-eure
Apparence
Étymologie
[modifier le wikicode]Attestations historiques
[modifier le wikicode]- (1507) :
Dieu ſoit loue de ceſte he
— (Le miſtere du viel teſtamẽ par perſõnages ioue a paris hiſtorie Et imprime nouuellement audit lieu auquel ſont cõtenus les miſteres cy apres de clairez, Iehan Petit, 1507 → lire en ligne)
Que iay eſte inuenteure
Premiere procurateure
De ce fait et conducteure
Soit auſſi bonte diuine
Louee qui la facteure
En eſt et mediateure
Et finalle parfacteure
Qui ma faicte promoteure
Demouuoir choſe ſi digne
Suffixe 1
[modifier le wikicode]-eure \œʁ\
- Féminin du suffixe adjectival -eur (qui a donné quelques noms d’origine adjectivale) qui sert à indiquer un comparatif.
Dérivés
[modifier le wikicode]Suffixe 2
[modifier le wikicode]-eure \œʁ\ ou \œ.ʁə\ féminin (pour un homme, on dit : -eur ; pour une personne non-binaire, on dit : -aire)
- Suffixe nominal désignant une femme impliquée dans une action. Féminin du suffixe nominal -eur.
Des auteures, ingénieures et professeures se présentent ici.
Synonymes
[modifier le wikicode]Notes
[modifier le wikicode]- Introduite au Québéc dans des néologismes pour les noms d’agentes ayant usage au Québec. Le courant de féminisation des noms de métiers au Québec vers 1979[1] qui entendait promulguer les formes en -eure au lieu de -euse (ou -esse ou -rice) en les trouvant moins péjoratives (et en levant la confusion avec les noms de machines en -euse ou avec le féminin des adjectifs en -eux/-euse), mais en créant une homophonie avec le masculin qui rend la distinction entre masculin et féminin inaudible[2]. Elle est progressivement devenu d’un usage courant. Depuis 2019, autrice progresse au Québec, au détriment d’auteure[1], et des débats ont vu le jour, questionnant la cohérence de l’usage entre les féminins qui accentuent la sonorité féminine (notamment autrice et certains féminins en -euse) et les féminins en -eure qui ne se distinguent pas à l’oral[3].
Composés
[modifier le wikicode]- acupuncteure
- amateure
- ambassadeure
- appariteure
- assesseure
- assureure
- auteure
- auto-entrepreneure, autoentrepreneure
- bioingénieure
- censeure
- chercheure
- coauteure
- commandeure
- contrôleure
- corapporteure
- défenseure
- docteure
- entraineure, entraîneure
- entrepreneure
- géo-ingénieure
- gouverneure
- imprimeure
- ingénieure
- inventeure
- manageure
- metteure
- micro-entrepreneure, microentrepreneure
- pasteure
- possesseure
- précurseure
- prédécesseure
- procureure
- professeure
- proviseure
- questeure
- rapporteure
- réviseure
- sculpteure
- successeure
- superviseure
- vainqueure
Traductions
[modifier le wikicode]Notes
[modifier le wikicode]La féminisation des noms de métiers et de fonctions a été un sujet longuement débattu dans la francophonie :
- au Québec, l’Office québécois de la langue française fournit depuis 1979 une Banque de dépannage linguistique pour la rédaction féminisée et épicène ;
- en Suisse romande, la Conférence romande des bureaux de l’égalité consigne ses recommandations dans Écrire les genres, guide romand d’aide à la rédaction administrative et législative épicène, Genève, 2001 ;
- en Belgique, le ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles édite le guide Quand dire, c’est inclure, 2024 ;
- en France, le gouvernement considère que la féminisation des noms de métiers doit être encouragée dans les administrations et établissements publics depuis la circulaire du 6 mars 1998 relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.
- De son côté, si l’Académie française condamnait en 2002 la plupart de ces féminisations et ne recommandait pas leur utilisation, elle adopte en 2019 le rapport sur La féminisation des noms de métiers et de fonctions, énonçant qu’il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions. Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes édite un Guide pour une communication publique sans stéréotypes de sexe, 2022.
- Le Bon Usage (familièrement appelé « Le Grevisse »), quant à lui, consacre un chapitre à la féminisation dans ses récentes éditions, comme Le Petit Bon usage de la langue française, De Boeck Supérieur, 2018, page 513.
Références
[modifier le wikicode]Sources
[modifier le wikicode]- 1 2 Martine Delvaux et Benoit Melançon, « Pour ou contre le mot « autrice » ? », dans Radio-Canada, 21 aout 2019 [texte intégral]
- ↑ Michaël Lessard, Suzanne Zaccour, « Parler féministe. Petit guide de féminisation ostentatoire », dans L’Esprit libre, 7 mars 2017 [texte intégral]
- ↑ Steve Bergeron, « Un instant, les autrices ! », dans Le Soleil, 6 mai 2019 [texte intégral].
Bibliographie
[modifier le wikicode]Étymologie
[modifier le wikicode]- Du latin -ura.
Suffixe
[modifier le wikicode]-eure \Prononciation ?\
- -ure (suffixe qui sert à former des noms féminins).
Variantes
[modifier le wikicode]Dérivés dans d’autres langues
[modifier le wikicode]- Français : -ure
Catégories :
- français
- Mots en français issus d’un mot en latin
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