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Convention:Flexions

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Conventions pour les flexions

icône information Cette page présente les flexions différentes : au pluriel, au féminin et conjugaisons. Voir aussi la page d’aide associée.

  • Un mot peut prendre plusieurs formes grammaticales (flexions) tout en conservant la même signification lexicale (définition).
  • Les flexions faisant l'objet de la présente page sont les différentes formes que peut prendre un mot lorsqu’il est fléchi, accordé, décliné, conjugué, conformément aux règles de sa grammaire.

Définitions

  • L’accord est une mécanique de la langue qui provoque l’apparition de formes fléchies en fonction de contraintes grammaticales. Les types d'accords possibles varient suivant les langues.
  • Une flexion est une forme de mot modifiée par la grammaire de la langue, ce qui donne une information sur la relation syntaxique du mot avec le reste de la phrase.
  • On dit que ces formes sont fléchies, les règles de ces flexions variant selon la catégorie grammaticale du mot.
  • Tous les mots n’ont pas de flexions, certains sont invariables.
  • Pour les verbes, on appelle les flexions des formes conjuguées ou des déclinaisons.
  • Certaines langues indiquent les fonctions grammaticales avec des cas, et un marquage casuel.

Principes

  • Les définitions du sens (signification lexicale) sont indiquées sur l‘entrée principale, dont le choix dépend des règles de la langue (en français : singulier pour les noms, infinitif pour les verbes, masculin pour les adjectifs, etc.).
  • Le type de flexion de la forme principale n'est normalement pas précisé.
  • L'entrée principale peut comporter ou renvoyer vers un tableau de flexions possibles.
  • L'entrée principale peut proposer des exemples comportant des formes fléchies.

Chaque forme de chaque mot peut avoir une page dédiée, y compris les flexions.

  • Les flexions de même forme sont regroupées sur une même page.
  • Sur les pages dédiées aux flexions, chaque indication de flexion est sur une ligne séparée, qui précise le type de flexion (nombre, genre, temps, aspect, etc) conduisant à cette forme, et renvoie à l'entrée principale pour la signification lexicale.
  • Les pages de flexions peuvent indiquer la prononciation, les variantes orthographiques, des exemples d’usage, des anagrammes, des paronymes, des homophones (qui ne sont pas leur lemme puisqu'il s'agit du même mot), et exceptionnellement une étymologie si spécifique.
  • Les pages de flexions ne contiennent habituellement pas de traductions, pas d’illustrations, pas de liens vers Wikipédia.

Propriétés grammaticales provocant des flexions

Ces propriétés varient d'une langue à l'autre, les principales sont :

  • Nombre : singulier, pluriel, duel, paucal, collectif, singulatif, associatif
  • Genre : masculin, féminin, neutre, commun
  • Cas : accusatif, nominatif, vocatif, instrumental, etc.
  • Possession : forme possédée
  • Personne : première personne du singulier, deuxième personne du singulier, etc.
  • Mode : infinitif, impératif, subjonctif
  • Temps : passé, présent, futur, imparfait, plus-que-parfait, etc.
  • Aspect : répétitif, duratif, conatif, etc.
  • Degré : superlatif, comparatif, exagératif.

Ne sont pas des flexions

Toutes les informations grammaticales ne sont pas des flexions :

  • la classe de mot : un adverbe n’est pas la flexion d’un verbe. N'étant pas de la même classe grammaticale, ces mots ne peuvent pas avoir la même signification lexicale.
  • les sous-classes de mot : un nom inanimé n’est pas la flexion d’un nom animé. En français, le pronom interrogatif « qui » (animé) n'a pas le même champ sémantique que « que » (inanimé).
  • la valence verbale : la construction pronominale d’un verbe n’est pas une flexion. Ce n'est pas une simple adaptation du verbe à une propriété purement grammaticale, mais une dérivation régulière, modifiant le sens.

Flexion fonctionnelle et lexicale

Suivant la langue considérée, une même adaptation provoquée par une propriété grammaticale peut se traduire ou non par une flexion lexicale. Ainsi, pour l'adaptation d'un verbe transitif à une forme passive :

  • En français, la voix passive s’exprime par un auxiliaire + participe passé : être mangé, être vu, être écrit. Ce n’est donc pas une flexion interne, mais une construction syntaxique. Le verbe être sert d’auxiliaire, et le participe passé est associé au verbe de base. La forme « être écrit » n'étant pas une flexion, la construction ne justifie pas une entrée dans le Wiktionnaire. En revanche, dans la mesure où la signification lexicale du participe écrit est celle du verbe écrire, le participe est considéré comme une flexion du verbe.
  • En espéranto, la voix passive se marque par un suffixe participial : mi vidas la domon je vois la maison ») donnera la domo estas vidata la maison est vue »). La forme vidata est un participe passif dérivé du verbe vidi. Morphologiquement, c’est une dérivation grammaticale : s'appuyant sur le morphème -at- : on change la forme pour exprimer la voix. Dans la mesure où la signification lexicale reste inchangée, on ne crée pas un nouveau mot indépendant, c'est donc bien une flexion exprimant la voix passive. En revanche, la même construction s'appuyant sur le morphème -ad- serait une dérivation sémantique conduisant à une entrée principale autonome.
  • En arabe, la voix passive est intégrée morphologiquement au verbe : elle se marque par une modification du schème. كَتَبَ (kataba), « il a écrit » se transforme en كُتِبَ (kutiba), « il a été écrit ». Cette opposition est purement interne : aucune périphrase, aucune auxiliaire. Ici, la voix passive est une forme fléchie du verbe au même titre que le temps ou la personne. Elle est donc clairement flexionnelle. L'entrée كُتِبَ (kutiba) se justifie donc pleinement comme celle d'une flexion de كَتَبَ (kataba).

Sur ces trois exemples, on voit qu'une même flexion fonctionnelle (passage à la forme passive) peut être réalisée par une construction syntaxique (français), une dérivation (espéranto) ou une flexion au niveau lexical (arabe).

Inversement, un mot qui est considéré comme flexion dans une langue ne l'est pas nécessairement dans une autre. Ainsi, en tant que participe passé servant à la conjugaison, écrit est bien une flexion de écrire en français (outre son sens d'adjectif) ; en revanche sa traduction arabe مَكْتُوبٌ (maktûbũ) ne sert pas à construire des temps composés, et n'est donc pas une flexion du verbe كَتَبَ (kataba) mais uniquement un adjectif (résultant d'une dérivation grammaticale régulière).

Pourquoi faire des articles sur des flexions plutôt que des redirections ?

Les redirections permettent de renvoyer directement d’une page à une autre (sans aucune explication). Par exemple la page Côte d'Azur renvoie pour des raisons typographiques vers Côte d’Azur (apostrophe typographique).

Une redirection immédiate n'est pas possible pour les flexions. Les flexions peuvent souvent être homographes d’autres mots, en particulier de mots étrangers que l’on ne connaît pas : il ne faut pas qu’on soit renvoyé vers l’article du mot de base de la flexion si on venait à chercher un mot dans une autre langue qui par accident aurait cette orthographe. D’ailleurs, supposons qu’une forme de verbe albanais fasse l’objet d’une redirection vers la forme principale du verbe. Si un contributeur veut saisir un mot suédois qui a cette même forme, il peut certes supprimer la redirection pour créer son article (s’il sait comment s’y prendre), mais on peut difficilement lui demander de créer dans la page une section Albanais s’il ne connaît absolument pas cette langue. L’information apportée par la redirection risquerait donc fort d’être alors perdue.

D'autre part, contrairement aux redirections, les pages de flexion contiennent des informations : elles décrivent les flexions en en donnant à la fois la prononciation et en expliquant précisément de quel mot elles sont les formes. Pour les langues aux conjugaisons complexes, par exemple, il est beaucoup plus facile d’obtenir directement les formes de verbe auxquelles un mot est susceptible de correspondre que de devoir les chercher visuellement dans un immense tableau de conjugaison.

Il y a aussi d’autres avantages à avoir une page normale :

  • le modèle {{voir}} de début de page peut être utilisé, ce qui serait impossible avec une redirection,
  • on peut mettre des exemples consacrés à ces formes,
  • on peut mettre les anagrammes,
  • on peut mettre les homophones éventuels, les paronymes, etc.

La règle de « tous les mots de toutes les langues ont droit à un article » est donc à respecter y compris pour les flexions.