scandale
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- Du latin ecclésiastique scandalum, dans l’expression «petra scandali» : pierre d’achoppement. Emprunté au grec σκάνδαλον : achoppement.
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| scandale | scandales |
| /skɑ̃.dal/ | |
scandale /skɑ̃.dal/ masculin
- Ce qui est occasion de tomber dans l’erreur.
- Les religions constituent un scandale particulièrement grave pour l’intellectualiste, car il ne saurait ni les regarder comme étant sans portée historique, ni les expliquer ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p.30)
- (En particulier) Occasion de chute que l’on donne à autrui par quelque mauvaise action, par quelque discours corrupteur.
- Il faut craindre le scandale. Éviter le scandale. Empêcher le scandale. Réparer le scandale.
- C’est une chose qu’on peut dire sans scandale. Être, devenir une occasion de scandale.
- Indignation qu’on a des actions et des discours de mauvais exemple.
- Dans une brochure qui a fait quelque scandale, le général Donop […] voudrait, comme Bugeaud et Dragomiroff, que chacun dans la bataille connût exactement le plan de ses chefs ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.351)
- […]: elle était en smoking. Son amie, plus bourgeoise, se prodiguait pour elle en mille soins touchants, au grand scandale de Trique. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
- Il est expliqué plus bas que le scandale n'est qu'un mot, qu'on fait naitre la chose selon les besoins et les circonstances et que le plus scandaleux n'est point que tel banquier couche, un beau jour à la Santé, mais que tant d'autres dorment paisibles dans leurs draps. — (Victor Méric, Les compagnons de l'Escopette, 1930, p.173)
- (Par extension) L’éclat que fait un mauvais exemple.
- Quel scandale ne ferait pas, en effet, cette créature perdue de débauche quand elle saurait qu'elle n'avait plus rien à espérer de lui ! — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- (Par extension) La chose qui provoque l'indignation, la révolte, qui scandalise.
- Un beau jour, cependant, des symptômes caractéristiques d’un état nouveau, vomissements, vertiges et autres signes précurseurs d’un héritier prochain et d’un scandale qui ne l’était pas moins l’avaient contraint à se décider. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Expressions
Dérivés
Traductions
Prononciation
- France : écouter « scandale [skɑ̃.dal] »
Anagrammes
Voir aussi
- scandale sur Wikipédia

Références
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (scandale), mais l’article a pu être modifié depuis.