sourdre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin sŭrgĕre (« se lever, se dresser »).

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

sourdre /suʁdʁ(ə)/ intransitif 3e groupe (conjugaison)

  1. (Littéraire) Jaillir, surgir. Note : s’emploie le plus souvent pour parler des eaux et ne s’utilise qu’à l’infinitif et à la troisième personne du présent et de l’imparfait de l’indicatif.
    • Les Mongols nous recommandèrent de suivre avec beaucoup de prudence les sentiers battus, et de nous éloigner des endroits où nous verrions l’eau sourdre et monter. (Évariste Huc, Lettre à à M. Etienne, Supérieur général, Annales de la propagation de la foi, 1847)
    • Déjà on entend le bruit de l’eau qui sourd du rocher par trois fissures et tombe d’assez haut dans un petit étang. (Judith Gautier, L’Usurpateur., E. Flammario, 1875, t. 1, p. 167)
    • Le voyageur lassé par une longue route dans le soleil, et qui s’essuie le front après avoir péniblement gravi une côte poudreuse, écoute avec délices le murmure d’une source froide qui vient sourdre au milieu de roches moussues et tombe en cascade argentine sur les feuilles découpées des fougères et sur les rameaux de cornouiller chargés de baies pierreuses. (Marcel Schwob, La Moisson sabine dans Cœur double, 1891)
    • Une larme sourd de mes yeux et, après avoir trembloté un instant à mes cils, coule au long de mes joues amaigries pour s’engouffrer dans les broussailles de ma rude moustache. (Alphonse Allais, À se tordre : En voyage, Paul Ollendorff, 1891, p. 256)
      • Note d’Alphonse Allais sur le mot « sourd » : Il est malheureux que cette expression vieillisse, car elle est significative et utile. Amyot s’en est servi dans sa traduction de Daphnis et Chloé : « Il y avait en ce quartier-là une caverne que l’on appelait la caverne des Nymphes, qui était une grande et grosse roche, au fond de laquelle sourdait une fontaine qui faisait un ruisseau dont était arrosé le beau pré verdoyant. »
    • Il se rajusta, tant bien que mal, monta, ainsi qu’un homme pris de démence, dans sa chambre, trouva Louise, presque nue, en larmes ; et chez elle, l'énervement s’était si rapidement accru que les doigts tremblaient, en même temps que les dents entre la haie desquelles sourdaient des hoquets et des râles. (Joris-Karl Huysmans, En rade, A. Blaizot, 1911, p. 136)
    • Il fit une deuxième enjambée, puis une troisième, et c'était comme si la force de se soutenir contre la gravité sourdait à travers la longueur de sa cuisse, par son mollet, de ses bottes ferrées de vif. (Alain Damasio, La Horde du Contrevent, 2004)
  2. (Figuré) Naître, se manifester.

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]

Ancien français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin surgere.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

sourdre /Prononciation ?/ transitif (conjugaison)

  1. Surgir.
  2. Jaillir.
  3. Sourdre.

Variantes[modifier | modifier le wikitexte]

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]