icône
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
Il convient de distinguer :
- icône (dans le Dictionnaire de l'Académie et le Littré avec un accent sur le o) apparu au début du 19e siècle.
- Du russe : ikona, (issu du grec byzantin : eikonia) : petite image peinte sur un panneau de bois.
- icone (toujours sans accent) apparu à la fin du 19e siècle.
- De l'anglais icon, employé par l'américain Charles Sanders Peirce pour désigner un signe qui renvoie à ce qu'il dénote.
- icône (semble-t-il avec accent) apparu à la fin du 20e siècle.
- De l'anglais icon, signe visuel constituant une image ; par conséquent en relation avec le sens 1 et assez éloigné du sens 2 de Charles Sanders Peirce.
Les trois mots proviennent à l'origine du mot grec eikon εἰκών qui signifie (« image »).
En latin classique, on trouve la forme icon, iconis, chez le grammairien Apuleius.
En bas latin (6e siècle) le mot iconia traduit le grec byzantin : eikonia.
On retrouve dans quelques textes du Moyen-âge le vieux français icoine qui signifie image.
Nom commun 1
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| icône /i.kon/ |
icônes /i.kon/ |
icône féminin
- Image sainte, vénérée par les adeptes de la religion orthodoxe.
- Les saintes icônes.
- Archétype.
- Au figuré : Internet est une icône de la modernité.
Nom commun 2
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| icône /i.kon/ |
icônes /i.kon/ |
icone féminin ou masculin
- (Sémiotique) Selon l'américain Charles Sanders Peirce : Type de signe se caractérisant par le fait qu'il y a une similitude de fait avec l'objet qu'il dénote en vertu de ses caractères propres : par exemple, le plan d'une maison (représentant) est une icone de cette demeure (représenté) au sens de Peirce parce qu'il y a une similitude de fait entre le plan et la maison.
Mais tout signe visuel constituant une image n'est pas un icone de l'objet, ce peut être un indice ou un symbole. Pour que ce soit un icone il faut qu'il y ait analogie, c'est-à-dire un rapport de ressemblance avec l'objet à quoi le signe se rapporte et il faut que l'on s'interroge sur sa fonction de signe et non pas sur sa fonction d'image.
En revanche, une image de piété de la période byzantine, ainsi qu'une des petites images qui se dessinent sur les écrans de nos ordinateurs, est une icône : elle peut être un indice, un symbole ou un icone, il n'y a pas nécessairement une ressemblance avec l'objet.
La suppression de l'accent sur le o et l'utilisation du masculin sont des artifices utilisés par les linguistes français pour bien distinguer entre l'image sémiotique et l'icône des chrétiens d'Orient.
Nom commun 3
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| icône /i.kon/ |
icônes /i.kon/ |
icône féminin
- (Informatique) Sur un écran, symbole graphique qui représente une fonction ou une application logicielle particulière que l'on peut sélectionner et activer au moyen d'un dispositif tel qu'un crayon optique ou une souris.
- Lorsque vous branchez un disque externe, une icône apparaît automatiquement.
- Note sur le genre[1]
Dérivés
Traductions
Voir aussi
- icône sur Wikipédia

Références
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (icône), mais l’article a pu être modifié depuis.
- Journal officiel de la République française du 22 septembre 2000, Répertoire terminologique 2000
- ↑ Bien que cela soit courant, le fait d'écrire le mot icône (informatique) avec un genre masculin (ou sans accent sur le o) n’est pas standard. En effet, si le sens 3 est bien un américanisme comme le sens 2 qui est masculin, il nous revient de l'anglais pour traduire ces petits signes visuels constituant une image qui apparaissent sur l'écran et qui s'apparentent aux icônes au sens 1 (féminin) qui provient du russe aussi bien en anglais qu'en français : image de piété peinte sur bois de dimension réduite ; en revanche, il est assez radicalement différent de l'icone au sens 2 (masculin ou féminin) qui est utilisé en linguistique (sémiotique) et qui est un concept abstrait pour mieux rendre compte du fonctionnement du signe et du signifiant. Cet usage est confirmé par : (date de la publication : 10/10/1998 - éd. commission de l'informatique et des composants électroniques)

