abenevis
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français [modifier]
Nom commun
| Invariable |
|---|
| abenevis /Prononciation ?/ |
abenevis masculin
- Variante de abénévis.
Références
- Adolphe Chéruel, Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France, 1899 → consulter cet ouvrage
Ancien français [modifier]
Étymologie
- Aussi attesté sous la forme benevis, de abée, bée (« ouverture par laquelle coule l’eau »). Ducange, sur le mot benevisum, fait venir bénévis de beneficium [1]. Henrys emploie aussi les termes d'abonné et d’abénévisé, comme synonymes, mais son annotateur observe qu'ils ont cependant une signification différente. « L'abonnement (dit-il) est une convention, et l’abénévis est une concession. Le premier se peut faire entre toutes sortes de personnes et le second ne peut être accordé que par le seigneur haut-justicier, qui accorde à un emphytéote quelque privilége. » Cet auteur ajoute, comme de Laurière, que, quoique le terme d’abénévis convienne à toutes les concessions faites par le seigneur, il se pratique néanmoins lu plus souvent pour la concession des eaux, quand le seigneur permet à un emphytéote de prendre de l'eau dans un ruisseau ou dans un étang, pour la conduire sur ses héritages.
Nom commun
abenevis /Prononciation ?/ masculin
- (Droit) Contrat pour jouir sans limitation de durée.
- Droit de prendre une certaine quantité d’eau d'un étang, ou d'une rivière ou ruisseau, pour faire tourner un moulin ou irriguer.
- Abenevis du moulin des Gouttes par noble homme Guichard Foudras, seigneur de Courcenay (Mardore), à Étienne Fuzier, fils de Pierre Fuzier, de la paroisse de Cours.
Références
- Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle abenevis 1881, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg
- [1] Étymologie source