débiter

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(Verbe 1) Composé de dé-, bitte et -er avec le sens premier de « faire des bittes », d'où « débiter du bois de construction ou d'autres matières ».
(Verbe 2) Dénominal de débit du latin debitum (« dette »), participe passé neutre substantivé de debere (« devoir »).

Verbe 1[modifier | modifier le wikitexte]

débiter /de.bi.te/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Vendre d’une façon continue, répétée, surtout au détail.
    • Le bois qu’ils débitent est rangé, le long de la muraille du fond, (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1870)
    • Il avait connu la petite un an avant, chez une mercière de la rue de Sèvres où elle débitait d'une main molle des paires de lacets, des jarretières et des boutons de manchettes. (Victor Méric, Les compagnons de l'Escopette, 1930, p.10-11)
  2. (Par extension) Assurer l'écoulement ou le débit de quelque chose.
    • Les glaciers du Spitzberg, bien que très importants, ne débitent pas d’icebergs ; leur conformation ainsi que les fonds réduits de la mer à leur base, ne permettent pas le vêlage d’ice-blocs. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
  3. (Figuré) Réciter sans s’arrêter.
    • Pendant que le nouveau venu se débitait à lui-même ce monologue, un autre cavalier, […], s’arrêtait et demeurait aussi en extase devant l’enseigne de la Belle-Étoile. (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
    • Durtal jugeait tout d’abord Mme Bavoil un peu toquée, regardait, tandis qu’elle débitait un passage de Jeannne de Matel sur Saint Joseph, le prêtre qui ne bronchait point. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Bien sûr, il n'y pige rien et comme il croit, dur comme fer, qu'on lui débite des cochoncetés, il voudrait bien saisir. (Francis Carco, Images cachées, 1929)
  4. (En particulier) (Musique) Précipiter l’exécution d’un passage, de manière à y substituer l’accent de la parole à l’accent musical.
    • Récitatif débité.
  5. Raconter, aller dire une chose de côté et d’autre, ou la répéter souvent.
    • Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m'avait séduit. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
    • Débiter des nouvelles. — Débiter des mensonges.
    • Il put alors débiter impunément ses maximes pernicieuses.
  6. Découper, tailler une matière en morceaux tout prêts à être employés.
    • Avec une sonde on prend une « carotte » de tourbe, on la débite en rondelles et on peut étudier la nature des grains de pollen qui se trouvent à chaque niveau de la tourbe. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.61)
    • Sa spécialité consistait à scier les dés et à les piper. Il m'expliqua l'opération, car achetant lui-même l'ivoire, il le débitait en petits cubes dont il forait certains côtés pour les bourrer de plomb, […]. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
  7. (En particulier) Couper un arbre abattu en bois de chauffage.
    • La tronçonneuse est le principal outil pour débiter un arbre. (Système D.fr, Débiter un arbre abattu)

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Verbe 2[modifier | modifier le wikitexte]

débiter /de.bi.te/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Finance) Comptabiliser un débit.
    • Je vous ai débité de telle somme.

Antonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Homophones[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]