commander

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(1080) Du latin commendo (« confier, transmettre, recommander », puis en bas-latin « ordonner, dominer » → voir co- et mando qui a donné le verbe mander) [1].

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

commander /kɔ.mɑ̃.de/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Ordonner, enjoindre quelque chose à quelqu’un.
    • Deux d’entre eux voulaient absolument qu'il s'agenouillât, les autres lui commandaient au contraire de se mettre à plat ventre. (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, 1932)
    • (Par civilité)N’avez-vous rien à me commander pour votre service ? - Vous n’avez qu’à commander, etc.
    • (Absolument) C’est à vous de commander, à moi d’obéir.
  2. Imposer, rendre obligatoire.
    • L’honneur vous commande ce sacrifice.
    • Les circonstances commandaient ces mesures.
  3. (Figuré) Inspirer un sentiment dont il est difficile de se défendre.
    • Commander le respect, l’estime, l’admiration, etc. - Cette conduite commande l’admiration.
  4. Donner ordre à un ouvrier, un artisan, de faire une chose de son métier.
    • Les deux hommes consultèrent la carte : ils commandèrent chacun une douzaine d’escargots qu’ils arrosèrent de muscadet. (Francis Carco, L’Homme de minuit, 1938)
    • Vous devriez commander une provision de cierges de tout calibre qu’on allumerait devant le tabernacle ou la statue du Saint. (Jean Rogissart, Passantes d’octobre, 1958)
    • Tonton Mbagnick appelle le serveur et commande un ballon de Kir Royal et demande à Meïssa Bigué ce qu’il voulait prendre. (Ameth Guissé, Femmes dévouées, femmes aimantes, L’Harmattan, 2011, p. 46)
  5. (Figuré) Maîtriser, dominer, en parlant de l’âme, des sentiments, des passions.
    • Ce sentiment, cette passion ne se commande pas.
  6. Dominer par son élévation.
    • Cette possession se composait d’une vingtaine de cabanes […] à l’abri d’un fortin armé de quatre petits canons, qui commandait le cours de la rivière. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
    • Le plateau sur lequel est assise la cité de Carcassonne commande la vallée de l’Aude, qui coule au pied de ce plateau, et par conséquent la route naturelle de Narbonne à Toulouse. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • […] et il s’avança jusque vers le milieu du pont de Goat Island, d’où son regard commandait tout un hémisphère de ciel. (H. G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, éd. 1921, p. 306)
    • Ici même, sur ce dernier ourlet du plateau de Lorette, qui commande la plaine de Douai-Liévin et le bassin de Lens […] la lutte fut infernale. (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p. 199)
  7. (Militaire) (Marine) Diriger en vertu d’une autorité qui a été déléguée.
    • Le général Sarrail commande la place de Verdun. Le 44e régiment de R.A.T. occupe la ville. Le général exige une discipline stricte, prescrit les marques extérieures de respect […] (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p. 93)
    • Commander une armée, un régiment, un poste, un vaisseau, une escadre, une flotte, une expédition, une attaque, un siège.
  8. (En particulier) Mener à la guerre une troupe du commandement de laquelle on est chargé.
    • Ce coin de campagne agricole était tombé au pouvoir d’une bande de malandrins que commandait un certain Bill Gore […] (H. G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, éd. 1921, p. 428)
    • Il commandait les dragons.
  9. Faire exécuter par un ordre ; ou donner l’ordre d’exécuter.
    • Il commanda le feu. - Il commanda l’attaque, la retraite.
    • Le onzième régiment fut commandé pour ouvrir la tranchée.
    • Le colonel commanda un capitaine et un lieutenant par bataillon.

commander intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Avoir droit et puissance de commander, avoir autorité, empire.
    • Carcassonne alors fit partie du domaine royal, et un sénéchal y commandait pour le roi de France. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Le père commande à ses enfants, le maître à ses domestiques, le capitaine à ses soldats, etc. - Il commande dans la ville, dans la citadelle.

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Je ne pouvais commander à mon impatience. - Il n’a jamais su se commander.

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Anglais[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

De l’ancien français.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
commander
/kəˈmɑːn.də/
commanders
/kəˈmɑːn.dəz/

commander /kəˈmɑːn.də/

  1. Commandant.

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]