fourneau

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Voir aussi : Fourneau

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

De l’ancien français forn (« four »).

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
fourneau fourneaux
/fuʁ.no/

fourneau /fuʁ.no/ masculin

  1. Appareil fixe ou portatif, généralement en tôle ou en fonte, servant à la cuisson des aliments, à faire bouillir de l’eau, etc.
    • Le calorifère consiste en un fourneau cylindrique a en fonte ayant 3m,30 de hauteur et 0m,50 de diamètre. Les quatre pièces dont il se compose sont assemblées à emboîtement et lutées avec soin, […]. (Arthur-Jules Morin, Mécanique pratique: Études sur la ventilation, vol.1, p.581, Hachette, 1863)
    • Aux quatre angles est un fourneau qui procure à la fois le chauffage et la ventilation. (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, la bouche en cœur, le visage jambonné par la chaleur des fourneaux et venant connaître notre opinion sur sa cuisine. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
  2. (Vieilli) Petite construction de maçonnerie ou de brique, soit portative, soit à demeure, et à plusieurs cavités, dans lesquelles on mettait du charbon, de la braise, pour cuire et chauffer les mets.
    • Le foyer, la grille, le cendrier d’un fourneau.
    • Allumer ses fourneaux. Faire bouillir une marmite sur un fourneau.
  3. (Par extension) (Cuisine) Cuisinière.
    • Fourneau de cuisine.
  4. (Arts) Récipient qui sert à soumettre diverses substances à l’action du feu.
    • Fourneau de coupelle. Fourneau d’orfèvre. Fourneau d’affineur. Fourneau de forge. Fourneau à vent.
  5. (Vieilli) (Désuet) Grand four où l’on fond le verre ou les métaux.
    • Les collines dénudées ont la couleur des scories refroidies dans les fourneaux. (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931)
  6. (Vieilli) (Désuet) Cavité pratiquée dans une masse et chargée d’un explosif, pour faire sauter un rocher, une muraille, une partie de terrain ou un ouvrage de fortification.
    • Mettre le feu à un fourneau. — Faire jouer un fourneau.
  7. La partie évasée d’une pipe dans laquelle on fait brûler le tabac.
  8. (Populaire) (Désuet) Vagabond, mendiant (par métonymie : habitué au fourneau de charité) ; d'où misérable, bon à rien, naïf, imbécile.
    • Fourneau, signifie crétin, imbécile. Quand on imprime dans les journaux que nos ministres et nos députés sont des fourneaux, ils ne sont pas, je pense, habitués des asiles de nuit. (Charles Virmaître, Dictionnaire d’argot fin-de-siècle, 1894)

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

  1. fourneau philanthropique, ancien établissement de charité qui distribuait gratuitement de quoi manger à des indigents ou qui leur vendait des aliments à bas prix.
  2. fourneau de mine
  3. haut-fourneau

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]