ornement

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin ornamentum.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
ornement ornements
/ɔʁ.nə.mɑ̃/

ornement /ɔʁ.nə.mɑ̃/ masculin

  1. Ce qui sert à orner, à embellir.
    • Ce portique et ces statues servent d’ornements à cette place.
    • Cette porte ne s’ouvre pas : elle n’est que pour l’ornement.
    1. Parure.
      • Cette femme était parée de ses plus beaux ornements.
      • Une élégance sobre, qui se passe d’ornements.
    2. (Rhétorique & poésie) Figure, forme de style dont on se sert pour embellir le discours.
      • La simplicité tient lieu d’ornement.
      • Les ornements du style.
    3. (En particulier) (Arts) Figure de fantaisie, comme fleuron, rosace, feston, que différents arts ou métiers emploient comme embellissements.
      • Elle honnit le carton-pâte et l'ornement en staff, l'orviétan des charlatans littéraires, le tarabiscotage des épithètes, qui sont trop souvent l'essentiel d'un livre consacré aux splendeurs factices d"un climat africain. ( Pierre Mannoni, Les Français d'Algérie: vie, mœurs, mentalité, 1993)
      • La peinture, la sculpture d’ornement.
    4. (Architecture) (Menuiserie) Sculpture, moulure, qui sert à décorer les différentes parties d’un bâtiment ou d’une boiserie.
      • À première vue, on attribuerait au gothique flamboyant cette maîtresse œuvre où l'on découvre bientôt les volutes, les ornements, toutes les riches imaginations de la Renaissance. (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931)
      • Ornement courant, décoration qui se continue, qui se répète dans une frise ou une moulure. Les entrelacs, les rinceaux, les oves sont des ornements courants.
    5. (En particulier) Peintures faites, dans une galerie, pour servir d’accompagnement au sujet principal et qui n’en font point partie.
      • Un peintre d’ornements.
  2. (Figuré) Ce qui sert à faire honneur, à donner du lustre à un pays, à un siècle, à une famille, etc.
    • Il est l’ornement de son pays, de sa nation, de son siècle, de sa famille.
    • La modestie est le plus bel ornement du mérite.
    • ― Douleur naturelle, dit Guise... Une fille si charmante !
      ― Elle eût été l'ornement de votre cour, sire ! fit Condé.
      (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906)
  3. Pièce d’une même couleur ou d’une même parure, faisant un assortiment entier, dans lequel les habits sacerdotaux et les devants d’autel sont compris.
    • Un ornement blanc, rouge.
    • Cette sacristie renferme de très beaux ornements.
  4. (Au pluriel) Ensemble des habits sacerdotaux, comme la chasuble, l’étole, etc., dont les prêtres se servent pour les offices dans le culte catholique.
    • Dans le tohu-bohu de la sacristie m’échoyai l'honneur d'aider le prêtre à se vêtir des ornements. Je présentais l'amict, l'aube, l'étole. Je veillais à la pose de la chasuble. (Yanny Hureaux, Bille de chêne: Une enfance forestière, Jean-Claude Lattès, 1996)

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]