condé
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sommaire |
[modifier] Français
Étymologie
- Emprunt putatif au vocabulaire des colonies africaines, du portugais conde (gouverneur), du latin comes, comitis. Selon cette hypothèse, il s’agit d’un mot apparenté à comte. Désigne à l’origine (argot du XIXe siècle) une autorisation, puis celui qui la donne ou la reçoit, enfin un policier. Le verlan décon est souvent employé pour son homophonie avec « des cons ».
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| condé | condés |
| /kɔ̃.ˈde/ | |
condé /kɔ̃.ˈde/ masculin
- (XIXe siècle) Permission accordée, formellement ou tacitement, par une autorité de police.
- La coutume veut que l’on arrête 5.000 filles environ par mois, […] Pour cela on prend des arrangements qui permettent, sans fatigue, […], de stabiliser les statistiques.[…]. Le condé est un pacte conclu entre l’agent et la fille. Par ce traité la fille a droit, pendant un certain nombre de journées, à pouvoir librement exercer son industrie sans être inquiétée par la police, mais en retour, elle a donné sa parole qu'à tel jour, à telle heure, elle se trouvera à tel endroit pour être arrêtée par les « mœurs »,.. — (Georges Anquetil, La Maîtresse légitime, 1923)
- Alors, je l'ai dirigé sur la Maison où il a — fallait s'y attendre — accepté de devenir indic. Rien de plus simple. On lui a donné ce qu'on nomme un « condé », mais « à la petite cuiller », c'est-à-dire que, durant le premier mois, on n'a pas tenu compte de ses antécédents. Ils sont tous éprouvés de la sorte. Et le mois écoulé, si les gars se sont montré utiles, on renouvelle le condé pour un trimestre. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
- (Argot) Policier
- Ce soir, personne ne se garera près du site, car les condés en bloquent l’accès.
Synonymes
→ voir policier (2)