réticence

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Voir aussi Voir aussi : reticence

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin reticentia, de reticēre (« se taire »).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
réticence réticences
/ʁe.ti.sɑ̃s/

réticence /ʁe.ti.sɑ̃s/ féminin

  1. Action de taire à dessein une chose qu’on pourrait ou qu’on devrait dire.
    • Indépendamment des causes ordinaires de nullité, […], le contrat d'assurance est nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de l'assuré, quand cette réticence ou cette fausse déclaration change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur, alors même que le risque omis ou dénaturé par l'assuré a été sans influence sur le sinistre. (Article L113-8, Code des assurances, France, version 2010)
    • Dans le récit qu’il m’a fait, il a mis beaucoup de réticence.
    • Il a usé avec moi de réticence.
  2. Chose même que l’on n’a pas dite.
    • Dans ce discours, il n’y a point de mensonge formel, mais il y a bien des réticences.
    • Dans cet acte, il y a une réticence frauduleuse.
    • Des réticences perfides.
  3. (En particulier) (Rhétorique) Figure par laquelle l’orateur en s’interrompant fait entendre ce qu’il ne veut pas dire expressément.
    • La réticence en dit quelquefois plus que les paroles.
  4. Réserve, restriction.
    • Accepter sans réticence, accepter avec réticence.
    • Dans leur ardeur surexcitée, ils morigénaient ceux qui marquaient quelque indécision ou réticence, leur démontrant que dans les circonstances actuelles la meilleure des prudences était d’agir vite. (Émile Pataud & Émile Pouget, Comment nous ferons la Révolution, 1909)

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]