pince-monseigneur

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Français [modifier]

Origine et histoire de « pince-monseigneur » Étymologie

Mot composé de pince et monseigneur ; l'Académie française donne l'explication suivante pour expliquer le terme : Monseigneur était utilisé pour nommer une personne de haute dignité. Et comme l'on ne refusait rien à ces éminentes personnes, toutes les portes s'ouvrent devant Monseigneur (LARCH. 1880). Autrement dit, on ne refuse pas l'accès à un monseigneur. La pince-monseigneur, qui permet d'ouvrir n'importe quel cadenas ou chaine, tient donc son nom du fait qu'aucune porte ne peut lui résister.

Nom commun

Singulier Pluriel
pince-monseigneur
/pɛ̃s.mɔ̃.sɛ.ɲœʁ/
pinces-monseigneur
/pɛ̃s.mɔ̃.sɛ.ɲœʁ/
Pince-monseigneur 01.jpg

pince-monseigneur /pɛ̃s.mɔ̃.sɛ.ɲœʁ/ féminin

  1. Sorte de levier dont se servent les cambrioleurs pour forcer les portes → voir pied-de-biche.
    • Le coffre-fort ne veut pas être brutalisé, violenté ; il faut user de douceur avec lui, le caresser longuement. Une pince-monseigneur, un chalumeau ? Allons donc. Un petit air de flûte. Le charme opère. (Victor Méric, Les compagnons de l'Escopette, 1930, p.187)
    • Nous sommes partis par une nuit plutôt nocturne
      Nous quatre Dudule le gros Victor et l’Amnésique
      Nous avions collé des semelles crêpes à nos cothurnes
      J’portais les outils la pince-monseigneur l’chalumeau oxhydrique
      (Boris Vian, Le Tango interminable des perceurs de coffres-forts. Chanson interprétée en 1958 par Les Frères Jacques.)
  2. Clé, ce qui ouvre les portes.
    • Pour eux l'intelligence était l'espèce de « pince monseigneur » grâce à laquelle des gens qu'on ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam forçaient les portes des salons les plus respectés. (Proust, Guermantes, t.2, 1921, p.442)

Voir aussi Voir aussi

Références Références