bourrer

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(1332) Apparait avec le sens de « maltraiter » issu de l’ancien français burir (« bourrir, se précipiter »). (1519) Dénominal de bourre au sens de « remplir de bourre ».

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

bourrer /bu.ʁe/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Garnir de bourre.
    • Bourrer un fauteuil, un canapé.
  2. (En particulier) (Militaire) (Chasse) (Vieilli) Charger la bourre, par le canon, une arme à feu. [2]
  3. (Par analogie) Remplir une chose d’une matière quelconque.
    • Sa spécialité consistait à scier les dés et à les piper. Il m'expliqua l'opération, car achetant lui-même l'ivoire, il le débitait en petits cubes dont il forait certains côtés pour les bourrer de plomb. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
    • Bon Dieu de bon Dieu ! Une sueur froide le fit chanceler sur ses jambes flageolantes comme si elles eussent été bourrées de coton. (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Kara essuya ses yeux humides et regarda autour d'elle. La minuscule boutique était bourrée d'articles de sorcellerie. (Kim Richardson, Les gardiens des âmes, t.6 : Mortelle, 2013, p.103)
    • (Absolument)Planté sur ses jambes écartées, le soldat bourrait pensivement une seconde pipe. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, p.25, éd. 1921)
  4. (Par extension) Remplir l’estomac au delà de ce qu’il peut contenir.
    • Bourrer un enfant de friandises.
  5. (Chasse) Arracher du poil au gibier, d'un coup de dent, en le poursuivant. En parlant du chien. [1&2]
    • Le chien a bien bourré le lièvre.
  6. (Par extension) (Vieilli) Donner des coups de fleuret, de bout de fusil. [2]
    • François le sentit bourrer avec son poitrail le canon de sa carabine. Machinalement il appuya le doigt sur la gâchette, le coup partit. (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T.1, 1833)
  7. (Par extension) Porter des coups, frapper, maltraiter. [2]
    • […] des frères de charité avec leurs dalmatiques rouges, dont l’un portait une bannière et l’autre la lourde croix d’argent, riaient en dessous, s’amusaient à se bourrer le dos de coups de poing. (Octave Mirbeau, Mon oncle)
    • Nom de Dieu ! Feempje, qu'est-ce que tu fous ? s'informa joyeusement un passant en lui bourrant l'épaule d'une tape. (Francis Carco, Brumes, Albin Michel, 1935, p.43)
  8. (Figuré) (Familier) Quereller, réprimander d'une manière brusque, pousser vivement, maltraiter de paroles. [2]
  9. (Figuré) (Ironique) (Vieilli) Mettre des inutilités dans un écrit. [2]

bourrer /bu.ʁe/ intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Plomberie) (Vieilli) Se boursouffler [2].
  2. (Familier) Aller vite, foncer.
    • Bourre ! On faut le rattraper.

se bourrer (Pronominal)

  1. (Familier) Manger, boire avec excès.
    • Il se bourre de gâteaux.

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]