pastoureau
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sommaire |
[modifier] Français
Étymologie
- Vient de pastor (« pasteur, pâtre, berger »), qui a donné aussi pastore (« bergère ») et pastorel (« jeune berger »). XIIe siècle.
Nom commun
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | pastoureau /pas.tu.ʁo/ |
pastoureaux /pas.tu.ʁo/ |
| Féminin | pastourelle /pas.tu.ʁɛl/ |
pastourelles /pas.tu.ʁɛl/ |
pastoureau
- Petit pasteur, petite bergère.
- […], j'entends autrement mieux la vie que le sieur Pliouchkine, par exemple : voilà un bonhomme qui possède huit cents âmes et mange plus mal que mon pastoureau. — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842 ; traduction de Henri Mongault -1949)
- (Poésie) Dans l’ancienne poésie française, sorte de petite églogue en vers, faite pour le chant.
- Les pastourelles d’Adam de la Halle.
- (Histoire) (France) Membre d'une des troupes de serfs ou de vilains, révoltés, exaltés et pillards qui parcoururent la France au du Moyen Âge.
- Lorsque la troupe des pastoureaux entra dans Orléans, le jour de saint Barnabas, l'évêque de cette ville interdit à tous ses clercs d'assister à ses prédications ; car, disait-il, ce sont les souricières du diable. Quant aux laïques, ils méprisaient déjà les ordres et les menaces du prélat, et c'étaient eux qui, en dépit de son autorité avaient ouvert la porte aux pastoureaux. — (Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi, Histoire des Français, T.5, 1836, p.194)
Références
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (pastoureau), mais l’article a pu être modifié depuis.