gouge

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Voir aussi Voir aussi : gougé

Sommaire

Français [modifier]

Origine et histoire de « gouge » Étymologie

Du bas latin guvia, gubia, gulvia, gulbia (gloses d’Isidore). D’origine incertaine, peut-être du basque gubia (« arc »).
Les mots de l’ancien français goi, , goye (« sorte de serpe »), avec leur diminutif gouet paraissent aussi venir de guvia et être le même mot que gouge.
(Fille) De l'ancien occitan goge (« fille non mariée ») → voir gougie en ancien français.

Nom commun

Singulier Pluriel
gouge gouges
/ɡuʒ/
Gouges

gouge /ɡuʒ/ féminin

  1. Outil de fer, fait en forme de demi-canal, avec un manche de bois, à l’usage des sculpteurs, des tourneurs, des plombiers, des menuisiers, des charpentiers.
  2. Tranchet courbe pour creuser les talons des souliers.
  3. Outil pour couper l’excédant des tuiles molles dont on construit le four du glacier.
  4. (Chirurgie) Ciseau à tranchant demi-circulaire employé pour l’ablation des exostoses.
  5. (Serrurerie) On met deux gouges à tous les ressorts d’une serrure, pour les faire sortir autant qu’on le désire.
  6. (Vieilli) (Populaire) Femme, prostituée, fille à soldats [1].
    • On observe d’ailleurs la même dérivation à partir du mot « femme », tout simplement, qui en est venu à signi­fier lui même « prostituée » (il y a des femmes) ; la liste des synonymes de « femme » est éloquente : nana, souris, sauterelle, pétasse, fille, gouge, poule, tendron, môme, dulci­née… Ainsi, tous les substantifs relatifs à femme ou fille, servent indiffé­remment à désigner l’amoureuse ou la prostituée ; seul le contexte permet de savoir de quelle femme il s’agit. (Satya, La conjugalité : source de la prostitution)
    • Et pour finir, je dirai le baiser
      De ta lèvre rouge,
      Et ta douceur à me martyriser,
      - Mon ange ! Ma gouge !
      (Paul Verlaine, Sérénade)
    • Je suis dans un brouillard qui bourdonne et qui bouge
      Mon œil tourne et s’éteint ! où donc es-tu, ma gouge ?
      Viens ! tout mon corps tari te convoite en mourant !"
      (Maurice Rollinat, La succube)
    • On peut les comparer encore à cette auberge,
      Espoir des affamés, où cognent sur le tard,
      Blessés, brisés, jurant, priant qu’on les héberge,
      L’écolier, le prélat, la gouge et le soudard.
      (Charles Baudelaire, Damnation, 1857)
    • – Oh, que nenni! dit Caudebec, la mine fort triste tout soudain. Sans tétons pour dormir, je ne pense qu'à ma mort, au feu du purgatoire et à mes gros péchés.
      – Monsieur le Baron, dit Frère Antoine, si vous pouviez dormir une seule nuit sans gouge, ils seraient moins gros.
      (Robert Merle, En nos vertes années, I., 1979)

Synonymes

Expressions

Traductions

Forme de verbe

Conjugaison du verbe gouger
Indicatif Présent je gouge
il/elle/on gouge
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je gouge
qu’il/elle/on gouge
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
gouge

gouge /ɡuʒ/

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de gouger.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de gouger.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de gouger.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de gouger.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de gouger.

Mots composés des mêmes lettres que « gouge » Anagrammes

Voir aussi Voir aussi

Références Références

Ancien français [modifier]

Origine et histoire de « gouge » Étymologie

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Nom commun

gouge /Prononciation ?/ masculin (équivalent féminin : gougie)

  1. Serviteur, messager.

Références Références

  • Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle gouge 1881, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg