entraver

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(Verbe 1) De l’ancien occitan entravar, mettre une poutre (trau).
(Verbe 2) De l’ancien français enterver (« comprendre »).

Verbe 1[modifier | modifier le wikicode]

entraver /ɑ̃.tʁa.ve/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Gêner, empêcher la marche par une entrave.
    • Entraver un cheval.
  2. (Figuré) Arrêter quelque chose ou quelqu’un dans sa marche.
    • Mais la destruction par l’inflation du capital circulant a entravé la restauration de l'activité économique. (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 Octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpr. 2e éd. revue), p.91)
    • Il atteint le fossé qui délimite la Belgique et la France et, en dépit des feuilles pourries qui l'entravent, il le suit à toute allure. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
  3. (Pronominal) Se prendre dans des entraves.
  4. (Pronominal) (Figuré) Se faire mutuellement obstacle.
    • Ils s'entravent en sollicitant le même poste.

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Verbe 2[modifier | modifier le wikicode]

entraver /ɑ̃.tʁa.ve/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Argot) Comprendre.
    • Ici c’est l’rendez-vous d’toutes les combines, croyez-moi. Ça vous saute pas aux yeux du premier coup, mais il suffit d’observer et on entrave en un rien de temps. (Francis Carco, Images cachées, 1929)
    • — Vous croyez qu’il entrave l’engliche ? (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944. Édition Folio, 2003, p.171.)
    • J’y entrave que dalle, à ton histoire !

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]