Yalta

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

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Nom propre [modifier le wikicode]

Invariable
Yalta
\jal.ta\

Yalta \jal.ta\ féminin

  1. (Géographie) Ville balnéaire de Crimée.
    • Pendant près de deux siècles, la péninsule avait été la tête de pont de la Russie dans les mers chaudes : l’aristocratie de Moscou et de Saint-Pétersbourg séjournait dans les luxueuses résidences d’été de Yalta tandis que la marine établissait le quartier général de sa flotte dans la mer Noire à Sébastopol. — (Mathilde Gérard, « D’un simple décret, Khrouchtchev fit don de la Crimée à l’Ukraine en 1954 », Le Monde, 15 mars 2014)
    • Le château de Woronzoff qui appartient au prince de ce nom, est sans contredit une des merveilles de la Crimée, et les somptueuses demeures qui s’élèvent sur la route que l’on parcourt en s’y rendant de Yalta ne servent qu’à rehausser sa splendeur et sa magnificence. — (La Presse littéraire, 2e série, tome 4, 1855, page 55)
    • […] au lieu que les sources qui reuissellent de l’escarpement maritime, n’ont pas assez de longueur pour se réunir en rivière, à l’exception du seul torrent de Yalta, mais coulent toutes directement à la mer. — (P. S. Pallas, Tableau physique et topographique de la Tauride, Saint-Petersbourg, 1795, page 14)

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Yalta Yaltas
\jal.ta\

Yalta \jal.ta\ masculin

  1. (Figuré) Accord de répartition de zones d’influence entre diverses parties prenantes.
    • Arrivés à quelques mètres les uns des autres, le deux groupes se firent front, en grinçant des dents, puis les chefs s'avancèrent et se mirent à parlementer. Ce fut un Yalta, ils décidèrent de se partager les zones d'influence et de respecter les passages occasionnels, comme il advenait entre chrétiens et musulmans en Terre sainte. La solidarité entre les deux chevaleries l'emporta sur l'inéluctable de la bataille. Umberto Eco, Le pendule de Foucault, éd. Grasset, 1990, chap. 16
    • […] : de Gaulle n'avait pas le choix. Pour dire les choses autrement, il savait que la résistance française avait été une alliance, tumultueuse certes, entre la résistance nationale, dont il était le symbole, et la résistance communiste. Un Yalta à la française s'imposait donc, qui a impliqué d'abandonner des «territoires» aux covainqueurs. — (Alain Simon, Géopolitique d'un monde mélancolique, Éditions Eyrolles, 2006, p. 137)
    • Ce livre est précisément voué à montrer comment, après un Yalta politique, viennent d'autres Yaltas, tels un Yalta « économique », sur la base Moscou-multinationales, un Yalta « spatial » ou des Yaltas par secteurs. — (Arthur Conte, L'après Yalta, éd. Plon, 1982,)

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]