broncher

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

De l’ancien français bronchier (« pencher en avant ») d’origine incertaine.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

broncher /bʁɔ̃.ʃe/ intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Faire un faux pas.
    • Les chevaux attelés à la guimbarde bronchaient à chaque instant ; ils n'avaient pas été ferré depuis longtemps et ignoraient sans doute le doux pavé des villes. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842 ; traduction de Henri Mongault -1949)
  2. (Figuré) (Sens moral) Hésiter, se tromper, faillir.
    • Il ne faut pas broncher devant lui.
    • C’est un homme qui n’a jamais bronché.
    • Cet écolier a récité sa leçon sans broncher.
  3. Bouger, remuer.
    • Phileas Fogg, le corps droit, les jambes écartées, d'aplomb comme un marin, regardait sans broncher la mer houleuse. (Verne, Le Tour du monde en 80 jours,1873)
    1. (À la forme négative) Être impassible, imperturbable, immobile.
      • J'attendais sans broncher. Je savais bien qu'il n'avait pas terminé. (Jo Barnais, Mort aux ténors, Série noire, Gallimard, 1956. Ch. XI, p. 94)
      • Ne pas broncher d'un cil, d'un regard, d'une semelle.
  4. (Figuré) Rechigner, refuser.
    • En même temps, il glissait sa large patte sous la jupe de la fille qui ne broncha point et tapotait délicatement une callipygie orgueilleuse et prévenante. (Victor Méric, Les compagnons de l'Escopette, 1930, p81)
  5. Plonger.
    • Elle [Élisa] était aux écrevisses, les pieds nus dans de vieilles savates, heureuse et frissonnante de la fraîcheur de l'eau, et se bronchant, tous les vingt pas, la tête dans ces clairs ruisseaux. (E. de Goncourt, La Fille Élisa, 1877)

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]