éventer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De venter avec le préfixe é-, en moyen français esventer.

Verbe [modifier le wikicode]

éventer \e.vɑ̃.te\ transitif ou pronominal 1er groupe (conjugaison) (pronominal : s’éventer)

  1. Rafraîchir par l’air au moyen d’un éventail ou de tout autre objet.
    • Les princes d’Asie ont toujours des gens qui les éventent quand ils dînent. - S’éventer pour se rafraîchir. - S’éventer avec un mouchoir.
    • Éventer le grain, le remuer avec la pelle, pour lui donner de l’air et empêcher qu’il ne s’échauffe.
    1. Exposer à l’action de l’air, du vent.
      • Éventer des étoffes.
      • Éventer une voile, disposer, brasser une voile de manière à mettre le vent dedans.
    • Il faut éventer un peu ce meuble.
  2. Altérer, corrompre ou gâter par le contact de l’air.
    • En songeant que le liquide s'était éventé, bien qu'enfermé dans une boîte métallique, il fut ressaisi par le doute qui le tenaillait : quarante ans et des broquilles s'étaient écoulés depuis qu'on avait transformé l'opium de l'Empire des Indes en morphine dans les labos de Sa Gracieuse Majesté. — (Thierry Marignac, Morphine Monojet: ou Les fils perdus, Éditions du Rocher, 2016)
    • La laine, la soie, le fil s’éventent facilement. - Les racines sont sujettes à s’éventer quand elles ne sont pas couvertes de terre.
  3. Déboucher, ouvrir de manière à laisser pénétrer l’air.
    • Éventer la quille, abattre un vaisseau en carène jusqu’à ce que sa quille paraisse hors de l’eau.
  4. (Figuré) Avoir connaissance de, découvrir, avoir vent de.
    • Éventer un secret, un complot.
    • Éventer la mine, éventer la mèche, pénétrer un dessein secret et empêcher par là qu’il ne réussisse.
  5. (Figuré) Rendre évaporé, d’esprit léger.
    • Tête éventée.
  6. Deviner, sentir par le vent.
    • Éventer la voie, se dit d’un chien de chasse qui rencontre une voie si fraîche qu’il la sent sans mettre le nez à terre.
    • Heureusement pour les chasseurs, les Indiens étaient sur le sentier de la guerre et n’avaient pas de chiens avec eux, sans cela ils auraient été éventés depuis longtemps et n’auraient pu s’approcher ainsi du camp sans être découverts. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
  7. (Intransitif) Avoir le nez au vent.
    • Ce cheval évente.

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]