non plus
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français [modifier]
Étymologie
Locution adverbiale
non plus /nɔ̃ ply/ invariable
- Signifie quelque chose d’également négatif.
- On ne peut pas vivre sans pain ; On ne peut pas non plus vivre sans la patrie. — (Victor Hugo, Les Châtiments, Chanson XIV, 1853)
- Et dame ! ce jour là, si on n’y va pas en chantant, on n’ira pas en pleurant non plus. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, p. 320)
- Les Chasseurs n’étaient peut-être pas non plus étrangers à cette manigance. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
- […] : la plaque tectonique de droite qui recouvre la télé depuis 1995 au moins s’est effondrée. Enfin presque, pasque faut pas déconner non plus. — (Raphaël Garrigos & Isabelle Roberts, Cire-pompes et circonstances, dans Libération (journal) des 10 & 11 mars 2012, p. XVI)
- Également négatif. Utilisé avec le sujet sans verbe.
- Vous ne pourriez pas. Moi non plus. — (L’Avant-scène théâtre, Numéros 166-176, 1958)
- Signifie quelque chose qui l’était mais qui ne l’est plus. Utilisé avec un adjectif épithète.
- Alors, chaque être étant libre à sa façon et concourant de toutes ses forces à la fois, de concert avec les autres êtres, au but commun, la nature serait belle ; et le rêve que l’art nous propose, qu’il réalise par fragments, serait la réalité universelle : un art non plus superficiel, mais profond, gouvernerait l’univers. — (Théodule Ribot, Revue philosophique de la France et de l’étranger, 1878, p. 412)
- (Vieilli) Pas plus.
- Il n’en fut non plus ému que s’il eût été innocent.
- On n’en parle non plus que s’il n’eût jamais existé.
- Je n’en sais rien, non plus que vous.
Dérivés
Vocabulaire apparenté par le sens
Traductions
Locution conjonctive
non plus /nɔ̃ ply/ invariable
- Nie également le mot suivant. Ni.
- En un certain sens, Euripide ne fut, lui aussi, qu’un masque : la divinité qui parlait par sa bouche n’était pas Dionysos, non plus Apollon, mais un démon qui venait d’apparaître, appelé Socrate. — (Friedrich Nietzsche, L’Origine de la Tragédie, Chapitre 12, traduit par Jean Marnold et Jacques Morland, 1901)