jésuitière
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- → voir jésuite et -ière
- (fin xix e siècle) Donné par le général Jean-Baptiste Billot; à cause du cursus de formation des saint-cyriens qui passaient par une école préparatoire tenue par des jésuites, et de la collusion d’une grande partie de l’État-Major avec la hiérarchie française de l’Église catholique romaine pour ébranler la république par l'affaire Dreyfus.
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| jésuitière | jésuitières |
| /Prononciation ?/ | |
jésuitière féminin
- (Péjoratif) École, collège ou lycée, tenu par des jésuites.
- Fils d'émigré, c'est trop peu pour plaire à nos Hommes d'État; il faut avoir été couvé dans quelque jésuitière. « On voit que nous marchons!..[…] — (L. Veuillot, L'honnète femme, dans Le Correspondant, t.5, 1844, p.122)
Nom propre
jésuitière féminin (Au singulier)
- (Histoire) (Péjoratif) Nom que donnèrent les dreyfusards à l’État-Major durant l’affaire Dreyfus.
- Ce n’est pas qu’il fût favorable à la jésuitière, comme son prédécesseur le général Billot, ministre du cabinet Méline, qualifiait l’état-major de l’armée. Gallifet était aussi éloigné du cléricalisme que du nationalisme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires : (I) Ma jeunesse orgueilleuse., 1942)
- Toute la Jésuitière est affolée de rage. […] Négrier est frappé. Sans Négrier, il n’y a point de France. On n’eût pas moins célébré Mac-Mahon la veille de Sedan. — (Georges Clemenceau, Factieux le 1er août 1899 dans L’Aurore - En réunion dans Justice militaire , 1901)