Choah

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De l’hébreu שואה, « catastrophe, ­anéantissement, et tempête ». Voir Isaïe 10,3 ; 47,11 ; Ezéchiel 38,9 ; Sophonie 1,15 ; Psaume 35,8 ; Job 13,11 ; 30,14. Le terme français est judéocide (« génocide de personnes de confession juive »).

Nom propre [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Choah Choahs
\ʃo.a\

Choah \ʃo.a\ féminin

  1. (Rare) (Histoire) Génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
    • Les participants de cette rencontre s'efforceront de " rechercher toute solution qui, dans le respect de la foi de chacun, et dans la fidélité à la mémoire de la Choah, favorise un dialogue fécond entre l’Église catholique et le peuple juif ". — (H. T., « Un sommet judéo-chrétien pour régler l’affaire du carmel d’Auschwitz », Le Monde, 19 juillet 1986)
    • Perturbée par l’évocation du passé, son mari lui interdit les films et livres sur la Choah. — (Denise Baumann, La Mémoire des oubliés : grandir après Auschwitz, Albin Michel, 1988, p. 272.)
    • En 1939, environ 10 000 Juifs vivaient à Plock. 7 500 ont péri dans la Choah. — (Doris Bensimon, « Lapierre (Nicole), Le Silence de la mémoire. Á la recherche des Juifs de Plock », Archives de sciences sociales des religions, vol. 70, no 1, 1990, p. 283.)
    • La Choah n’est pas un martyre partagé. — (Anne Grynberg et Michael Marrus, « Maintenir la Choah dans le champ de l’histoire », Les Nouveaux Cahiers, no 104, 1991, p. 51.)
    • Cette cérémonie était symbolique, car la construction du centre de prières et d’informations sur la Choah, décidée en commun par les autorités juives et chrétiennes, est commencée depuis plusieurs mois. — (« La première pierre du nouveau carmel d’Auschwitz a été posée », Le Monde, 26 novembre 1991.)
    • On peut s’interroger en particulier sur le constat de « déclin » du judaïsme européen, tiré de la seule considération des conséquences, certes lourdes, de la Choah d’une part, de la « stérilisation culturelle » du judaïsme soviétique d’autre part. — (Martine Cohen, « Vital (David), L’Avenir des Juifs. Un peuple à la croisée des chemins ? », Archives de sciences sociales des religions, vol. 80, no 1, 1992, p. 326.)
    • La Choah ne serait qu’une répétition de l’antique épisode du Veau d’or, c’est encore un drame religieux et clérical. — (Albert Memmi, À contre-courants, Nouvel Objet, 1993, p. 32.)
    • Au lendemain de la guerre, l’opinion française exprime sa sympathie pour les victimes de la Choah. — (Doris Bensimon, « Nicault (Catherine), La France et le sionisme, 1897-1948. Une rencontre manquée ? », Archives de sciences sociales des religions, vol. 82, no 1, 1993, p. 295.)
    • Cette histoire des juifs des Balkans de la fin du Moyen Age jusqu’à la Choah, rédigée par un tandem d’historiens franco-américain, à la fois synthèse de travaux existant pour la période ancienne, et fruit de leurs recherches propres pour les deux siècles derniers, comble un vide historiographique. — (« Le choix des Annales », Annales, vol. 49, no 5, 1994, p. 1.)
    • Il est aussi vraisemblable qu’un des effets de la Choah a été de provoquer un renouveau d’intérêt pour l’héritage spirituel des victimes, et notamment pour la littérature yiddisch qui en avait constitué un des aspects majeurs. — (Simon Schwarzfuchs, « Jean Baumgarten, Introduction à la littérature yiddisch ancienne », Revue de ’histoire des religions, vol. 203, no 3, 1996, p. 361-363.)

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Synonymes[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

  • France (Saint-Maurice-de-Beynost) : écouter « Choah »
  • France (Toulouse) : écouter « Choah »

Références[modifier le wikicode]