʒes/ | -// | ||
| S3 | -// | -/e/ | -/as/ | -/o/ | -/fe/ | -/ʒe/ | -/et/ | ||
| P1 | -/ɔ̃mp/ | -/emp/ | -/ʒɔ̃mp/ | -/ĩmp/ | -/femp/ | -/ʒemp/ | -/ɔ̃mp/ | ||
| P2 | -/it/ | -/ɛx/ | -/ʒɔx/ | -/ɔx/ ou -/ɔt/ | -/fɛx/ | -/ʒɛx/ | -/it/ | ||
| P3 | -/ɔ̃nt/ | -/ent/ | -/ʒɔ̃nt/ | -/ĩnt/ | -/fent/ | -/ʒent/ | -/ent/ | ||
| ø | -/er/ | -/et/ | -/ʒot/ | -/ɔr/ | -/fet/ | -/ʒet/ | - | ||
--Ben Herzog 22 juillet 2011 à 16:00 (UTC)
[modifier] Quelques changements
J'ai effectué des changements pour :
- faire apparaître le progressif et le gérondif ;
- avoir le bon infinitif ;
- gérer les mutations et les formes de la particule o/oc'h.
Pour cela j'ai utilisé la fonction #titleparts. Cela fonctionne bien pour les verbes réguliers (voir labourat, aberzhañ et dañsal). Le premier paramètre doit être l'infinitif du verbe décomposé comme suit : <première lettre>/<corps>/<désinence de l'infinitif>. Cela fonctionne aussi pour les verbe réguliers n'ayant pas de désinence à l'infinitif, comme ambroug.
Les pages des verbes ober et kaout ont elles aussi été améliorées.
Il reste maintenant à traiter les verbes presque réguliers avant de s'attaquer à la prononciation.
Est-ce quelqu'un pourrait mettre les abréviations S1, S2,... dans une colonne séparée, à gauche des formes conjuguées ? (je suis moins doué pour les tableaux) A galon. --Ben Herzog 25 juillet 2011 à 16:49 (UTC)
Cela fonctionne aussi pour les verbes dont l'infinif est différent du radical augmenté d'une désinence, comme sevel, gervel et terriñ. Il faut alors donner le radical dans le paramètre « rad ».--Ben Herzog 25 juillet 2011 à 23:14 (UTC)
- Les verbes en -iañ, -ial, iat, -iout, etc, comme glebiañ, et en particulier, les verbes en -liañ, comme kuzuliañ, et en -niañ, comme koaniañ, sont maintenant pris en compte par {{br-conj-rég}}.--Ben Herzog 26 juillet 2011 à 01:29 (UTC)
- Les verbes en -a, comme boueta, sont eux aussi pris en compte par {{br-conj-rég}}.
- Il ne reste plus qu'un type de verbes presque réguliers à traiter : les verbes dont le radical se termine par -a, -o ou -eu dont la terminaison à la troisième personne du singulier du futur de l'indicatif est -io au lieu de -o. --Ben Herzog 26 juillet 2011 à 11:49 (UTC)