-asque

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher
Voir aussi : asque, Asque

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Variante de -esque propre au ligure. La transmission du parler au français a pu s’effectuer par l’intermédiaire d’un dialecte littéraire ou d’une langue littéraire.

Suffixe [modifier]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
-asque -asques
\ask\

-asque \ask\

  1. Suffixe servant à former des adjectifs, des noms d’habitant (gentilés) et des noms de langues dérivés d’un nom propre géographique (ville, région, pays).
    • Ou bien encore, ils mimaient, à son passage, l’obscène lettre Z d’un alphabet muet qu’emploient volontiers les Nissards, les Monégasques, les Turbiasques et les Mentonasques. — (Guillaume Apollinaire, « Trois histoires de châtiments divins : I. Le giton » in L’Hérésiarque et Cie, 1910)

Dérivés[modifier]

Pour les gentilés de France, il existe des gentilés en -ascu, variante corse de -asco [3]:

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

  1. Pierre Larousse (1817-1875), Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, volume 4 (CHEMIN–CONTRAY), 1869, entrée « cômasque » page 669. [1] : facsimilé fourni par Gallica de la page 669 : voir en colonne 1.
  2. Auguste Longnon (1844-1911), Les noms de lieu de la France : leur origine, leur signification, leurs transformations : résumé des conférences de toponomastique générale faites à l’École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, publié par Paul Marichal et Léon Mirot, préface de Jacques Chaurand, Éditions Honoré Champion, Paris, 1999, XV pages + 831 pages, 23 cm, ISBN 2-7453-0046-6, « réimpression de l’édition de Paris, 1929 », § 12, page 13 : « [...] un suffixe encore vivant dans la Haute-Italie et dans la région alpestre, où on l’emploie pour la formation d’ethniques tels que bergamasque, crémasque, monégasque, mots italiens francisés qui désignent les habitants de Bergame, de Crème et de Monaco ».
  3. Gerhard Rohlfs (1892-1986), Grammatica storica della lingua italiana e dei suoi dialetti en 3 tomes, édition mise à jour en 1969, ISBN 88-06-30650-2, « § 1120 -asco » (tome 3 Sintassi e formazione delle parole, pages 436-437). Page 437 : « Anche nella Corsica, che rientrava indubbiamente nell’area di colonizzazione ligure, troviamo -asco, e non soltanto in toponimi (Aragnasco, Grilasca, Palasca, Popolasca, Venzolasca) ma anche quale suffisso per la formazione di nomi di abitanti, cfr. murascu ‘di Muro’, muriciascu ‘di Muriccio’. »
  4. Le site http://www.habitants.fr/ indique pour Muro le gentilé « Muraschi », forme au pluriel.