pleuvoir des hallebardes

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

→ voir pleuvoir et hallebarde.

Locution verbale[modifier | modifier le wikitexte]

pleuvoir des hallebardes (h aspiré) /plœ.vwaʁ dɛ al.baʁd/ intransitif, impersonnel (se conjugue, voir la conjugaison de pleuvoir)

  1. (Figuré) Pleuvoir une pluie drue et abondante.
    • — il lansquine, il pleut, vieille figure frappante, qui porte en quelque sorte sa date avec elle, qui assimile les longues lignes obliques de la pluie aux piques épaisses et penchées des lansquenets, et qui fait tenir dans un seul mot la métonymie populaire : il pleut des hallebardes. (Victor Hugo, Les Misérables, 1862, Émile Testard, 1890, 4e partie, livre 7, chap. 2, p. 290)
    • Quand je sortis du palais Barberini, avec le dernier custode, Jupiter-tonnant envoyait aux mortels, pour les réjouir, une pluie bienfaisante mais torrentielle ; il pleuvait des hallebardes, des guisarmes, des bizaigues et des fauchards. (Charles Du Bois-Melly, Voyages d’artiste en Italie, 1850-1875, H. Georg, Genève, 1877, p. 376)
    • Au-dehors, de grands rais de soleil traversant la pluie accrochant à ses filets limpides ces lames aiguës et brillantes qui justifient le proverbe : « Il pleut des hallebardes », la jeune verdure des Champs-Élysées, les massifs de rhododendrons bruissants et mouillés, les voitures rangées sur l’avenue, les manteaux cirés des cochers, tout le splendide harnachement des chevaux recevant de l’eau et des rayons un surcroît de richesse et d’effet, et mirant de partout du bleu, le bleu d’un ciel qui va sourire entre l’écart de deux averses. (Alphonse Daudet, Le Nabab, Charpentier, 1878, chap. 14, p. 281)

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]