ban

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Français

Étymologie

C'est de la racine indo-européenne "* BHA" - idée et action de parler - qu'un verbe germanique bannan apparait signifier "parler publiquement, sous le contrôle d'une autorité"

Nom commun

Singulier Pluriel
ban
/bɑ̃/
bans
/bɑ̃/

ban masculin

  1. Proclamation pour ordonner ou défendre quelque chose.
    Le général fit publier un ban pour défendre aux soldats de s’éloigner du camp.
    Battre un ban ou Battre le ban : battre la caisse d’une certaine manière pour annoncer qu’il va être fait une proclamation ou quelque annonce.
    Battre le ban des vendanges (ou des récoltes, des fauchaisons, des moissons... : annoncer officiellement le jour où les vendanges (les récoltes, les fauchaisons, les moissons...) vont s’ouvrir.
    Ban de mariage : proclamation à l’église et publication par voie d’affiches à la porte de la mairie d’une promesse de mariage entre deux personnes. On dit publier les bans pour annoncer le mariage.
  2. Il signifiait aussi le fait pour le suzerain de convoquer les nobles pour le servir à la guerre, soit eux-mêmes en personne, soit par un certain nombre de gens armés, proportionnellement au revenu et à la qualité de chaque fief. Il s’est dit aussi, et plus ordinairement, du corps même de la noblesse qui pouvait être ainsi convoqué. Dans cette acception, on ne l’emploie guère sans le rapprocher de l’expression arrière-ban.
    Pour se tirer d’affaire, il dut convoquer le ban et l’arrière-ban de ses amis.
    Le ban se rapportait aux fiefs et l’arrière-ban aux arrière-fiefs.
    Le ban et l’arrière-ban s’est dit quelquefois de la division en deux classes de la population virile d’un pays : l’une, composée des habitants les plus valides, prend les armes en certaines occasions ; et l’autre, formée des plus âgés, ne se lève que dans les grands périls de l’état, pour seconder la première.
  3. (figuré et fammilier)
    Convoquer le ban et l’arrière-ban : s’adresser à tous ceux dont on peut espérer du secours, quelque appui, pour le succès d’une affaire.
    Il a réuni le ban et l’arrière-ban de ses relations.
    Four à ban, moulin à ban... : four, moulin..., à l’usage duquel un seigneur avait droit d’assujettir par proclamation ceux qui étaient dans l’étendue de sa seigneurie. On dit plus couramment four banal, moulin banal, etc.
  4. Il signifiait aussi exil imposé à quelqu’un par proclamation. Il a gardé ce sens dans l’expression être en rupture de ban qui se dit d’un individu placé sous la surveillance de la haute police et qui, étant dans l’obligation de rester dans la circonscription territoriale qui lui a été assignée comme résidence, revient dans les lieux où tout séjour lui a été interdit.
    Mettre un prince au ban de l’Empire, dans l’ancienne constitution germanique, signifie le déclarer déchu de ses dignités, droits et privilèges, et le proscrire.
    En 1706, l’électeur de Bavière fut mis au ban de l’Empire par la diète de Ratisbonne. On disait dans un sens analogue Mettre une ville au ban de l’Empire, au ban impérial.
  5. (Figuré) Mettre quelqu’un au ban de l’opinion publique : le déclarer, le proclamer indigne de toute considération.

Dérivés

Prononciation

Homophones

Voir aussi

  • ban sur Wikipédia Article sur Wikipédia

Références

Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française (8e édition, 1932-1935), mais l’article a pu être modifié depuis.

Afar

Étymologie

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Nom commun

ban

  1. Le monde.

Ancien français de 842 à 1400

Étymologie

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Nom commun

ban masculin

Cas Singulier Pluriel
Cas sujet banz ban
Cas régime ban banz
  1. Proclamation publique.
    Je faç le ban le roy d’Aufrique, que tou i viegnent povre et rique, garni de leur armes par ban ( Jeu de Saint Nicolas)
  2. Avis de mariage.
    Il li fist prendre, apres le ban, Maheut fille au duc de Breban (Guillaume Guiart)
  3. Territoire de cette juridiction.
  4. (Par extension) Juridiction seigneuriale ou ecclésiastique.
    Entre mes bans et mes terroirs et les bans et les terroirs l’abbé (Cartulaire de Saint-Médart, 1257)
  5. (De même) Taxe associée à cette juridiction.
  6. Transaction d’enchère.
    Por laquele debte nos avion fet mestre en banz et en ventes une pièce de vigne (Cartulaire de Saint-Aubin, 1277)

Dérivés

Expressions

Prononciation

Anglais

Étymologie

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Verbe

to ban

Image:Wiki letter w.svg
  1. Définition manquante. (Ajouter)


Nom commun

ban

  1. L’anathème.

Anglo-saxon

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Nom commun

ban

  1. L’os.

Bambara

Étymologie

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Verbe

ban /bà~/

  1. Refuser.
  2. Finir.

Indonésien

Étymologie

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Nom commun

ban

  1. Pneu.

Néerlandais

Étymologie

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Nom commun

ban

  1. Le territoire.
  2. L’anathème.

Synonymes

Vietnamien

Étymologie

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Nom commun

ban

  1. (Botanique) La bauhinie blanche.
  2. La balle, le ballon.
    Quả ban quần vợt — balle de tennis
    Đá ban — jouer au ballon

Prononciation

Paronymes

Références

Wolof

Étymologie

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Nom commun

ban

  1. L’argile.

Adjectif

ban

  1. Quel, quelle.
    • ban tali mooy dem ... ? : quelle route mène à ... ?

Pronom relatif

ban

  1. Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles
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