impéritie

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin imperitia (« inexpérience, ignorance »).

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
impéritie impérities
/ɛ̃.pe.ʁi.si/

impéritie /ɛ̃.pe.ʁi.si/ féminin

  1. Incapacité, inhabileté ; ignorance de ce qu’on doit savoir dans sa profession.
    • Faut-il chercher dans la faiblesse ou l’impéritie du maréchal Bazaine les motifs de sa conduite, ou doit-on l’attribuer à de mesquines et égoïstes passions auxquelles il aurait sacrifié les intérêts de son armée et de son pays ? (Général Pourcet, représentant du ministère public lors du procès du maréchal Bazaine, lors de l’audience du 8 décembre 1873. In : [Anonyme], Procès du maréchal Bazaine : compte-rendu des débats du 1er conseil de guerre : précédé d’une introduction et suivi d’une table alphabétique des témoins, d’une table analytique des matières et d’une bibliographie des principaux ouvrages à consulter sur l’histoire de l’armée du Rhin et du siège de Metz. Paris : A. Ghio, 1874. 1 vol. (VIII-656 p.)[1] )
    • Ce volume […] convaincra tous ceux qui le liront que, d’avril 1854 à juillet 1870, la France a constamment marché vers le fatal dénoûment de janvier 1871, par le fait de l’impéritie de l’empereur Napoléon III et de l’incurie de ses ministres. (Émile de Girardin, préface de Le dossier de la Guerre de 1870, 1877)
    • Chef-d’œuvre de suffisance en même temps que d’insuffisance administrative, le plan 17, en un mot, recélait autant d’impéritie, dans la préparation, qu’en devait déceler le « plan d’opérations » dans sa conduite. (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
    • Même si l’on fait la part des incertitudes de la science et de l’erreur humaine, la cause fondamentale de l’incroyable impéritie gouvernementale s’explique avant tout par la recherche d'un avantage financier. (Alain de Benoist, « Un crime de sang : La contamination des hémophiles par le virus du sida » (1er novembre 1991), in : L’Écume et les Galets, 1991-1999 : Dix ans d’actualité vus d’ailleurs. Paris : éd. Le Labyrinthe, 2000. 623 p. ISBN 2-86980-029-0.[2].)

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]

  1. La citation figure à la page 403 de la version imprimée, et est consultable sur la vue 411 de la version mise en ligne sur le site Gallica .
  2. La citation figure à la page 91, et est consultable sur Google Livres.