se mettre martel en tête
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[modifier] Français
Étymologie
- (1694) Martel est une ancienne forme de marteau. L’expression signifie à l’origine « être jaloux » ; le Dictionnaire de l’Académie françoise (1765, Tome second, page 70) indique « inquiétude née du soupçon qu’on prend de la fidélité de celui ou celle qu’on aime. » Le Dictionnaire comique, satirique, critique, burlesque, libre et proverbial de Philibert Joseph Le Roux (1786 p. 139) indique « avoir martel en tête : être jaloux méfiant et inquiet. Cette manière de parler se dit ordinairement d’un mari qui appréhende que sa femme ne lui soit infidèle… »
- Du souci particulier, né de la jalousie, on est passé plus généralement à toute espèce de souci excessif, d’inquiétude exagérée.
Locution verbale
se mettre martel en tête /sə mɛ.tʁə maʁ.tɛ.l‿ɑ̃ tɛt/ (se conjugue, voir la conjugaison de mettre)
- (Vieilli) Se faire du souci parce qu’on doute de la fidélité de celui ou celle que l’on aime.
- Je ne vois point encore, ou je suis une bête,
- Sur quoi vous avez pu prendre martel en tête.
- Lucile, à mon avis, vous montre assez d’amour ; — (Molière, Le Dépit amoureux, acte premier, scène première)
- Je ne vois point encore, ou je suis une bête,
- Se tourmenter, se faire beaucoup de souci, s’inquiéter fortement et de manière quasi obsessionnelle.
- Inutile de se mettre martel en tête pour si peu de chose !
- Vous vous êtes mis martel en tête pour une chose qui, je vous assure, est sans aucune conséquence. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Le Côté de Guermantes - Première partie)
Variantes
Synonymes
Antonymes
Références
- Dictionnaire de l’Académie française, quatrième édition, 1762 (martel)
- Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial de Philibert Joseph Le Roux 1786