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accoutrer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
(XIIIe siècle)[1] Étymologie obscure[2] ; en ancien français acoutrer disposer, arranger, mettre en place, préparer »)[1][2] :
  1. Apparenté à acoudre, du latin populaire *acconsuturare coudre »), de *consutura (« couture »). Contre cette hypothèse, le fait que le provençal a acotrar accoutrer ») qui aurait du faire *acostrar[2] comme cousturer coudre ») en ancien français & le sens de « vêtir, vêtement » est absent de l’ancien français ;
  2. Équivalent du dérivé de couturer cultiver »), avec le préfixe a- apparenté[1] au provençal acoutrar cultiver »)[3] ;
Il y a probablement eu contamination sémantique de plusieurs étymons[1]. Voir habiller qui est également passé du sens de « préparer » à « vêtir ».

accoutrer \a.ku.tʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’accoutrer)

  1. (Vieilli sauf au Canada) Habiller, parer, vêtir.
    • On l’a plaisamment accoutré.
    • Cette femme est bien accoutrée.
    • Le croque-mort revint avec mes derniers vêtements, les derniers de tout homme, la bière et le linceul : il n’y avait plus qu’à m’en accoutrer.  (Théophile Gautier, Onuphrius, 1832)
  2. Vêtir d’une façon ridicule.
    • Vous voilà bien accoutré.
    • Elle s’est accoutrée d’une manière bien ridicule.
    • C’était un homme plutôt petit, du cadre des toutes dernières réserves à en juger par sa façon de porter sa vareuse et sa culotte Saumur mal taillée, dont il s’accoutrait avec une prétention de pécore.  (Jacques Perret, Le Caporal épinglé, Gallimard, 1947, page 358)
  3. (Sens figuré) Maltraiter en paroles ou en actes.
    • Comme elle n’approchait pas assez vite à son gré, il l’accoutra laidement d’injures.  (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 224)
  4. (Touraine) Mettre du linge au sale.

Prononciation

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Références

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