Catégorie:Insultes en français québécois

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Observations (ludiques) sur les insultes les plus courantes en français québécois[modifier le wikicode]

En terme d’insultes, comme Plume l’a démontré dans son si poétique Tango des concaves, la nuance est importante. Et je crois que « moron » a désormais trouvé une niche dans notre vocabulaire québécois.
L’imbécile est la plupart du temps inoffensif. Il peut même être sympathique, comme dans « imbécile heureux ». Le niaiseux est un distrait. Le crétin déclenche plus la colère, ce qui suppose qu'on pourrait espérer mieux dans son cas mais que ça n’arrive toujours pas. Le cave implique une certaine notion de ploucquitude, d’habitant mal dégrossi, mais ça peut s’arranger, on dit bien « arrête de faire le cave ». Le con, quant à lui, est un urbain mesquin, surtout en relations personnelles (comme dans « pauv’con! »). Le gnochon est plus malhabile que profondément inintelligent. L’épais a quelque chose de temporaire, on lance souvent « ’stie d’épais! » à des amis qui viennent de dire quelque chose d’épais. Mais c’est un statut de pigiste. Le twit est déjà plus avancé, c’est un épais qui a obtenu sa permanence.
J’en passe mais pour en revenir au moron, c’est le terme qui transforme le plus l’absence d’intelligence en tare génétique. On ne naît pas crétin, on le devient (d’où le verbe « crétiniser »). On peut naître cave, mais on peut arrêter de l’être un jour. Alors qu’on naît moron et on meurt moron. Sauf que ce n’est pas un handicap, les morons réussissent trop bien pour être victimes de quoi que ce soit. C’est plutôt une race ou une lignée. D’ailleurs, ils ont tendance à se tenir ensemble, comme on dit « une gang de morons », et même à avoir le pouvoir. Le moron ajoute aussi à l’inconscience de ses actes une sorte de malveillance égoïste.
— (François Parenteau, L'Aut'Journal, décembre 2002)

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