gelée
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- De gelé.
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| gelée | gelées |
| /ʒǝ.le/ | |
gelée /ʒǝ.le/ féminin
- (Météorologie) Froid qui glace l’eau et qui rend les corps plus rigides.
- Le sol se recouvrit, à sa surface, d'une croûte blanche, très distincte de la gelée, --celle-ci n'étant qu'une vapeur aqueuse qui se congèle après sa précipitation. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- La gelée de mai avait compromis la récolte des sorbes et depuis déjà longtemps c'était le souci numéro un des griveleux. — (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
- Tous ceux qui connaissent un peu les bois savent que la gelée du printemps est le fléau des taillis. — (Georges Louis Leclerc, Historique nat. Introd. Œuvres, t. VIII, p. 367, dans POUGENS.)
- Presque tous conviennent qu’elles [les cailles] s’en vont à la première gelée d’automne, dont l’effet est d’altérer la qualité des herbes et de faire disparaître les insectes. — (Georges Louis Leclerc, Ois. t. IV, p. 249.)
- (Cuisine) Suc de viande ou de quelque autre substance qui a pris une consistance molle en se refroidissant.
- L'osséine chauffée à l'autoclave avec de l'eau donne un albumoïde de nature plus simple, la gélatine ; celle-ci se gonfle au contact de l'eau en donnant des gelées; […]. — (Cousin & Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- Gelée au rhum. Gelée de veau. — Un plat de gelée.
- Le roi prit de temps en temps un peu de gelée et de l’eau pure. — (Louis de Rouvroy, 405, 58.)
- (Populaire) (Figuré) Nous aurons demain un plat de gelée, il gèlera demain.
- (Cuisine) Jus de fruits cuits avec du sucre qui prend par le refroidissement une consistance gélatineuse.
- Gelée de groseilles, de pommes.
- État gélatineux de parties végétales ou animales.
- Telle a été la première forme du chêne majestueux et du puissant rhinocéros ; ils n'ont été au commencement qu’une goutte de gelée et moins encore. — (Charles Bonnet, Lettr. div. t XII, p. 13.)
- Combien l’organisation de ces petits animaux, qui semblent n'être qu’une gelée épaissie, diffère-t-elle de celle des animaux que leur grandeur et leur consistance soumet au scalpel de l’anatomiste ! — (Charles Bonnet, Paling. philos. v, 3.)
- État que l’alumine, la silice, la colle, etc. prennent, quand, ayant été dissoutes dans un liquide, elles s’en séparent à l’état solide.
- On les distingue [certaines pierres] des pierres purement vitreuses ou calcaires en leur faisant subir l’action des acides ; ils ne font d’abord aucune effervescence avec ces matières, et cependant elles se convertissent à la longue en une forte gelée. — (Georges Louis Leclerc, Min. t. VIII, 139, dans POUGENS.)
- En gelée, en forme de gelée.
- Cette dissolution se prend en gelée par le refroidissement.
Synonymes
Dérivés
froid (1)
- gelée blanche
- (Alchimie) gelée du loup : teinture d’antimoine.
- (Zoologie) gelée de mer : espèce de méduse.
- (Chimie) (Vieilli) gelée minérale : nom donné à quelques précipités.
Apparentés étymologiques
Traductions
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Forme de verbe
| Participe |
| Passé |
| (féminin singulier) gelée |
gelée /ʒə.le/
- Participe passé féminin singulier du verbe geler.
Prononciation
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Homophones
Paronymes
Références
- Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 (gelée)