évêque

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin episcopus issu du grec ancien ἐπίσκοπος, epískopos (« surveillant, superviseur ») → voir épi- et -scope qui explique la forme savante épiscopal.
(ca. 980) evesque.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
évêque évêques
\e.vɛk\
Un évêque. (1)

évêque \e.vɛk\ masculin et féminin identiques

  1. Chef d’une église chrétienne qui a la responsabilité d’un diocèse.
    • Reine étrennait pour la circonstance une robe antipathique, d'un violet tirant trop sur le pourpre, comme d'un évêque qui veut se faire passer pour un cardinal. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
    • Lorsque la troupe des pastoureaux entra dans Orléans, le jour de saint Barnabas, l’évêque de cette ville interdit à tous ses clercs d’assister à ses prédications ; car, disait-il, ce sont les souricières du diable. — (Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi, Histoire des Français, T.5, 1836, p.194)
    • Les personnes vraiment pieuses doivent se faire un devoir de prier pour l’Église et d’honorer leur évêque ; elles doivent aussi prier pour l’avantage spirituel et temporel de l’État, et honorer leur Souverain. — (Vies des saints pour tous les jours de l’année, note de bas de page 526, 1846)
    • Cette chapelle renferme le tombeau de l’évêque Radulphe, dont l’inscription donne la date de 1266, comme étant celle de la mort du prélat. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Étonnez-vous donc, après tout ça, que les Évêques aient chanté le Te Deum pour Napoléon III ; l’homme couvert de sang ne leur déplait pas ; c’est peut-être même à cela qu’ils reconnaissent le favori de Dieu. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 132, Fischbacher, 1896)
    • Si l’on signale, en 350, la présence à Metz d’un évêque du nom de Siméon, qui aurait été un juif converti, cela ne signifie pas qu’il y ait déjà eu des juifs dans cette ville. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Jamais je n’admettrai que l’État n’ait pas un droit de regard sur la désignation des archevêques et des évêques. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • L’église est consacrée, son nom le dit assez, à saint Nicolas, évêque de Myre, patron des enfants et patron de la Lorraine. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
    • Au dessus des doyens étaient les archidiacres, représentants des évêques pour une partie du diocèse ; souvent ceux-ci avaient des corévêques pour les remplacer. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, p.562)
    • […] ; ces malheureux étaient conduits par un homme presque aussi pauvre qu'eux, […]. On disait autour de moi que cet homme était un évêque mormon. Un évêque mormon sous ces haillons sordides ! je n'en pouvais croire mes yeux. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.42)

Dérivés[modifier le wikicode]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier le wikicode]

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Adjectif [modifier le wikicode]

évêque \e.vɛk\ invariable

  1. De la couleur violet des robes des évêques. #723E64

Synonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

  • évêque sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg