-euse

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : euse

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Suffixe) Du latin -osa lorsque -eur s’est confondu phonétiquement avec -eux et a éliminé -eresse (il s’est confondu phonétiquement avec -eux par suite de l'amuïssement du \r\ final du fait des pluriels où \r\ tombait devant \s\). La féminisation des métiers crée des mots avec ce suffixe mais pas dans tous les cas[1]. Voir aussi la note.

Suffixe [modifier le wikicode]

-euse \øz\

  1. Suffixe servant à former des noms féminins de personnes, d’objets. Il se construit à partir du participe présent d’un verbe[2] :

Traductions[modifier le wikicode]

Ou à partir d’un nom :

Traductions[modifier le wikicode]

Notes[modifier le wikicode]

Une forme de féminin en -eure a été introduite au Québec en 1991 pour les noms de métiers → voir docteure, ingénieure et professeure. Cette distinction pour le suffixe nominal au féminin permet d’éviter une homonymie au féminin avec les adjectifs en -eux/-euse qui sont bien distingués au masculin (par ex. ingénieuxingénieuse), mais en créant une homophonie avec le masculin qui rend la distinction entre masculin et féminin inaudible[3]. Bien qu’elle ait été retirée depuis, elle reste couramment usitée au Québec dans ce sens.
La féminisation des noms de métiers et de fonctions est un sujet débattu dans la francophonie :

Grevisse consacre un chapitre à la féminisation dans Maurice Grevisse, Cédrick Fairon, Anne-Catherine Simon, Le Petit Bon usage de la langue française, De Boeck Supérieur, 2018, page 513.

Voir aussi[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Agnès de Féo, Pourquoi on n’a aucun mal à dire coiffeuse et beaucoup plus à dire professeuse, dans Slate, 1er février 2018 [texte intégral].
  2. Les noms en -eur et en -euse sur Office québécois de la langue française
  3. Michaël Lessard, Suzanne Zaccour, Parler féministe. Petit guide de féminisation ostentatoire, dans L’Esprit libre, 7 mars 2017 [texte intégral]