Annexe:Écriture inclusive en français

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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L’écriture inclusive est un système d’écriture en français visant à mettre sur un pied d’égalité femmes et hommes dans les textes. Il s’agit également d’intégrer des personnes qui se reconnaissent ni homme ni femme. Un document a été édité par l’agence de communication d’influence Mots-Clés[1]. Le travail présenté ici se base sur ce document. Par la suite, ce document et le terme écriture inclusive sont utilisés sans distinction.

L’écriture inclusive est un ensemble de conseils. Ainsi, l’écriture inclusive préconise trois pratiques[2] :

  • féminiser les noms des fonctions, métiers, titres et grades.
  • utiliser le féminin et le masculin
  • ne plus utiliser Femme et Homme

La féminisation des noms[modifier le wikicode]

Le français possède déjà beaucoup de noms féminins. L’écriture inclusive propose donc de les utiliser et d’en étendre l’usage partout où une femme peut être concernée. Ainsi, on ne dira plus Madame le Président, mais Madame la Présidente ou encore une professeure si la personne est une femme. L’académie française approuve désormais cet aspect de l’écriture inclusive[3].

L’utilisation du féminin et du masculin[modifier le wikicode]

Afin que le masculin ne soit plus le genre par défaut, l’écriture inclusive suggère d’utiliser le féminin et le masculin. Il existe plusieurs choix proposés :

  1. énumération par ordre alphabétique
    • celles et ceux
    • tous les Acadiens, toutes les Acadiennes
  2. utilisation d’un symbole (point médian, tiret, etc...)
    • étudiant·es
    • technicien-ne
  3. utilisation de mots épicènes
    • artiste
    • fonctionnaire

L’écriture inclusive propose également d’utiliser l’accord de proximité dans les cas favorables. Voici quelques exemples :

  • Les garçons et les filles sont grandes.
  • Les filles et les garçons sont grands.

Les adjectifs sont ainsi accordés par rapport au genre du nom le plus proche et non plus en fonction de la présence d’un nom masculin.

Le point médian et ses variantes[modifier le wikicode]

De manière à éviter les rejets du point médian, l’écriture inclusive suggère un « usage raisonné » du point médian. Ainsi, celui-ci ne doit servir qu’à séparer le mot masculin et le suffixe féminin. De plus, il ne doit être utilisé que dans des cas d’ajouts et non de substitution. Voici quelques exemples de choses à ne pas faire et que faire à la place :

  • étudiant·e·s sera remplacé par étudiant·es
  • contribut·eur·rice·s sera remplacé par contributeurs et contributrices

Notez dans les deux derniers cas le tri par ordre alphabétique, comme recommandé par l’écriture inclusive.

Le point médian n’étant pas disponible facilement sur les claviers Azerty, il peut se retrouver remplacé par :

  • Utilisation du tiret
    • étudiant-es
  • Utilisation du point simple
    • étudiant.es
  • utilisation de majuscules
    • étudiantEs
  • utilisation de parenthèses
    • étudiant(e)s
  • utilisation d’une barre oblique séparant les mots
    • Cher/Chère

Le point médian reste cependant accessible sur le clavier Azerty par l’utilisation des touches « Alt » + « 0183 » sous Windows (on maintient appuyé la touche « Alt » pendant qu’on tape la combinaison 0183), et « AltGr » + « : » sous Linux. Sur un clavier Bépo, il faut combiner « Alt Gr » + « Shift » + « . ».

Le point médian n’a pour vocation que d’être une abréviation. Ainsi, « étudiant·es » se lira « étudiants et étudiantes ».

Ne plus utiliser Femme et Homme[modifier le wikicode]

Le but est de ne plus utiliser les antonomases de noms communs Femme et Homme avec des majuscules pour désigner des groupes humains. On utilisera le terme humain et on ne parlera donc plus des droits de l’Homme, mais des droits humains.

Références[modifier le wikicode]