crouler

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Depuis 1177-80 (« tomber en ruines (d'un mur) »), 1155-60 en parlant d'une personne âgée, de 1100 croller (« secouer, agiter (ici un javelot) »), de 1754 crouler la queue.
En 1721 (« lancer à la mer un vaisseau »). Soit du latin vulgaire crotalare (« secouer »), du latin impérial crotalum (« crotale (instrument de musique) »), soit moins vraisemblablement du latin vulgaire corrotulare (composé de cum « avec, ensemble » et de rota « roue »), par l'intermédiaire de corrotare attesté au sens de « s'écrouler » dans les parlers rhétoromans et en italien septentrional.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

crouler /kʁu.le/ intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Tomber en s’affaissant, faire faillite.
    • […] ; mais au moment d'entreprendre la réparation d'un vieil édifice, n'est-il pas sage de prévenir le cas où les murailles crouleraient sous le marteau, […]. (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
    • L’édifice entier de la civilisation se lézardait, croulait et s’anéantissait dans la fournaise de la guerre. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 405, Mercure de France, 1921)
    • (Figuré)C’était un gros homme, court et tassé, très étrange. Il avait un ventre énorme, qui croulait en bourrelets flasques sur des cuisses presque maigres, […]. (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
    • (Par extension)Soudain, sans raison valable, elle se réveillait chez un tel parce que les sorbiers croulaient de fleurs musquées, chez un autre parce qu'un gel tardif avait rôti leurs blancs corymbes. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)


crouler /kʁu.le/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Vieilli) ou (Régionalisme) Agiter, secouer.
    • Je les compare à ces ambitieux
      Qui, monts sur monts, déclarèrent la guerre
      Aux immortels ; Jupin, croulant la terre,
      Les abîma sous des rochers affreux,
      (Jean de la Fontaine Ballade au roi, 1684, Poésies mêlées, LVII.)
  2. Agiter la queue de peur, en parlant d'un chien.
    • La langue retraite, croulant la queue, il [le Vieux] avait cet aspect tragique de l'animal bientôt sur ses fins.
  3. Chanter, en parlant d'une bécasse,
  4. (Marine) (Vieilli) (Rare) Lancer un navire à la mer sur des glissières.

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]

Ancien français[modifier | modifier le wikitexte]

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

crouler /Prononciation ?/ intransitif

  1. Variante de croler.

Références[modifier | modifier le wikitexte]

  • Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg (croler)