professer

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Français [modifier]

Origine et histoire de « professer » Étymologie

Du latin profiteor (sens identiques).
Attesté avec ses trois acceptions principales par l’Académie française depuis 1694.

Verbe

professer /pʁɔ.fɛ.se/ ou /pʁɔ.fe.se/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Avouer publiquement, reconnaître hautement quelque chose.
    • Puis, à l’aspect de ces riches et sublimes tableaux, je pensais amèrement au mépris que nous professons, jusque dans nos livres, pour notre pays d’aujourd’hui. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
    • S’il avait accepté aussi promptement cette mission, la profonde amitié qu’il professait pour la nièce du général en était la seule cause. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
    • Cet Italien professait une totale ignorance du jeu d’échecs, quoique toutes les autres personnes de la suite du baron jouassent passablement. (Edgar Poe, Le joueur d’échecs de Maelzel, dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire)
  2. (Vieilli) Exercer.
    • Professer la médecine.
  3. Enseigner publiquement.
    • Le seigneur avait, semble-t-il, professé une sorte de philosophie avancée, qui l’amenait à se préoccuper de « l’amélioration de la race » jusqu’à la production du Surhomme, et consistant, dans la pratique, pour lui et ceux de sa bande, à contracter de fréquents et peu légitimes mariages. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 428, Mercure de France, 1921)
    • (Absolument) Après quelques années je fus appelé à professer à l’École des sciences politiques où la charge des conférences de préparation à l’Inspection des Finances, m’incomba. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)

Traductions

Références Références