Wiktionnaire:Actualités/129-décembre-2025
Actualités du Wiktionnaire

Wiktionnaire:Actualités est un journal mensuel sur le Wiktionnaire, les dictionnaires, les mots et les langues. Il est publié en ligne depuis avril 2015. Son écriture est ouverte à toutes les bonnes volontés. Vous pouvez consulter les anciens numéros, participer au brouillon de la prochaine édition ou vous inscrire pour recevoir un avis lors de la publication des prochains numéros. Vous pouvez aussi lire le mensuel Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia. Pour les commentaires, critiques ou suggestions, voir en bas de page ainsi que la page de discussion.
Aquarelle de plaquemines de Virginie de la variété Ruby (Diospyros virginiana) par la botaniste et artiste Deborah Griscom Passmore (cliquez sur l’illustration pour la voir en entier).
Brèves d’ici
- Danÿa annonce l’activation par défaut du nouveau gadget de création d’entrée, permettant davantage d’options et une meilleure ergonomie pour ajouter de nouvelles entrées !
- Après le Lexiconcours du mois dernier, c’était le moment du vote, et les résultats ont été promulgué le 18 décembre.
- Àncilu propose la création d’un espace de nom pour les schèmes, afin de mieux décrire les langues comme l’arabe ou l’hébreu qui ont des fonctionnements morphologiques spécifiques.
- Bananax47 propose de faire du tri dans les indications de rareté d’usage, car il existe toute une panoplie de subtilités difficiles à appliquer avec précision.
- Sayoxime engage une discussion sur le niveau de précision à apporter à l’indication néologismes recommandés.
- Ornithorynque liminaire a créé un encart dans les pages de Wikipédia dédiées aux langues afin d’indiquer la quantité d’entrées de ces langues présentes dans le Wiktionnaire et iel est venu·e le présenter à la communauté.
Brèves d’ailleurs
- À l’occasion de la Journée mondiale de la langue arabe, le 18 décembre, a été organisée une cérémonie pour le lancement en ligne du Dictionnaire historique de la langue arabe de Doha. C’est un ouvrage d’ampleur, proposant plus de 100 000 entrées, qui avait débuté en 2012 et qui est disponible gratuitement en ligne !
- Quinze ans après la parution du dictionnaire perse-bosnien, voici sa contrepartie en deux volumes conséquents qui viennent de paraître, le premier dictionnaire bosnien-perse ! Avec plus de 50 000 entrées, c’est un travail conséquent qui montre l’influence de la langue perse sur cette langue et cette culture des Balkans.
- Une autre première, Labzganj, un dictionnaire numérique gratuit pour la langue baloutche parlée au Baloutchistan (entre Iran, Afghanistan et Pakistan). Il contient plus de 40 000 entrées et a bénéficié d’une petite couverture presse à son lancement.
- Les dictionnaires n’en finissent plus de paraître ce mois-ci avec un monolingue irlandais, Foclóirí ár linne, contenant actuellement 20 000 entrées et poursuivant son développement pour atteindre d’ici 2027 les 30 000 entrées.
- Plus insolite, Vincent Ballester s’intéresse à la langue fictive créée par Céleste Darbonville et propose un reportage pour Franceinfo.
- Franceinfo s’intéresse également à Rémi Mauger qui a réalisé le documentaire Ma langue natale diffusé à la télévision.
- Frédéric Arnould a réalisé pour Info Radio Canada un long article sur le wallon.
- Deux publications académiques intéressantes et d’accès gratuit ce mois-ci : la Revue d’idéologies linguistiques avec un numéro portant sur les normes, discours, usages, idéologies et Minorités linguistiques et société avec un numéro sur la variation linguistique dans le français parlé en milieu minoritaire.
- François Ravetta, membre de la Commission d’enrichissement de la langue française, en vulgarise le fonctionnement dans un article du Journal du CNRS.
Statistiques
- Du 20 novembre au 20 décembre 2025
+ 26 343 entrées et 122 langues dont le nombre d’entrées a été modifié, pour atteindre 7 024 195 entrées et 1 543 langues avec au moins cinq entrées.
+ 2 179 entrées en français pour atteindre 439 232 lemmes et 703 024 définitions.
Les cinq langues qui ont le plus avancé, outre le français, sont le finnois (+ 12 563 entrées), le portugais (+ 2 350 entrées), le kotava (+ 2 093 entrées), le francoprovençal (+ 1 399 entrées), et le luxembourgeois (+ 1 053 entrées).
Quatorze nouvelles langues : le hateruma (+8), le tarama (+6), l’ōgami (+6), l’ikema (+6), le hatoma (+4), l’amami central (+4), le kohama (+4), l’irabu (+4), le taketomi (+2), le kurima (+2), le kuroshima (+2), l’iriomote (+2), l’iejima (+2) et le monténégrin (+1)..
+ 3 384 citations ou exemples en français pour atteindre 706 380 pour les entrées en français, et 348 386 pour les entrées d’autres langues (+2 930)
+ 297 médias d’illustrations (images et vidéos) dans les pages principales du Wiktionnaire, pour atteindre 102 158.
- Du 30 novembre au 31 décembre 2025
+ 288 sections de langue contenant au moins une prononciation audio (dont 102 pour le français) pour atteindre 920 496 sections de langue contenant au moins une prononciation audio pour 205 langues (dont 207 877 pour le français).
+ 56 nouveaux thésaurus ce mois-ci, le total est de 1 933 thésaurus dans 108 langues dont 1 305 thésaurus en langue française (+58). Les nouveaux thésaurus sont principalement l’œuvre de Pixeltoo, ainsi qu’un thésaurus créé par Otourly sur la grossesse et un thésaurus par Urhixidur sur les menyanthacées !
+ 1 nouvelle bonne entrée, pour atteindre 1 627 bonnes entrées (dont 496 en français). Au total, 39 langues proposent des bonnes entrées. La nouvelle bonne entrée est buse variable, proposée par Thomas le numéro 24.
Wikiscan et Wikistats donnent chaque mois accès à beaucoup de mesures, dont la liste des pages les plus consultées et des pages modifiées par le plus de personnes.
+ 10 mots créés sur les 35 proposés dans les Mots du jour ! Bravo à Alinedpt06, Bercours, Bpierreb et QwertyZ34 !
Les mots de l’année du Wiktionnaire
Comme l’année dernière, la communauté a entrepris une procédure pour sélectionner et présenter les mots de l’année du Wiktionnaire !
Le cheminement a pris le temps, en débutant le 6 novembre par un moissonnage collectif des mots qui paraîtraient de bons candidats, suivit par une élection publique entre le 1er et le 29 décembre à laquelle 52 personnes ont pris part. La méthode demeure artisanale et consiste en une réunion de subjectivité, avec quelques apports explorant des méthodologies d’identification des termes les plus populaires, les plus sollicités ou les plus enrichis. La démarche ne prétend cependant pas déterminer le mot de l’année pour l’ensemble des francophones, mais bien seulement les mots que le contributorat du Wiktionnaire a trouvé marquants pour l’année écoulée.
Le résultat prend la forme d’un communiqué de presse avec les dix mots ayant reçus le plus de votes !Les mots de l’année
Revoilà la fin de l’année et avant les fêtes, les innombrables communiqués de médias qui proposent des sélections de mots de l’année basés sur différentes approches et méthodes. Bien que parfois critiqué comme nous le relevions l’année dernière, il s’agit d’un format qui fait florès, et dont voici un tour d’horizon !
L’Office québécois de la langue française a sélectionné une liste de douze termes qui ont marqué l’année 2025, sans ordre : cessez-le-feu, conclave, faurevoir, panache de fumée, réservation fantôme, sécurité alimentaire, commerce interprovincial, droits de douane, valeur refuge, algorithme de recommandation, voxto, terres rares.
L’équipe du dictionnaire Usito diffuse tout au long de l’année un mot de la semaine et propose comme mot de l’année hallucination.
Pour la deuxième fois, les éditions Le Robert publient un top 10 des mots qui ont marqué l’année. Leur mot de l’année est masculinisme, suivi de conclave, wesh, eugénisme, entrisme, go, gougnafier, séditieux, submersion, vassal. Ils notent également la popularité de slop et sa difficulté à être traduit en français.
Le journal belge Le Soir organise chaque année une collecte par formulaire sur son site puis un choix par un jury amenant à une liste de dix mots qui ont été départagés par un vote public donnant en tête technofascisme suivi de dronisation et brainrot.
En Suisse, la Haute école zurichoise des sciences appliquées a sélectionné trois mots de l’année dans chacune des quatre langues nationales (aussi dans un communiqué en français). Ce sont donc
- pour le français : génocide, 39% (droit de douane proposées initialement par les États-Unis, réduits suite à des dons de colifichets), grève ;
- pour l’allemand : Frauen-Nati (« équipe féminine de football suisse »), Zollhammer (« massue douanière »), Chlorhuhn (« poulet chloré ») ;
- pour l’italien : dazi (« droit de douane »), permacrisi (« crise permanente »), riarmo (« réarmement ») ;
- pour le romanche : IA, ballape da dunnas (« football féminin »), vita pajabla (« vie abordable »).
Le site de ressources de géographie pour les enseignants Géoconfluences a publié son mot de l’année à partir des termes ajoutés dans son glossaire et son choix s’est porté sur stratégie. Le site indique également les dix entrées les plus consultées, avec à la première place BRICS+.
En espagnol, la Fundación del Español Urgente (FundéuRAE) a élu le nom arancel, « droit de douane ». Les autres mots finalistes sont apagón (« panne de courant »), boicot (« boycott »), dron (« drone »), generación Z (« génération Z »), macroincendio (« macro-incendie »), macrorredada (« intervention policière massive »), papa (« pape »), preparacionista (« préparateur/préparatrice »), rearme (« réarmement »), tierras raras (« terres rares ») et trumpismo (« trumpisme »).
En italien, l’éditeur Per Treccani a choisi le mot fiducia (« confiance »).
En portugais, un vote en ligne proposé par Porto Editora a sélection le mot de l’année qui est apagão (« panne de courant »). Les autres mots sélectionnés étaient agente (« agent IA »), eleições (« élections »), elevador (« ascenseur »), flotilha (« flottille »), fogos (« feux »), imigração (« immigration »), moderado (« modéré »), perceção (« perception »), tarefeiro (« pigiste »).
L’académie de la langue asturienne (Academia de la Llingua Asturiana) a sélectionné quelques mots et organisé un vote pour élire comme néologisme de l’année negacionismu (« négationnisme »).
Du côté de l’anglais, l’éditeur universitaire britannique Oxford University Press a élu rage bait et son podium contenait également biohack et aura farming.
L’éditeur britannique Cambridge University Press a publié un communiqué, repris en français par 20 minutes, pour mettre en avant parasocial ainsi que les termes slop, pseudonymisation, memeify, glazing, bias, vibey, doom spending.
L’éditeur de dictionnaires écossais Collins a publié sa sélection, rapportée en français par FranceInfo. Le mot de l’année est vibe coding suivi de aura farming, taskmasking, broligarchy, biohacking, micro-retirements, coolcations, glaze, clanker.
Le site américain Dictionary.com a fait le choix de promouvoir un usage chez les jeunes, avec 67, un voisin du jeu de langage quoicoubeh. Le communiqué mentionne également les mots suivants : agentic, aura farming, broligarchy, clanker, Gen Z stare, kiss cam, overtourism, tariff, tradwife.
L’éditeur australien Macquarie Dictionary a sélectionné le mot AI slop (« déchet d’IA ») et mentionne également clanker, medical misogyny, attention economy et bird-dogging.
L’association American Dialect Society publiera sa sélection après sa conférence du 11 janvier. L’année dernière, elle avait opté pour le terme rawdog. Mise en jour : l’association a opté pour le terme slop.Aquarelle de fraises par Deborah Griscom Passmore.
À voir ou écouter
Quelques émissions audio ou vidéo sur la lexicographie, la linguistique et la langue française ou d’autres sorties ou découvertes ce mois-ci.
- Arnaud Hoedt, comédien, dramaturge et ancien professeur de français, est l’auteur sur la radio France Culture de courtes chroniques de langues, notamment sur les préfixes et suffixes ou sur les différentes approches de l’écriture inclusive.
- La chaîne YouTube québécoise La Réplique linguistique, présentée le mois dernier, propose une nouvelle chronique sur le mot piasse.
- Monté, de la chaîne Linguisticae, s’intéresse à la disparition des accents régionaux et à leur traitement médiatique.
- Le chaîne 10atm propose des vidéos sur l’horlogerie et débute une série d’explications sur le lexique de l’horlogerie.
- Rob Watts a publié une nouvelle vidéo en anglais sur sa chaîne RobWords pour expliquer quelques étymologies complexes pour des mots anglais.
- Julie Maksimova présente ce mois-ci, en anglais toujours, le copte, comme une suite à sa vidéo sur l’égyptien ancien parue en septembre.
- Luke Ranieri qui anime la chaîne YouTube anglophone « polýMATHY » présente les chiffres grecques et leurs avantages par rapport aux chiffres romains.
- Joshua Yen, qui anime l’émission anglophone Philosophy for all propose un entretien d’une heure avec Edmund Weiner, rédacteur en chef adjoint des dictionnaires Oxford à propos de la création des dictionnaires.
- Un cours sur la lexicographie électronique est proposé en anglais par le grand lexicographe Pedro A. Fuertes-Olivera, grâce à l’université de Valladolid en une vingtaine de vidéos courtes.
La collaboration du mois de décembre
Ce mois-ci, Noé propose de faire le bilan collectivement de là où en est le Wiktionnaire !
Décembre
Regardons ensemble vers l’horizon !
Le mois a été chargé, entre le Lexiconcours, le Mot de l’année et l’inscription à la prochaine rencontre, sans compter la fin de l’année civile et ses différentes fêtes. Un début de bilan a été rédigé et les prémisses d’une utopie ont été ébauchées, à poursuivre !
Mois suivant
Aquarelle de raisins par Deborah Griscom Passmore.
Dictionnaire du mois
Pour terminer l’année, je dédis le « dictionnaire du mois » à plusieurs dictionnaires d’un coup, parce que seuls, je n’aurais pas grand chose à dire sur eux, mais ensembles, ils font un joli sujet à aborder : Les dictionnaires de prénoms.
Il est un genre de dictionnaires onomastiques qui se retrouve au moins une fois dans la plupart des familles après un Robert ou un Larousse, c’est un dictionnaire de prénoms. Évidemment consultés en amont de la naissance d’un enfant, ils sont d’une qualité variable mais ont un peu évolué avec le temps. On va y distinguer, d’ailleurs, deux grands types : les dictionnaire écrits par des spécialistes, et les autres. Car évidemment, il n’y pas que des spécialistes qui écrivent des dictionnaires.
Mais quelles distinctions entre ces deux groupes ? Essentiellement, la qualité et surtout la nature des informations autour d’une liste de prénoms. Et sortons le chat du carton, la liste des entrées, ou nomenclature, d’un dictionnaire de prénoms est très dépendante de son auteur ou de son autrice. Et je vous propose de commencer dans le bas du panier. Qu’est-ce qu’on trouve dans les mauvais dictionnaire de prénoms ? Des infos partielles, des étymologies fausses, des choses qui n’ont rien à voir avec le prénom concerné, et surtout, une nomenclature particulièrement orientée, souvent uniquement issu du calendrier catholique, soit environ 350 prénoms plus leurs dérivés. Voici une sélection de 3 dictionnaires de cette catégorie :
- Dictionnaire des prénoms : Tout savoir sur son prénom, et celui que l’on va donner, Thomas Decker et Gabriel Lechevalier, Le Livre Club, 2014 : Vendu sur les aires d’autoroutes, ce dictionnaire au format poche présente un grand nombre de problèmes. Outre le « chiffre » du prénom, délire tiré de la numérologie, il vous donnera le caractère de toutes les personnes portant le prénom, info très proche d’une analyse astrologique, ainsi que l’histoire du saint ou de la sainte dans le calendrier, lorsque le prénom s’y trouve. De manière aléatoire, il cite des célébrités portant le prénom, des fois il donne cette info dans la section « histoire » du prénom.
- Le livre de nos prénoms, Jean-Marc de Foville, Parents Hachette, 1988 : Ce dictionnaire d’un format assez important ne nous donne que très peu d’informations pertinentes autour d’un prénom. Outre l’essentialisation d’un caractère à une personne portant ce prénom, l’auteur insiste sur les saints patrons et les saintes patronnes ainsi que dans une rubrique bien à lui : les « correspondances ». Ce dernier paragraphe vous donne, dans une pure tradition ésotérique, le signe zodiacal du prénom, son chiffre de chance (qui est parfois différent de l’ouvrage précédent…), sa couleur, sa pierre et son métal. Ça vous fait une belle jambe notamment avec des étymologies qui se résument au grec et au latin sans parfois donner le sens du mot dans ces langues…
- Prénoms traditionnels et d’aujourd’hui, Georges Cerbelaud-Salagnac, Téqui, 1984 : Pire que les deux autres, ce dictionnaire se limite à très peu de prénoms (325) et dont les deux tiers sont masculins… Outre une étymologie très succincte et peu claire, il donne surtout pas mal de traduction d’un prénom. Mais l’essentiel du contenu est l’histoire (souvent religieuse) de porteur du prénom. Très développée et souvent agrémentée d’une litanie de saint·e·s nommé·e·s pareillement, il ne s’adresse qu’à celles et ceux qui ont besoin de ce genre de références, mais n’explique pas vraiment d’où vient un prénom.
Ces dictionnaires mentionnés ci-dessus sont pourtant souvent la norme dans les bibliothèques particulières. Bien qu’aujourd’hui, la mode des prénoms passent surtout par internet et sur les sites qui ont numérisé ce genre de contenu. Très peu différents de ces ouvrages, ces derniers sont souvent limités dans la nomenclature. Pour cela, il faut aller chercher dans l’autre type de dictionnaire de prénoms : ceux écrits par des spécialistes. On peut les regrouper en deux ensembles : Les dictionnaires thématiques, et les dictionnaire généralistes. Regardons deux exemples du premier :
- Itamar : Les noms et prénoms hébreux d’hier et d’aujourd’hui, Shoshana Atlan-Sayang, Cerf, 1994 : Écrit essentiellement pour la communauté juive francophone, ce dictionnaire donne l’origine du prénom, sa signification en hébreu ainsi que la façon de l’écrire dans cette langue. Il est très complet et comporte autant des créations modernes que les prénoms traditionnels issu de la Bible. S’adressant autant aux personnes non hébraïsantes qu’à celles qui le sont, il déchiffre avec méthode beaucoup de prénoms juifs présents en français.
- Prénoms bretons, Gilles et Bleuzen du Pontavice, Ouest-France, 2011 : D’une méthodologie fiable et plutôt complète, ce livre cite 1800 formes de prénoms bretons. Attesté dans des textes historiques, dans le lapidaire ou encore les registres paroissiaux, il liste aussi les prénoms bretons donnés dans l’état civil, et à ce regard, indique si le prénom est encore porté à l’époque de son impression ou non. Il peut faire des hypothèses sur l’origine lorsqu’elle n’est pas claire. Son exhaustivité, bien qu’incomplète d’après son auteur et son autrice, permet d’avoir un grand aperçu de la diversité des prénoms bretons.
Le deuxième et dernier groupe de dictionnaires auquel on peut avoir accès parmi ceux écrit par des spécialistes, est celui qui, généraliste, apporte une méthodologie précise et un maximum d’information autour d’un prénom. Épluchant les études d’origines, les tendances ainsi que les variations, ces dictionnaires sont des vrais mines d’informations fiables. En voici deux exemples :
- Dictionnaire étymologique des noms de familles et prénoms de France, Albert Dauzat, Larousse, 1951 : Véritable défricheur de son époque dans l’analyse de l’onomastique, Albert Dauzat, repris et augmenté par Marie-Thérèse Morlet à sa mort, sort un dictionnaire d’une très grande qualité sur les prénoms portés par les Français. Évidemment partiel dû à sa primauté, sa méthode donne non seulement l’origine mais aussi la variation de ces noms et prénoms, souvent liés. Aujourd’hui un peu passé de par sa nomenclature de prénom restreinte et mêlé aux noms de familles, il n’en reste pas moins sûr à l’usage.
- Dictionnaire des prénoms, Chantal Tanet et Christian Hordé, Larousse, 2009 : Cet ouvrage est le plus abouti que je connaisse. Avec une nomenclature de 7500 formes, et une méthodologie rigoureuse, il donne une étymologie fiable et complète ; il analyse l’usage de la forme à travers le temps. C’est une référence que j’utilise de manière systématique pour la plupart des étymologies de prénom que j’écris, et que je complète ensuite si besoin.
Les collaborations de la semaine de décembre
Ces suggestions, affichées sur la page d’accueil, ont été proposées par Lyokoï et Lepticed7. Merci de leurs contributions aux personnes qui ont créé de nouvelles entrées : Bercours et EnderHero !
Semaine 49 (1er au 7 décembre 2025)

Le vocabulaire de l’argot est riche de formules en verlan, il en manque encore dans le Wiktionnaire : z’y ave (z’y va), yeuma (la maille, dans le sens d’argent), xeu (extasy, verlan après une apocope), vissère (servir), vilci (civil, pour policier en civil), veugra (grave), se vessau (se sauver, fuir)…
Semaine 50 (8 au 14 décembre 2025)

Tutut ! Connaissez-vous les différents types de tutus ? Il y a le tutu cerclette, le tutu galette, le tutu romantique, le tutu à l’italienne, le tutu classique et le tutu Degas.
Semaine 51 (15 au 21 décembre 2025)

De nombreuses sciences restent à décrire, dont certaines pour lesquelles le Wiktionnaire présente déjà des lexiques : sciences physiques, sciences de l’ingénieur, sciences de l’atmosphère, sciences de l’environnement, biologie fonctionnelle, sciences de l’Univers.
Semaine 52 (22 au 28 décembre 2025)
Semaines suivantes
Les thésaurus de la semaine de décembre
Ces nouvelles suggestions hebdomadaires, affichées sur la page d’accueil, ont été proposées par Sukkoria, Harmonide et Noé. Ils n’ont pas su trouver preneur, mais vous pouvez encore les créer, et en proposer pour les prochaines semaines !
Semaine 49 (1er au 7 décembre 2025)
Semaine 50 (8 au 14 décembre 2025)
Semaine 51 (15 au 21 décembre 2025)
Semaine 52 (22 au 28 décembre 2025)
Semaines suivantes
Aquarelle de cerises par Deborah Griscom Passmore.
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