acoquiner

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1740). Nouvelle orthographe après disparition du doublement du c de la forme antérieure accoquiner. Dérivé du moyen français coquiner, de coquin avec le préfixe a-.

Verbe [modifier le wikicode]

acoquiner \a.kɔ.ki.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’acoquiner)

  1. (Familier) (Vieilli) Attacher par une habitude.
    • Le métier de mendiant acoquine ceux qui l’ont fait une fois.
    • L’oisiveté acoquine.
    • En hiver, le feu acoquine.
  2. (Pronominal) S’attacher à une personne, s’adonner à une chose.
    • […] au moment où je m’étais bien acoquiné près du feu, pour vous écrire longuement […]. — (Honoré de Balzac, Œuvres complètes, Correspondance : 1819-1850Lettre à Madame Zulma Carraud, 1833, tome XXIV, Calmann Lévy, Paris, 1876, p. 183).
    • Et c’est ainsi que s’acoquinaient à un feu de brandon, avec des gueux de nuit, un procureur au parlement qui courait le guilledou, […]. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • Le héros de M. Daudet avait eu le bonheur de tomber sur une femme qui remplissait toutes les conditions de l’idéal bourgeois : il s’empresse de s’acoquiner avec elle. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
    • Je me trouvais précisément dans l’un de ces débits et m’y acoquinais au rythme d’un vague accordéon, […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Il y est question d’un fils acoquiné avec une gourgandine. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 87.)

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]