Quai d’Orsay

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Par métonymie des bâtiments de ce ministère, sis 37, quai d'Orsay à Paris.

Nom propre [modifier le wikicode]

Quai d’Orsay \kɛ dɔʁ.sɛ\ masculin singulier

  1. (Par métonymie) (Politique) (France) Ministère des Affaires étrangères de la France.
    • Le Quai d’Orsay n'avait oublié qu'une chose : de notifier l’accord franco-britannique aux puissances signataires de la Convention de Madrid. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, p. 144)
    • Le départ des Laurent lui fit connaître une nouvelle fraude de la vie diplomatique : pour le Quai d’Orsay, l’ambassadeur n’aurait quitté son poste que dans huit jour ; autrement dit, il toucherait huit jours de plus ses frais de représentation et ses indemnités de résidence. — (Roger Peyrefitte, Les Ambassades, 1951, Deuxième Partie, I, p. 91)
    • Il fallait en effet empêcher que le comportement des Français donnât du grain à moudre à certains pans de l’opinion allemande – le Quai d'Orsay craignait particulièrement les publications pangermanistes et leur effet sur la population et les dirigeants allemands. — (Eva Avrillon, La portée de l'incident de Lunéville (1913) dans la perception française de la "menace allemande" avant la Première Guerre mondiale , mémoire de fin d'études de Master 2, GRIN Verlag, 2011)

Synonymes[modifier le wikicode]

Locution adjectivale [modifier le wikicode]

Quai d’Orsay \kɛ dɔʁ.sɛ\ invariable

  1. (Par extension) Typique du ministère des Affaires étrangères de la France.
    • Désireux de résoudre la question du Maroc, il pense la régler en un tête-à-tête avec l’Espagne d’où l’Angleterre comme l’Allemagne seraient exclues. Quel prétexte ? simple et pitoyable : ni l’un ni l’autre de ces deux grands États ne sont puissance méditerranéenne. Ayant découvert cet argument — très Quai d’Orsay — Delcassé aborde le gouvernement du roi catholique auquel il propose, en 1903, le partage à deux de l’empire chérifien. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Sous la présidence de Couve de Murville régnait une atmosphère très Quai d’Orsay. — (Marc Abélès, Un ethnologue à l’Assemblée, 2000, p. 130)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]