amour-propre
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sommaire |
Français [modifier]
Étymologie
Nom commun
| Invariable |
|---|
| amour-propre /a.muʁ.pʁɔpʁ/ |
amour-propre /a.muʁ.pʁɔpʁ/ masculin
- (Plus rare) Sentiment légitime et nécessaire qui attache chaque homme à son existence et lui fait rechercher son bien-être.
- Dans des entreprises semblables, […], il faut écarter tout sentiment d’amour-propre et idée de confort ; ce fut vite fait. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Quelle raison aurais-je de fréquenter chez vous ? J’ai de l’amour-propre. Tout le monde n’apprécie pas d’être la cinquième roue du carrosse. — (Anton Tchekhov, Polinka, traduction Anne Coldefy-Faucard, Librio 698, 2004, E.J.L.)
- L’amour-propre bien entendu est le fondement de plusieurs de nos vertus, est le mobile de beaucoup de bonnes actions.
- L’amour-propre a été donné à chacun pour veiller à sa conservation.
- Importance que l’homme attache à ce qui lui est personnel, opinion trop avantageuse qu’il a de lui-même.
- Ce n’est pas seulement à chaque individu que la nature a distribué les dons heureux d’amour-propre ; chaque peuple, chaque nation, chaque ville même en a reçu une assez bonne dose. […] Les Français se piquent de politesse ; les Parisiens se glorifient surtout d’avoir dans leur Sorbonne la plus savante école de théologie. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509, traduction de Thibault de Laveaux en 1780, éd. 1942)
- Ce n’est qu’en 1913 — avec l’élection de M. Raymond Poincaré à l’Élysée et la désignation de M. Millerand au Ministère de la Guerre — qu’une véritable éruption d’amour-propre national, ou plutôt nationaliste, recouvre la France, plus exactement la presse française, soignée par le gouvernement. — (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- Mrs. Paulina Barnett, présente à l’opération, apprit avec satisfaction qu’elle allait enfin franchir le Cercle polaire. Amour-propre de voyageuse, bien admissible, en vérité. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- D’ailleurs, cela flattait l’amour-propre du vieillard de donner sa fille à ce garçon, issu d’une bonne famille de Guelma, […]. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Comme la plupart des maris qui sentent le joug d’un esprit supérieur, le marquis sauvait son amour-propre en concluant de la faiblesse physique, à la morale de Julie […].— (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
- (avant début xviii e siècle) Égoïsme.
Traductions
- allemand : Selbstachtung (de)
- anglais : pride (en) (1, 2), self-respect (en), self-love (en), self-esteem (en)
- catalan : estimació a si (ca)
- espéranto : memestimo (eo)
- grec : αυτοεκτίμιση (el)
- hongrois : önbecsülés (hu)
- japonais : 自尊心 (ja) (jisonshin)
- néerlandais : zelfrespect (nl)
- portugais : amor-próprio (pt)
- russe : амбиция (ru)
Références
- Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (amour-propre), mais l’article a pu être modifié depuis.
- TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé (1971-1994) (amour-propre)