brandir

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Depuis l’ancien français, de brand (« épée »)[1], lui-même du germanique brand (« tison »). → voir branler et brandon.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

brandir /bʁɑ̃.diʁ/ transitif 2e groupe (conjugaison)

  1. Agiter dans sa main une arme, comme si on se préparait à frapper.
    • À peine s’est-elle montrée, que brandissant le crucifix à deux mains, de toute la hauteur de mes bras, je le laisse retomber lourdement sur la tête de Carmen. (Octave Mirbeau, La chanson de Carmen)
    • […]; elle ne signait pas en vain Nieuport-la-Noble ; elle ne portait pas pour rien sur son blason un lion lampassé issant d’une nef et brandissant une hallebarde. (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.103)
    • La Mort brandit la longue faux
      D'agronome
      Qu'elle serrait dans son linceul
      Et faucha d'un seul coup, d'un seul
      Le bonhomme.
      (Georges Brassens, Oncle Archibald, in Je me suis fait tout petit, 1956)
    • (Par métonymie)Et il descendit de sa chaire, plus rouge et plus excité que jamais, les yeux lançant des éclairs et brandissant vers la nef un poing terrible et vengeur. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  2. (Figuré) Ériger une chose de façon ostentatoire.
    • L’aide tient tête à un flot envahissant de jeunes gens résolus, en chapeaux melons et cravates conquérantes, qui brandissent des carnets de notes ou soulèvent des appareils photographiques. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, p.32, éd. 1921)
    • Lorsqu’arrivait le mois de septembre et que chaque branche de cotonnier brandissait sa houpette blanche, Zariffa et Ahmed Abdou prenaient part à la cueillette, ainsi que tous les habitants du village. (Out-el-Kouloub, Zariffa, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
    • Et vous, Mr Bolden, fit-il encore en brandissant la bague, ça vous tenterait, une jolie broquille comme ça ? (Alain Gerber, Louie, Fayard, 2002)
  3. (Arts) Affermir deux pièces de bois l’une contre l’autre, sans qu’elles soient entaillées, ce qui se fait au moyen d’une cheville qui les traverse.
    • Brandir un chevron sur la panne.

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]

  1. TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé (1971-1994) (brandir)

Ancien occitan[modifier | modifier le wikitexte]

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Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

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Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

brandir

  1. Brandir, balancer, vibrer.

Références[modifier | modifier le wikitexte]

  • François Raynouard, Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, 1838-1844

Occitan[modifier | modifier le wikitexte]

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Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

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Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

brandir [bɾanˈdi] (graphie normalisée) (conjugaison) transitif et intransitif

  1. Brandir, secouer, agiter.
  2. Bâcler, faire vite.
  3. Branler, s'ébranler.

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]