Annexe:Conjugaison en français/Premier groupe

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Les verbes du premier groupe sont une classe de verbes dont l’infinitif se termine par -er, sauf le verbe aller qui est du troisième groupe. Leur conjugaison suit le modèle du verbe aimer. Bien que les terminaisons soient parfaitement régulières, le radical, lui, subit de nombreuses variations. Cet article résume les différentes règles de construction des radicaux.

Terminaisons[modifier]

Les terminaisons ne présentent aucune variation, ni exception.

  • INFINITIF : -er
  • INDICATIF
    • Présent :-e, -es, -e, -ons, -ez, -ent
    • Imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient
    • Futur simple : -erai, -eras, -era, -erons, -erez, -eront
    • Passé simple : -ai, -as, -a, -âmes, -âtes, -èrent
  • SUBJONCTIF
    • Présent : -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent
    • Imparfait : -asse, -asses, -ât, -assions, -assiez, -assent
  • CONDITIONNEL
    • Présent : -erais, -erais, -erait, -erions, -eriez, -eraient
  • IMPÉRATIF
    • Présent : -e, -ons, -ez
  • PARTICIPE
    • Présent : -ant
    • Passé : -é, -és, -ée, ées

Changements de radicaux[modifier]

Ces changements ont quatre raisons possibles.

  • La première est la conservation du son de la dernière consonne du radical. Elle concerne les verbes se terminant en -cer et en -ger.
  • La deuxième raison est que la dernière syllabe du radical est parfois atone. Les terminaisons le sont également. Or, il existe une règle en français interdisant que deux syllabes atones se suivent. Pour empêcher cela, le radical devient tonique lorsque c’est nécessaire.
  • La troisième raison est la présence dans la dernière syllabe du radical de la lettre « é ». Là aussi, il existe une règle en français interdisant d’avoir le son /e/ devant une syllabe muette. On est obligé d’avoir le son /ɛ/, ce qu’on obtient en changeant l’accent : « é » -> « è ».
  • La quatrième raison est pour éviter les hiatus avec les radicaux se terminant par un double son de voyelle. C’est le cas des verbes en -yer. Sauf que la transformation n’est pas régulière.

1. Verbes en -cer[modifier]

Ces verbes présentent la particularité devant les terminaisons commençant par « a » ou « o » de transformer le « c » final du radical en « ç ». Par exemple, le verbe lancer /lɑ̃.se/. À la première personne du pluriel du présent de l’indicatif, on écrira « nous lançons » /nu.lɑ̃.sɔ̃/. Au participe présent, on écrira « lançant » /lɑ̃.sɑ̃/.

  • Voir pour exemple le verbe LANCER.

2. Verbes en -ger[modifier]

De la même façon, pour conserver le son /ʒ/ devant le « a » ou le « o », on rajoute au radical la lettre « e » devant une terminaison tonique : « nous mangeons » /nu.mɑ̃.ʒɔ̃/, « il mangeait » /mɑ̃.ʒɛ/.

  • Voir pour exemple le verbe MANGER.

3. Verbes en -e-<consonne>-er[modifier]

Le « e » avant la consonne étant atone, il prend un accent grave pour donner le son /ɛ/ afin de le rendre tonique lorsque la terminaison est muette. Par exemple, le verbe « semer » /sə.me/. Au présent, il fera : « je sème » /ʒə.sɛm/, « nous semons » /nu.sə.mɔ̃/, « ils sèment » /il.sɛm/. C’est le cas des verbes en -ecer (dépecer), -eder (beder), -eger (broumeger), -emer (semer), -ener (amener), -eper (receper), -erer (fosserer), -eser (peser), -ever (lever) et -evrer (sevrer). Les verbes en -eler et -eter sont particuliers (voir ci-dessous).

  • Voir pour exemple le verbe RAMENER.

En ce qui concerne les verbes en -eler et ceux en -eter, il y a deux règles. L’une d’elles consiste à rajouter un accent grave sur le « e » (exemples : « peler » -> « je pèle » ; « acheter » -> « j’achète »), l’autre consiste à doubler la consonne (exemples : « appeler » -> « j’appelle » ; « jeter » -> « je jette »). Bien que la réforme orthographique de 1990 permette de mettre systématiquement l’accent (sauf exceptions), il continue à être d’usage d’utiliser la double consonne.

4. Verbes en -é-<consonne(s)>-er[modifier]

Ces verbes présentent la particularité de changer leur « é » du radical en « è » devant une terminaison muette. Exemple : « sécher » donnera « il sèche » /il.sɛʃ/, « nous séchons » /nu.se.ʃɔ̃/. Par contre, et bizarrement, les verbes en -éer ne suivent pas cette règle. Par exemple, on écrit : « il crée » (mais en France on prononce /il.kʁɛ/ tandis qu’au Canada c’est resté /il.kʁe/). Cette famille de verbe est plus grande que celle en -e-<consonne>-er : on y trouve des verbes en -éber, -ébrer, -écer, -écher, -écrer, -éder, -éfler, -éger, -égner, -égrer, -éguer, -éjer, -éler, -émer, -éner, -éper, -équer, -érer, -éser, -éter, -étrer, -éver, et -évrer.

  • Voir pour exemple le verbe SÉCHER.

5. Verbes en -yer[modifier]

Ici, la règle est : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? En effet, pour ces verbes-là, il y a trois possibilités, dont une qui ne correspond à aucune règle stricte. En gros, la règle voudrait que le « y » du radical se transforme en « i » devant une terminaison atone. Dans l’usage, ce n’est pas ce qui se passe.

Verbes en -ayer[modifier]

Pour ces verbes (sauf, probablement, le verbe cobayer), on a le choix : soit on garde le « y » devant une terminaison atone, soit on le transforme en « i ». Ainsi, un verbe comme « payer » pourra se conjuguer : « je paie », « tu paies », « il paie » ou « je paye », « tu payes », « il paye », au choix. Seul l’usage permet de savoir si l’une des formes est utilisée plus qu’une autre. Dans le cas de « payer », on emploie plutôt la conjugaison en « i ». Dans le cas de « rayer », on ne l’utilise jamais…

  • Voir pour exemple le verbe PAYER avec un « i ».
  • Voir pour exemple le verbe PAYER avec un « y ».

Verbes en -oyer et en -uyer[modifier]

Pour ces verbes-là, la transformation du « y » en « i » est obligatoire. Ainsi, pour des verbes comme « appuyer » ou « aboyer », on dira uniquement : « j’appuie » ou « j’aboie ».

Verbes en -eyer[modifier]

Pour les quelques verbes ayant survécu au passage du temps, la transformation du « y » en « i » est interdite. Ainsi, « grasseyer » fera uniquement « je grasseye ».

Le wiktionnaire recense dans cette catégorie les verbes suivants : abreyer, éneyer, barbeyer, bordeyer, brasseyer, capeyer, dépoteyer, faseyer, grasseyer, harweyer, langueyer, perreyer, poteyer, relangueyer, susseyer, voleyer, volleyer.

6. Cas particulier du verbe envoyer et de ses dérivés[modifier]

Ces verbes (envoyer, renvoyer, réenvoyer, rerenvoyer, autoenvoyer/auto-envoyer, etc.) se conjuguent normalement à tous les temps, sauf au futur et au conditionnel. En effet, leur conjugaison au présent étant, au niveau des sonorités, identique à celle du verbe voir, il a petit à petit été d’usage de les conjuguer au futur simple et au conditionnel présent comme le verbe du troisième groupe « voir ».

  • Présent : j’envoie (je vois), tu envoies (tu vois), il envoie (il voit), nous envoyons (nous voyons), vous envoyez (vous voyez), ils envoient (ils voient).
  • Futur : j’enverrai (je verrai), tu enverras (tu verras), il enverra (il verra), nous enverrons (nous verrons), vous enverrez (vous verrez), ils enverront (ils verront).

En revanche, les autres verbes en -voyer se conjuguent normalement : convoyer (il convoiera), dévoyer (il dévoiera), fourvoyer (il fourvoiera), louvoyer (il louvoiera), vouvoyer (il vouvoiera)...

  • Voir la conjugaison du verbe ENVOYER.