posséder

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Voir aussi Voir aussi : posseder

Sommaire

[modifier] Français

Origine et histoire de « posséder » Étymologie

Du latin possidere.

Verbe

posséder /pɔ.se.de/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Avoir à soi, en son pouvoir. Avoir la propriété ou possession.
    • On peut être marri, ou plutôt s’attrister du bien d'autrui, à cause que nous ne l'avons pas & que nous souhaiterions le posséder aussi bien que lui ; […]. ( Vincent Houdry, La Bibliothèque Des Prédicateurs, V.3, §.5, p.598, 3e éd., 1733)
    • Posséder de grands biens. Posséder une terre, une maison, un héritage.
  2. (Par extension) être doté, en parlant d'attributs.
    • Une blonde qui possédait des nichons et une nuque inoubliables a cru bon de venir rompre le silence de l'écran par une chanson où il était question de sa solitude. (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël, 1932, p.159 - éd.1942)
  3. (Par extension) Être titulaire, en parlant des emplois, des honneurs, des qualités.
    • Posséder un emploi, une charge. Posséder des honneurs, des dignités.
  4. (Figuré) Savoir bien une chose, en avoir une parfaite connaissance.
    • Maintenant, il possédait presque en perfection cette langue arabe dont elle lui avait appris, jadis, les premières syllabes, et lui dit : …. (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
    • Élevée à parler deux langues, elle possédait aussi bien l’allemand que le français ; puis, elle et sa sœur avaient appris l’anglais par madame Dumay. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il possédait si bien la carte des fossiles du département qu'il ne donnait jamais un coup de piochon sans exhumer un spécimen rare. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958, p.70)
  5. Prendre par les passions, des sentiments qui maîtrisent l’âme, qui l’agitent et l’égarent.
    • Pour les hommes de Chronos, l'avoir d'un passé ne saurait être analogue à l'avoir des choses ; bien que mort et irretrouvable, ou plutôt parce que mort et irretrouvable, notre passé nous possède plus que nous ne le possédons, […]. (Micheline Sauvage, Le cas Don Juan, 1953, p.102)
    • La passion possède cet homme. Il est possédé d’un fol orgueil, d’une ambition démesurée. Quelle rage, quelle fureur vous possède ?


se posséder pronominal

  1. Être maître de son esprit, de ses passions, de ses mouvements, ne pas se laisser troubler par les circonstances fâcheuses.
    • C’est un homme froid et sage qui se possède toujours. - Il ne se possède pas, il est toujours hors de lui-même. - C’est un orateur qui se possède et ne se trouble pas.

Apparentés étymologiques

Expressions

  • Posséder quelqu’un, (Familier) (Désuet) L’avoir chez soi, dans sa maison, jouir de sa présence.
Nous serions charmés de vous posséder pendant quelques jours. - Nous ne l’avons possédé que peu d’instants.
  • Posséder l’esprit de quelqu’un, (Figuré) En être maître, le gouverner à son gré.
Cette femme possède entièrement l’esprit de son mari.
  • Posséder les bonnes grâces d’une personne, (Figuré) En être favorisé.
  • Posséder le cœur d’une personne, (Figuré) En être aimé.
  • Posséder une femme, (Figuré) Jouir de ses faveurs.
  • Être possédé du démon de l’orgueil, de l’avarice, du jeu, (Figuré) Porter à l’excès l’orgueil, l’avarice, la passion du jeu.
  • Le démon le possède, (Religion) Le démon s’est emparé de son corps.
  • Le diable le possède, il est possédé du diable, (Figuré) (Populaire) (Vieilli) se dit d’un Homme emporté et qui ne veut point entendre raison.
  • Il ne se possède pas de joie, (Familier) Il est transporté de joie, une joie excessive le met hors de lui-même.

Traductions

Prononciation Prononciation


[modifier] Mots ou locutions prononcés exactement comme « posséder » Homophones

Références Références

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