écailler

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De écaille.

Verbe [modifier le wikicode]

écailler \e.kɑ.je\ ou \e.ka.je\ transitif 1er groupe (conjugaison) (pronominal : s’écailler)

  1. Dépouiller les écailles d’un poisson, d’un reptile, etc.
    • Vous n’avez pas bien écaillé cette carpe, ce brochet. Écailler des huîtres.
  2. Couvrir d’un ornement, d’un décor en forme d’écaille.
  3. Donner la couleur de l'écaille de tortue à un objet.
  4. (Technique) Gratter le plomb avant de le souder.
  5. (Technique) Détacher au moyen d'un marteau des éclats pour en faire des pierres à fusil.
  6. (Pronominal) Se détacher par écailles, par plaques minces.
    • Et à deux lieues, dans les hangars de la douane de Mazagan, les matériaux d’un pont en fer, dont la construction avait été décidée il y a une cinquantaine d'années par Sidi Mohammed, s’oxydent et s’écaillent. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 144)
    • Je m’apprête à allumer la lampe. Je frotte une allumette. Elle ne prend pas, le phosphore s’écaille, elle se casse. Je la jette, et, un peu las, j’attends… — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • La porcelaine Philippe Deshoulières est cuite à 1400°C […] De ce fait, elle bénéficie d’une très grande résistance à la rayabilité. Elle ne s’écaille pas et ne se craquelle pas […] — (Dominique Auzias, Le Petit Futé : Châteaux de la Loire, 2010, page 143)

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin écailler
\e.kɑ.je\
ou \e.ka.je\
écaillers
\e.kɑ.je\
ou \e.ka.je\
Féminin écaillère
\e.kɑ.jɛʁ\
ou \e.ka.jɛʁ\
écaillères
\e.kɑ.jɛʁ\
ou \e.ka.jɛʁ\

écailler \e.kɑ.je\ masculin (équivalent féminin : écaillère)

  1. Personne qui ouvre des huîtres pour les vendre.
    • Elle avait d’ailleurs quelque argent, laissé par une marchande d’huîtres, qui l’avait recueillie quand elle fut déposée sur le quai du Havre par un capitaine américain. […] Venant au Havre, il y abandonna aux soins de cette écaillère apitoyée, ce petit animal noir caché à son bord […] — (Guy de Maupassant, Boitelle dans Les Contes normands)
    • Voilà l’écaillère qui, de sa grosse voix, se met à crier : « Pipelet, tu viens bien tard, mon ange ! » — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)

Anagrammes[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]