amour-propre
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sommaire |
[modifier] Français
Étymologie
| Si vous connaissez l’étymologie manquante de ce mot, merci de l’ajouter conformément aux instructions décrites ici. |
Nom commun
| Invariable |
|---|
| amour-propre /a.muʁ.pʁɔpʁ/ |
amour-propre masculin
- (Plus rare) Sentiment légitime et nécessaire qui attache chaque homme à son existence et lui fait rechercher son bien-être.
- L’amour-propre bien entendu est le fondement de plusieurs de nos vertus, est le mobile de beaucoup de bonnes actions.
- L’amour-propre a été donné à chacun pour veiller à sa conservation.
- Importance que l’homme attache à ce qui lui est personnel, opinion trop avantageuse qu’il a de lui-même.
- Ce n’est pas seulement à chaque individu que la nature a distribué les dons heureux d'amour-propre; chaque peuple, chaque nation, chaque ville même en a reçu une assez bonne dose.(…). Les Français se piquent de politesse; les Parisiens se glorifient surtout d’avoir dans leur Sorbonne la plus savante école de théologie. — — (Érasme; Éloge de la folie,1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Ce n’est qu’en 1913,-avec l'élection de M. Raymond Poincarré à l'Élysée et la désignation de M. Millerand au Ministère de la Guerre,- qu’une véritable éruption d'amour-propre national, ou plutôt nationaliste, recouvre la France, plus exactement la presse française, soignée par le gouvernement. — — (Victor Margueritte; Au bord du Gouffre. , 1919)
- Mrs. Paulina Barnett, présente à l'opération, apprit avec satisfaction qu'elle allait enfin franchir le Cercle polaire. Amour-propre de voyageuse, bien admissible, en vérité. — — (Jules Verne, Le Pays des fourrures , 1873)
- D'ailleurs, cela flattait l'amour-propre du vieillard de donner sa fille à ce garçon, issu d'une bonne famille de Guelma, … . — — (Isabelle Eberhardt, Yasmina ,1902)
- Comme la plupart des maris qui sentent le joug d'un esprit supérieur, le marquis sauvait son amour-propre en concluant de la faiblesse physique, à la morale de Julie … . — — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
- (Avant début XVIII e siècle) Égoïsme.
Traductions
|
|
Prononciation
Références
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (amour-propre), mais l’article a pu être modifié depuis.