Annexe:Mots en français d’origine russe

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Mots d’origine russe utilisés en français

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  • 4) Il n'y a pas de noms propres car par définition ils n'ont pas à être traduits.
  • 5) Certains mots connus comme par exemple babouchka ou tovarich n'y figurent pas car la traduction par grand-mère ou camarade est satisfaisante. Ils sont cependant utiles pour faire couleur locale, rappeler le contexte, etc.

Liste[modifier]

A[modifier]

  • agitprop féminin, XXe ; calque du russe agitation et propagande. Agitation et propagande politique organisée par les partis communistes pour répandre l'idéologie marxiste[1].
  • aoul, (s. m.), mot russe («аул») ; du turc. Village chez certains peuples de l'Asie centrale, du Kazakhstan, de Kirghizie et du Caucase septentrional[2].
  • apparatchik, (s. m.), 1965; mot russe[1].
  • archine, (substantif féminin), mot russe («аршин»), archin; du turc. C'est une ancienne unité de mesure abandonnée en 1918 qui mesurait 71,1167 centimètres.[2].
  • artel, (s. m.), mot russe («артель») signifiant « confrérie d'artisans »[1].
  • astrakan, (s. m.), 1775, de l'éponyme russe Astrakhan, ville de Russie. Fourrure à poils bouclés provenant de la dépouille d'agneaux de race caracul, âgés de quelques jours[2] et [1].
  • ataman, (s. m.), mot russe («атаман») ; du turc[2].

B[modifier]

  • baba, (s. f.), vers 1660, du russe baba signifiant «vieille femme». Femme russe de condition modeste (Le Trésor de la langue française informatisé).
  • balalaïka, (s. f.), 1768; mot russe[1].
  • balyk du russe (балык) est une préparation de dos d'esturgeon salé et séché.
  • bania ou banya du russe Баня désigne les bains publics en Russie. Ils sont différents des établissements de bains d'autres pays car la chaleur y est maintenue très humide par aspersion d'eau chaude sur un poêle en briques. Les participants après sudation se fouettent le corps avec un bouquet de branches de bouleau ou de chêne, le venik, pour stimuler la circulation ce qui permet quand ils ont atteint la sensation désirée d'aller se jeter dans l'eau froide d'un lac, d'un bassin, d'une rivière ou de se rouler dans la neige afin de pouvoir recommencer. À la campagne, ce «rituel» se passe souvent le samedi.
  • barine, du russe барин signifiant « seigneur » : employé dans la Russie tsariste pour s'adresser à quelqu'un afin de lui manifester son respect[2]. Le féminin est barynia, en russe Барыня.
  • barzoï, (s. m.), v. 1932; mot russe signifiant « lévrier »[1].
  • bélouga ou béluga, (s. m.), 1575; mot russe bieluga[1].
  • bistro, (s. m.), 19 s.; mot russe bystro signifie vite. A la fin de la guerre que Napoléon a entrepris contre la Russie, les officiers russes arrivent à Paris et disent au comptoir des restaurants: Bystro, bystro!("Vite! Vite!") pour demander de l'alcool, car il leur était interdit. (Origine contestée)
  • blini, (s. m.), 1883; mot russe blin[2].
  • blintchiki du russe блинчики sont de petits blinis à la viande, au fromage blanc, aux pommes[3]
  • bogatyr, (s. m.) du russe (богатырь) : héros de contes, de bylines de l'ancienne Russie. (Cf Wikipédia)
  • bolchevik ou [[bolchevique], (adj. et s.), 1903; mot russe bolchevik[2].
  • bortch ou bortsch, (s. m.), 1863; mot russe borchtch[1].
  • botvinia du russe Ботвинья est un potage froid préparé avec deux sortes de kvass dans lesquels on ajoute de jeunes feuilles de betteraves, des betteraves, de l'oseille, des oignons verts, de l'aneth ou toute autre herbe comestible, des concombres, un peu de moutarde, de jus de citron, de raifort et des épices. Les crustacés, le saumon et l'esturgeon qui ont subi l'ébullition sont servis à part avec la glace pilée destinée à refoidir la soupe.
  • boudionovka, ce mot russe (Будёновка ) désigne un couvre-chef qui tient du bonnet car il est en drap de laine, de la casquette car il a une visière, de la chapka car il a deux rabats qui couvrent les oreilles et la nuque. Sa couleur, souvent kaki ou gris bleu, sa forme assez pointue comme les casques des soldats d'autrefois et son étoile rouge cousue sur le devant permettaient immédiatement aux combattants communistes, pendant la Guerre civile russe, de se reconnaître.
  • boyard, (s. m.), , 1415; mot russe[1].
  • briska, (s. m.), mot russe britchka[2].
  • byline, (s. f.), du russe bylina[2].

C[modifier]

  • caracul ou karakul, (s. m.), du russe karakoul de Karakol ville d'Ouzbékistan. Race de mouton de l'Asie centrale chez laquelle les agneaux, à la naissance, ont une toison bouclée. Fourrure de ces agneaux lorsqu'ils ont plus de cinq ans[2].
  • chachlik, (s. m.), (Grand Larousse universel), 1825, du russe шашлык, et caucasien. Brochette de viande de mouton qui a mariné dans un vinaigre épicé[1].
  • chaman, (s. m.), du russe шаман(Grand Larousse universel), mot d'origine toungouse arrivé en France par l'intermédiaire du mot russe шаман, šaman (« prêtre, médecin, magicien »)[2].
  • chapka, (s. f.), 1575 du russe шапка, peut-être du français « chapel » signifiant « chapeau »[1].
  • chtchi du russe щи est une soupe au chou.
  • combinat, (s. m.), 1935; du russe комбинат, de même origine que « combiner »[1].
  • corsac, (s. m.), du russe korsak: renard d'Asie occidentale et centrale[2].
  • cosaque, (s. m.), 1578; du russe Kosak[1].

D[modifier]

  • datcha, (s. f.), 1902; « datsha » 1849; mot russe[1].
  • décabriste ou décembriste, (s. m.), du russe (dekabr) «décembre». Nom donné aux révolutionnaires russes qui préparèrent, prirent part et subirent les conséquences de l'insurrection du 26 décembre 1825 à Saint-Pétersbourg, lors de l'accession au trône de Nicolas Ier[2].
  • dessiatine ou déciatine, du russe dessiatin. Unité de mesure des surfaces agraires équivalant à 1,0925 ha employée en Russie depuis la fin du XVe à la fin du XVIIIe siècle[2]
  • djighite, (s. m.), du russe djiguit et du turc. Cavalier habile et courageux chez les peuples d'Asie centrale, du Caucase ou chez les cosaques du Don[2].
  • domovoï, (s. m. inv.), du russe domovoï, de dom, maison. Dans le folklore russe, génie familier auquel on s'adressait pour protéger la maison[2].
  • dostchanik (s. m.) du russe (дощаник) : bateau à fond plat, radeau, construit en recyclant de vieilles planches de barques. On trouve ce mot, mais pas seulement, dans Les récits d'un chasseur d'Ivan Tourgueniev.
  • douga, mot russe (дуга) : arc en bois souvent décoré, attaché aux deux brancards de la troïka, de la télègue, du tarantass, au-dessus de la tête du limonier (korennaïa), où sont accrochés des grelots en guise d'avertisseurs sonores.
  • douma, (s. f.), 1831; du russe duma signifiant « assemblée»[1].
  • dourak du russe (дурак) : jeu de cartes traditionnel qui ressemble au jeu du pouilleux ou du mistigri.
  • drojki, (s. m. ou f.) du russe (дрожки) désignait un véhicule hippomobile où une sorte de bancelle rembourrée ou pas, avec sièges ou sans sièges reliait deux essieux. On pouvait s'y placer à califourchon ou de côté.
  • droujina, (s. f.), du russe droujina dérivé de droug, ami. Troupe de compagnons d'armes des princes en Russie du IXe siècle au XVIe siècle.... Au XIXe siècle, bataillon de milice.... Droujina des pionniers: groupe constitutif de cette organisation.... Droujina populaire: organisation sociale créée en 1959 qui participe à la lutte contre les infractions à l'ordre public...[2].

G[modifier]

  • glasnost, (s. f.), 1986; mot russe, de glasny signifiant « rendu public »[1].
  • gley, (s. m.) du russe (gleï) : en pédologie sol ou horizon (G) à engorgement prolongé par une nappe d'eau phréatique, privée d'oxygène, qui provoque des phénomènes d'anaérobiose et de réduction du fer, souvent très défavorables au végétaux (asphyxie) [2].
  • gorodki du russe (городки) : Jeu traditionnel d'adresse et de force, pratiqué surtout en plein air, consistant à lancer des bâtons sur des rondins de bois de 20 cm de hauteur.
  • goulag, (s. m.), 1974; acronyme russe, de Glavnoïé Oupravlenié Lagereï[1].
  • grivennik, du russe (гривенникь) était une ancienne pièce de monnaie échangeable contre dix kopecks.

H[modifier]

  • hourra ou hurrah, (s. m.), 1814; houra 1722; de l'anglais hussa, du russe hurrah (XVIIe): cri d'acclamation poussé par les marins[1].
  • hooligan (s. m.), mot d'origine anglaise popularisé en France par l'intermédiaire du mot russe (хулиганство)[1].

I[modifier]

  • icône, (s. f.) du russe ikona, du grec byzantin elkona[1].
  • iconostase, (s. f.), du russe konostas, du grec elkonostasion, de eikôn icône et stasis action de poser[1].
  • iemschik, (s. m.), (Reverso (logiciel), Encyclopædia Universalis); du russe ямщик : conducteur de chevaux, postillon. Ce terme est utilisé par Jules Verne dans le roman Michel Strogoff. Selon les traducteurs on trouve yemtchik, yamtchik. Ce mot donne une couleur locale aux traductions mais n'est pas nécessaire car postillon, cocher semblent suffisants pour le traduire.
  • ieralach du russe (Ералаш) est un jeu de cartes se rapprochant du bridge, du whist.
  • intelligentsia ou intelligentzia, (s. f.), 1920; mot russe, « intelligence », 1901[1].
  • iourodivy, mot russe (юродивый) désigne les fous de Dieu qui renonçaient à tous les biens de la Terre, menaient une vie errante, parfois nus, et se donnaient l'aspect de la folie[2].
  • isba, (s. f.), 1797; mot russe[1].

K[modifier]

  • kacha, (s. f.), 1863 kasha, 1852 kâscha; mot russe[1].
  • kalachnikov, (s. f.), 1972; nom d'une marque soviétique d'armes automatiques[1].
  • katioucha, (s. f.), du russe Katioucha: système d'arme sol-sol et air-sol, à base de roquettes utilisé par l'armée soviétique au cours de la Seconde Guerre mondiale connu aussi sous le nom d' « orgues de Staline[2] ».
  • khokhol, (s. m.), du russe хохол : toupet de cheveux que les Ukrainiens portaient à l'avant de leur crâne rasé et qui est devenu le sobriquet par lequel les Russes désignaient les Petits Russiens.
  • kholop, (s. m.)du russe холоп : esclave, serf, un membre d'une des catégories serviles de la Russie du Xe au XVIIIe siècle[2].
  • khorovod du russe хоровод est une danse en cercle à trois temps.
  • kibitka, (s. f.), édition de 1937: chariot russe, long et couvert. Tente en feutre des peuples nomades de Boukharie[2].
  • kissel, (s. m.) du russe kissel. Entremets froid fait d'une gelée sucrée aromatisée avec des fruits rouges ou du café[2].
  • knout, (s. m.), 1681; mot russe[1].
  • kokochnik du russe Кокошник est une coiffure traditionnelle féminine russe qui ressemble à un diadème ou à une tiare dont la partie frontale, mais pas seulement, assez élevée est richement brodée et ornée. Il en existe toute une variété car cet accessoire était porté par les femmes de toutes les catégories sociales, les jours de fête pour les plus humbles.
  • kolinski, (s. m.), mot russe: fourrure de putois ou de loutre de Sibérie[1].
  • kolkhoze, (s. m.), 1935; kolkhose, kolkos 1931; mot russe[1].
  • komsomol, (s.), 1927; mot russe[1].
  • kopeck, (s. m.), 1806; copec 1607; mot russe[1].
  • kossovorotka du russe косоворо́тка désigne la chemise traditionnelle russe, souvent blanche, descendant jusqu'à mi-cuisse, avec son col brodé ras le cou, ses boutonnières fréquemment dissimulées par une broderie, ses manches longues et serrée à la taille par une ceinture en tissu.
  • koulak, (s. m.), 1917; koulaky au pluriel 1881; mot russe[1].
  • koulibiak, (s. m.), 1902; du russe kouliébiaka: pâté de poisson servi chaud[1].
  • koulitch du russe Кулич désigne une «viennoiserie» ronde et assez haute préparée pour la fête de Pâques avec de la levure de bière, beaucoup de jaunes d'œufs et de beurre. Elle peut être parfumée au rhum, à la vanille, au safran et à la cardamone, contenir des fruits confits, des raisins, des amandes pilées, des noix et être recouverte d'un glaçage coloré. Elle est parfois ornée de roses.
  • koumis ou koumys ou koumiss ou coumis, (s. m.) d'origine russe selon l'Académie française, tatare selon Le petit Robert, turque selon le Grand Larousse universel.
  • kourgane, (s. m.), du russe kourgan; du turc kurğan. Tumulus[2].
  • koustar, (s. m.), du russe koustar. Petit entrepeneur ou artisan rural dans la Russie des tsars[2].
  • kremlin ou kreml, (s. m.), (Le Trésor de la Langue Française informatisé), 1762 (Ac.). Emprunté au russe kreml'n, dérivé de kreml « forteresse », attesté depuis la seconde moitié du XVe siècle. Partie centrale fortifiée des anciennes villes russes où s'abritaient les palais des princes, des boyards, les bâtiments administratifs et militaires et la cathédrale.
  • kvas ou kwas, (s. m.), 1824; mot russe[1].

L[modifier]

  • laptis du russe Лапти et au singulier Лапоть, lapti. Chaussures traditionnelles confectionnées en tressant des fibres tirées du liber de jeunes tilleuls, de bouleaux ou d'ormes.
  • loubok du russe (лубок), au pluriel loubki, est une image populaire obtenue en général par impression d'une gravure sur bois.

M[modifier]

  • mammouth, (s. m.), 1692; mot russe, d'une langue sibérienne, mamout[1].
  • matriochka, (s. f.), mot russe. Poupée gigogne en bois peint dont on déboîte la partie supérieure pour découvrir une seconde poupée en tous points semblable mais plus petite. On ouvre de la même façon cette seconde poupée pour en découvrir une troisième et ainsi de suite jusqu'à la dernière, minuscule, d'un seul tenant[2].
  • mazout, (s. m.), mot russe[1].
  • menchevik, (s. et adj.), 1903; mot russe, de menchistvo, "minorité". Membre du parti social-démocrate russe, adversaire de la thèse soutenue par Gueorgui Plekhanov et Lénine au 2e congrès à Bruxelles en 1903. Membre du Parti ouvrier social-démocrate hostile aux bolcheviks[1].
  • merzlota, (s. f.), 1940; mot russe[1].
  • mir, (s. m.), 1859; mot russe[1].
  • morse, (s. m.), du russe moрж; du lapon morchcha. Mammifère marin de l'ordre des pinnipèdes habitant les régions arctiques, amphibie carnivore au corps épais et allongé que l'on chasse pour son cuir, sa graisse et l'ivoire de ses canines en forme de défenses dans les deux sexes[2].
  • moujik, (s. m.), avant 1794; mousique 1727; mot russe "paysan"[1].

N[modifier]

  • nagaïka, (s. f.), (Le Trésor de la Langue Française Informatisé), 1845 (Gogol...), 1861 (Dumas...); mot russe: en Russie, fouet de cuir, dont se servent les cavaliers cosaques.
  • niet, (s. m.), du russe niet, « non »: familier; refus brutal opposé à une proposition, à un projet[2].
  • nomenklatura, (s. f.), vers 1980; mot russe[1].

O[modifier]

  • obchtchina du russe (Община) désigne la commune paysanne, mir [2] Monsieur Cédric Bernelas dans le site "Le mir - Diktacratie" en donne une explication différente : "L'obchtchina est le partage auto-administré des produits du travail commun de ses membres" (des membres du mir).[4]
  • oblast, mot russe signifiant région[2] .
  • octobriste, (s. m.) du russe (oктябристы) : homme politique russe approuvant le manifeste du 30/10/1917 et, ou, membre du parti conservateur approuvant la constitution octroyée par Nicolas II. [1].
  • okrochka du russe окрошка est une soupe froide.
  • oladis du russe оладьи : petites crêpes au yaourt, au miel, etc.
  • omoul du russe омуль désigne un poisson vivant dans les profondeurs, pélagique, du lac Baïkal.
  • opritchnik, mot russe (опричник) "désignant un membre de la garde ou de la police d'Ivan IV le Terrible au temps de l'opritchnina"[2].
  • opritchnina, mot russe (Опричнина) désignant un territoire créé par Ivan le Terrible regroupant une quarantaine de villes et de cantons soumis au contrôle direct du Tsar à l'aide du corps des oprichniki[2].
  • ouchanka du russe уша́нк plus communément appelée en France chapka. Le mot chapka est en fait un hyperonyme.
  • oukase ou ukase, (s. m.), 1774 oukas, 1775; du russe oukazat « publier» [1].
  • oukha du russe уха est une soupe de poissons. (Cf Wikipédia)

P[modifier]

  • paskha, (s. f.), russe paskha, « Pâques » : gâteau moulé fait de fromage blanc, de sucre, de crème aigre et de beurre, garni de raisins de Smyrne, servi traditionnellement avec des oeufs colorés pour les Pâques russes[2].
  • pelmenis du russe пельмени, au singulier пөльмөнь est le nom des raviolis russes dont on utilise rarement le nom au singulier car il est exceptionnel de n'en servir qu'un.
  • perestroïka, (s, f.), 1986; mot russe signifiant « reconstruction[1] ».
  • pirojki, (s. m.), 1938; piroguis 1839; mot russe, pluriel de pirojok: petit pâté chaud farci de viande, de poisson, de légumes, etc., servi en hors-d'oeuvre ou en entrée[1].
  • pliasovaïa du russe (Плясовая) est une danse nationale traditionnelle russe.
  • podzol, (s. m.), 1902; mot russe signifiant "sol sablonneux stérile"[1].
  • pogrom ou pogrome, (s. m.), 1903; mot russe, de po "entièrement" et gromit "détruire"[1].
  • politbureau, (s. m.), 1925; acronyme russe politbyuro abréviation de polit(itcheskoe), politique, et de byuro, bureau. Ensemble des membres élus du comité central du parti communiste du P.C.U.S. (Le Trésor de la langue française informatisé).
  • polynie, (s. f.) du russe (полынья) : en océanographie est un synonyme de clairière [2]
  • pope, (s. m.), 1656; popi 1606; grec ecclésiastique, pappos « grand-père », et russe pop[1].
  • possad, (s. m.) mot russe (посад) désignant le bourg, le faubourg d'une ville situé à l'extérieur des murs du kreml [2]
  • possadnik (s. m.) du russe (посадникъ) désigne le gouverneur des villes de Pskov ou de Novgorod, principalement. L'épouse était la possadnitsa, en russe (посадница).
  • poud, (s. m.). Unité de masse utilisée encore en Russie pour mesurer le poids des céréales. Elle équivaut à 40 livres russes soit 16,38 kg[2].
  • præsidium ou présidium, (s. m.), présidium 1918; du russe prezidioum, du latin praesidium[1] et [2].
  • prissiadka, mot russe (присядка) désignant un "pas de danse qui consiste à lancer alternativement les jambes en avant tout en restant accroupi".
  • prodrazviorstka du russe (Продразвёрстка) était un système institué en janvier 1919 de prélèvement obligatoire de denrées agricoles pour approvisionner des centres industriels de l'Armée Rouge.
  • pyade, ancienne unité de mesure russe abolie en 1918 équivalente à 4 vershki soit approximativement 17,78 centimètres. Elle équivalait à quatre verchok.

R[modifier]

  • raïon du russe (район) désignait en URSS une division administrative correspondant à un district rural ou à un arrondissement urbain.
  • raskol, mot russe signifiant « dissidence » ou « schisme[2] ».
  • raskolnik et raskolniki au pluriel, mot russe signifiant schismatique[2].
  • raspoutitsa, (s. f.), 1925; mot russe signifiant « chemin défoncé[1] ».
  • rassolnik (s. m.) du russe рассольник est une soupe de poissons avec boulettes de viande (Cf Wikipédia).
  • refuznik,(s.), vers 1983; mot russe[1].
  • rouble, (s. m.), 1606; russe ruble[1].
  • roussalka, (s. m.), du russe roussalka. Nymphe des eaux dans la mythologie slave[2].

S[modifier]

  • sable, (s. m.), du latin médiéval sabellum, du polonais sabol, du russe sobol (désignant la zibeline) : noir[1].
  • sagène ou sajène, mot russe (сажень), ancienne unité russe de mesure des longueurs, abandonnée en 1918, valant 3 archines soit 2,1336 mètres environ[2].
  • samarskite (s. f.) de l'éponyme V. E. Samarski-Bykhovets (Васи́лий Евгра́фович Сама́рский-Быховец) minéralogiste russe. En minéralogie niobotantalate naturel d'uranium, de fer et d'yttrium, monoclinique [2]
  • sambo, (s. m.)[2].
  • samizdat, (s. m.), 1960; mot russe signifiant « auto-édition » de sam « auto », d'après gosizdat « édition d'État[1] ».
  • samovar, (s. m.), 1843; samowars 1829; mot russe « qui bout par soi-même », de sam « soi-même » et varit « bouillir »[1].
  • samoyède,(s.) et (adj.), 1701; samoyde 1699, nom russe. (n. m.) 1825; groupe de langues de la famille ouralienne: samoyède septentrional (Ienisseï, Nouvelle Zemble), méridional[1].
  • sarafane du russe Сарафан est, le plus souvent, le costume de la paysanne, composé d'un corsage à manches courtes et bouffantes sur lequel est montée une jupe.
  • sastruga, (s. m.), mot russe désignant les ondulations créées par la saltation de la neige sous l’action du vent.
  • sbiten du russe сбитөнь est une boisson consommée chaude, élaborée avec de l'eau et parfois du vin, des épices, de la confiture et quelquefois aromatisée avec des feuilles de menthe.
  • slavjanski : membrane de slavjanski de l'éponyme Kronid von Slavjanski (Славянский Кронид Федорович) gynécologue russe. Membrane qui sépare la granulosa de la thèque interne du follicule ovarien [2]
  • sloboda, mot russe [2].
  • smetana du russe сметана est une crème fraîche aigrelette, acidulée.
  • smetannik du russe сметанник est une pâtisserie dont le nom vient de la crème, smetana, que l'on utilise pour couvrir le fond constitué par de la pâte à tarte. (Cf Wikipédia)
  • sokha, (s. f.), mot russe désignant un type de charrue ancienne sans avant-train, utilisée autrefois en Finlande, dans les pays baltes et en Russie[2].
  • solianka, (s. f.) du russe солянка est une soupe qui comprend notamment du chou, de la smetana, des condiments, des tomates et des champignons (Cf Wikipédia)
  • soviet, (s. m.), 1917; « conseil » (d'un pays slave), 1840; mot russe signifiant « conseil[1] ».
  • sovkhoze, (s. m.), sovkhoz 1922; russe sovkhoz, abréviation de sov(ietskoïé) khoz(iaïstvo) « économie soviétique[1] ».
  • spoutnik, (s. m.), 1957; russe sputnik[1].
  • starchina, du russe старшина désignant les autorités élues des organisations cosaques et dans la Russie de l'ancien régime un administrateur élu par des communautés locales[2].
  • starets ou stariets, (s. m.), mot russe signifiant « vieillard » : nom donné, dans l'ancienne Russie, à de saints moines ou ermites, considérés par le peuple comme prophètes et thaumaturges. Ils étaient souvent pris comme directeurs de conscience[2].
  • staroste, (s. m.), emprunté au polonais selon la page wikipédia consacrée à ce mot mais aussi au russe «starosta» selon Le trésor de la langue française informatisé. Apparaît en français en 1815 dans l'ouvrage de Xavier de Maistre La jeune sibérienne avec le mot «starots». En Russie la fonction du staroste est légèrement différente de celle du staroste polonais: c'est le chef d'un mir chargé de la collecte et de la répartition de l'impôt. Etymologiquement «starosta» signifie «le chef, le plus vieux». C'est un dérivé de «staryi» qui signifie «vieux».
  • steppe, (s. f.), step 1679; rare avant le XIXe; russe step[1].
  • sterlet, (s. m.), 1575; russe sterlyadi[1].
  • streltsy, (s. m. pl.), du russe Стрельцы qui est le pluriel du mot strelets (стрелец) signifiant « tireur». Corps de soldats russes, armés principalement d'arquebuses ou de mousquets du milieu du XVIe au début du XVIII{e}}[2] .

T[modifier]

  • taïga, (s. f.), 1905; mot russe[1].
  • tarantass ou tarentass, (s. m.) du russe tarantas. Véhicule hippomobile couvert dont la caisse repose sur 4 roues et deux longues poutres[2].
  • tatar, tatare, (adj. et s.), 1756; peut être d'après le russe tartare[1].
  • tatchanka, mot russe (тачанка) désignant un véhicule hippomobile léger tracté par un, deux, trois ou quatre chevaux où sur la caisse était installé, à l'arrière, une mitrailleuse ce qui permettait d'intervenir rapidement et d'obtenir un effet de surprise pendant les opérations militaires de la Révolution russe et des deux guerres mondiales.
  • tchérémisse, (s. m.), 1846; czérémisses 1701; mot russe[1].
  • tchernoziom, (s. m.), 1876; mot russe signifiant terre noire[1].
  • tchervonets, (s. m.), 1924; mot russe (червонец) : ancienne monnaie russe, reprise en U.R.S.S. en 1922 avec valeur de 10 roubles or, puis remplacée par le nouveau rouble. Au pluriel, des tchervontsy, parfois des tchervonets[1].
  • tchetvert, (s. m.) mot russe. Ancienne mesure de volume pour les grains et les liquides en Russie et une mesure de surface égale à une demi-dessiatine de la fin du XVe à la fin du XVIIIe siècle[2].
  • tchine, mot russe désignant le rang des militaires et des fonctionnaires civils défini par la Table des rangs de Pierre le Grand en 1722 et aboli par le pouvoir soviétique en novembre-décembre 1917[2].
  • téléga ou télègue, (s. f.), 1812, 1872; mot russe : charrette à quatre roues, utilisée en Russie[1].
  • thérémine (s. m.) de l'éponyme Léon Theremin ou plus exactement de Lev Sergueïevitch Termen est un des plus anciens instruments de musique électronique.
  • tokamak, (s. m.), 1973; mot russe TOroidalnaïa KAmera s MAGnitnym polem signifiant « chambre toroïdale à champ magnétique ». Type de machine utilisée dans les recherches sur l'énergie thermonucléaire et qui a été conçu par des physiciens soviétiques[2].
  • touloupe, (s. f.), 1780; touloppe 1768, mot russe tulup : veste en peau de mouton portée par les paysans russes[1].
  • toundra, (s. f.), 1843; du russe tundra, mot lapon[1].
  • troïka, (s. f.), 1856; mot russe[1].
  • tsar ou tzar, (s. m.),, 1561 czar(...); 1607 tsar(...); 1655 tzaar(...); 1701 tzar(...). Mot russe tsar(...) forme réduite du plus ancien ts'sar "empereur romain ou byzantin" remontant par l'intermédiairedu grec au latin caesar v. César[5].
  • tsarévitch, (s. m.), 1826; « czarovitz » au XVIIIe; czaroidg 1679 forme polonaise; mot russe[1].
  • tsigane ou tzigane, adj et (s. m.), origines variées selon les dictionnaires. Le Trésor de la langue française informatisé indique qu'il a dû être emprunté au russe tsigan'. Population originaire de l'Inde apparue en Europe au XIVe siècle qui vit de petits métiers[2] et [1].
  • tsik, acronyme russe, abréviation de Tsentralnyï ispolnitelnyï komitet. Comité exécutif central remplacé par le Soviet suprême après l'adoption de la constitution de 1936[2].

U[modifier]

  • uniate, (n. et adj.), 1853; du russe ouniyat, de ounlya signifiant « union »; latin ecclésiastique unio[1].

V[modifier]

  • verchok, mot russe (вершок), ancienne unité russe de mesure des longueurs abolie en 1918: 4,445 cm environ
  • verste, (s. f.), 1759; virst 1607; russe versta est une unité de mesure des longueurs équivalant à 1066,8 mètres abandonnée en 1918.[1].
  • vetche, (s. m.), mot russe. Assemblée des habitants des villes de Russie de la fin du Xe siècle au XVe siècle[2].
  • vodka, (s. f.), 1829; mot russe, de voda signifiant "eau"[1].
  • voïvode, (s. m.), (Le Trésor de la Langue Française Informatisé), 2e moitié du XVe siècle vaivode (...); 1532 vayvaulde (...); 1823 voïévode (...); 1832 voivode. Mot slave emprunté soit au polonais wojewoda, soit au russe vojevóda "chef d'armée, gouverneur", composé d'un mot de la famille de vóin "guerrier", vóisko "armée" et de vodit "guider".
  • volost, (s. f.), mot russe (волость), désignant une division territoriale et administrative de la Russie du XIe au XXe siècle abolie de 1928 à 1930 par les autorités soviétiques[2].

Y[modifier]

  • yourte ou anciennement iourte, (s. f.), (Le Petit Robert), 1797; jurte 1765; du russe jorta[1]. Autre source: (Le Trésor de la Langue Française Informatisé) 1765 jurtes, jurti (Encyclop. t. 9); 1797 yourtes (Voy. La Pérouse, t. 3, p. 146). Empr. au russe jort "habitation", jorta chez les Bachkirs, a. russe jurt "clan, domaine" 1447 ds Vasmer, empr. au turco-tartare, V. VASMER. Bbg. quem. DDL t. 16, 21.

Z[modifier]

  • zakouski, (s. m.), 1881; mot russe[1].
  • zek, (s. m. ou f.), mot russe zek, abréviation de zaklioutchennyi. En U.R.S.S. nom donné aux détenu(e)s des camps du goulag[2].
  • zemstvo, (s. m.), mot russe[2].
  • zolotnik, (s. m.), du russe (золотник) est une ancienne unité de mesure, abolie en 1918, qui équivaut à 4,25 grammes.

Remarques[modifier]

Dans les traductions on trouve des mots qui ne sont pas exprimés par leur équivalent français alors que celui-ci existe. Exemples :

  • korennaïa du russe коренник, le cheval attelé au centre, entre les deux limons ou entre les deux brancards, s'appelle limonier.
  • pristiajnaïa du russe пристяжная, le cheval attelé à gauche ou à droite du limonier s'appelle bricolier.

Notes et références[modifier]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw et bx Le Petit Robert
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf et bg Le Grand Larousse universel
  3. Nagel. Encyclopédie de voyage. U.R.S.S.
  4. http://diktacratie.com/le-mir/
  5. Le Trésor de la Langue Française Informatisé)