bonté
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- Du latin bonus « bon ».
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| bonté /bɔ̃.te/ |
bontés /bɔ̃.te/ |
bonté féminin
- Qualité de ce qui est bon.
- Comme les poires ne peuvent se conserver long-temps dans leur premier état de bonté , & qu'on ne peut souvent les garder d'une saison à une autre, … . (« L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur. » -Rouen, 1787)
- Justice.
- Bonté d’une cause. Comptant sur la bonté de sa cause.
- Qualité morale qui porte à être doux, facile, indulgent, à faire du bien.
- Sa bonté est connue de tout le monde. Il a tendance à abuser de la bonté des autres.
- Vous, Seigneur, dont la bonté infinie n'a rien donné aux hommes de plus efficace pour effacer leurs péchés que la grâce de les reconnaître. (Jacques-Bénigne Bossuet, Anne de Gonz.)
- Nous demandons, de grâce, encore un moment ; le roi a de la bonté ; et il sait bien que la chose a été précipitée. (Molière, Impr. 4.)
- Point de pitié officieuse ? point de secourable bonté ? point d’affection agissante ? (Molière, l'Av. IV, 1.)
- Il est vrai que du roi la bonté secourable Jette enfin sur la muse un regard favorable. (Nicolas Boileau-Despréaux, Sat. I.)
- Je m’occupe, je pense, et j'ai pour volupté Ce charme que le ciel attache à la bonté. (St-Lambert, Saisons, Hiver.)
- En parlant d’une femme, égard.
- Elle a de la bonté, des bontés pour lui, elle témoigne qu’elle a pour lui un sentiment tendre.
- Elle a quelque bonté pour moi. (Molière, l'Av. IV, 3.)
- Après tant de bontés dont il perd la mémoire. (Jean Racine, Andr. II, 1.)
- J'y suis encor, malgré tes infidélités, Et malgré tous mes Grecs honteux de mes bontés. (Jean Racine, ib. IV, 5.)
- C'est trop me faire entendre, Madame, mon bonheur, mon crime, vos bontés. (Jean Racine, Brit. III, 7.)
- De mes lâches bontés mon courage est confus. (Jean Racine, Andr. IV, 3.)
- (Phrénologie) D’après Gall, sentiment naturel de l’homme et des animaux auquel on attribue un organe placé au milieu de la partie supérieure du cerveau.
- Exprime ce qui n’est que de la simple bienveillance, ou même de la pure politesse.
- La bonté que vous avez eue de m’écrire. Quand je parle, ayez la bonté de vous taire.
- (Vieilli) Simplicité et trop grande naïveté.
- Sa bonté l’a ruiné, l’a perdu. Vous avez eu la bonté de le croire!
Synonymes
- abnégation
- clémence (2)
- dévouement (3)
- indulgence (2)
- justice (2)
- ouverture (3)
- tolérance (3)
Dérivés
- Bonté divine (2)
- Bonté du ciel (2)
- Bonté de Dieu (2)
Traductions
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Nom commun
bontés /bɔ̃.te/ féminin pluriel
- Actes de bienveillance.
- Que la reine a pour moi des bontés que j'admire ! (Pierre Corneille, Nicom. IV, 2.)
- Où sont, Dieu de Jacob, tes antiques bontés ? (Jean Racine, Athal. IV, 5.)
- Thésée à tes fureurs [les fureurs de Neptune] connaîtra tes bontés. (Jean Racine, Phèdr. IV, 2.)
- Henri victorieux voyait de tous côtés Les ligueurs sans défense implorant ses bontés. (Voltaire, Henr. VIII.)
- Termes de politesse.
- Je suis confus de vos bontés. Ayez la bonté de m’apprendre ce dont il s’agit.
- Nous allons le remercier des extrêmes bontés qu’il nous fait paraître. (Molière, Impr. 10.)
- Si vous aviez la bonté de me dire la même chose, vous m’obligeriez. (Blaise Pascal, Provençal 4.)
Traductions
Prononciation
Voir aussi
- bonté sur Wikipédia

Références
- Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877) (bonté)
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (bonté), mais l’article a pu être modifié depuis.