économiste

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(1767) Dérivé de économie avec le suffixe -iste.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
économiste économistes
/e.kɔ.nɔ.mist/

économiste /e.kɔ.nɔ.mist/ masculin et féminin identiques

  1. Personne qui s’occupe spécialement d’économie politique.
    • L’avocat de M. Turgot s’élevait contre la prétention de soumettre au moindre règlement la liberté du commerce et de l’industrie; il répétait avec emphase l’axiome des économistes : « laissez faire, laissez passer ». Le peuple souffre, disait-il ; on le reconnaît, et l’on ne veut pas en voir là cause : ce sont les maîtrises et les corporations, ce sont les droits d’entrée, et les douanes, et toutes vos lois prohibitives, qui doublent et triplent le prix des choses les plus nécessaires à la vie. (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
    • Gobenheim laissa échapper cette phrase qui, de nos jours, est la Sainte-Ampoule du génie au sens des économistes et des banquiers : ─ Il gagne un argent fou ! (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.
      Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et
      vice versa. — D’où il suit que le mauvais Économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d’un grand mal à venir, tandis que le vrai Économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d’une petit mal actuel. (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, Introduction, 1850)
  2. Physiocrate.
    • Vers le milieu du dix-huitième siècle, quelques principes sur la source des richesses, mis en avant par le médecin Quesnay, firent un grand nombre de prosélytes. L'enthousiasme de ceux-ci pour leur fondateur, le scrupule avec lequel ils ont toujours depuis suivi les mêmes dogmes, leur chaleur à les défendre, l'emphase de leurs écrits, les ont fait considérer comme une secte, et ils ont été appelés du nom d’économistes. (Say, Traité d'économie politique, 1832, p. 24)
  3. Partisan de l’économisme.
    • [Le] banquier Vincent, un économiste qui arrive de Russie, plus ou moins disgracié par les Soviets. (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 56)

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]