prieur

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Français [modifier]

Origine et histoire de « prieur » Étymologie

(xiie siècle) Du latin prior.
Ce mot a été choisi de préférence au mot abbé, qui était traditionnellement utilisé pour ce type de fonctions dans les monastères jusqu'alors, au vu du fait que le mot abbé signifie « père » et que Jésus recommande de ne pas prendre le titre de « père » (Mt 23:8-12).

Nom commun

Singulier Pluriel
prieur prieurs
/pʁi.jœʁ/

prieur /pʁi.jœʁ/ masculin

  1. (Religion) Supérieur dans certains monastères.
    • Quant au moine, Gurth le reconnut à l’instant même pour le prieur de l’abbaye de Jorvaulx. (Walter Scott, Ivanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Wary de Dommartin la rebâtit ; d'abord bénédictin au monastère de Saint-Epvre à Toul, puis prieur de Varangéville, il céda ensuite son prieuré, moyennant redevance, à Jean de Nicolinis. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
  2. (Vieilli) Titre de dignité dans quelques sociétés.
    • Prieur de Sorbonne, de la maison de Sorbonne.

Dérivés

Expressions

  • sous-prieur, (Religion) Celui qui a la direction dans un monastère après le prieur.
  • prieur commendataire, (Histoire) Bénéficier qui jouissait en tout ou en partie des revenus d’un prieuré et qui en portait le titre sans avoir aucune autorité sur les religieux.
  • prieur-curé, (Religion) Religieux desservant une cure dépendant d’un ordre monastique.
  • grand prieur, (Dans l’Ordre de Malte) Chevalier revêtu d’un bénéfice de l’ordre, appelé Grand prieuré. (Dans quelques abbayes) Religieux qui avait la première dignité après l’abbé.

Prononciation Prononciation

Voir aussi Voir aussi

Références Références